‹ Antoine de Bourbon et Jeanne d'AlbretChapitre 106 sur 133 · Copie du temps; f. fr., vol. 15873, pièce · texte numérisé non relu

Copie du temps; f. fr., vol. 15873, pièce

2. Voyez la remarquable étude que M. le comte Delaborde a consacrée à la vie de cette princesse, 1876, in-8*.

3. Gaspard de Saulx-Tavannes dit même que Léonor de Roye avait reçu, dans cette circonstance, des avertissements secrets de la reine mère (Mémoires, édit. du Panth. liU,, p. 257).

beau-frère, s'ils se rendaient à leurs ennemis avant d'y être contraints par la fortune de la guerre. Beaucoup de gentilshommes ne demandaient qu'un chef ; il fallait réunir les mécontents, se mettre à leur tète, périr ou vaincre ensemble pour une si juste querelle ^ .

Cette lettre jeta le roi de Navarre dans une indécision nouvelle. Partir paraissait dangereux, rester à Nérac n'était plus possible. Le faible prince ne savait quels écouter, des mâles conseillers qui le poussaient à la guerre ou de ceux qui l'engageaient à se rendre humblement à la cour. U quitta Nérac et s'avança de quelques lieues^. Le cardinal d'Armagnac venait d'arriver de Rome avec une mission du pape ^. Antoine le reçut, le 25 septembre, à Verteuil, en Agenais^. L'arrivée du cardinal fut le signal d'une grande réaction à la cour de Navarre. Antoine et Jeanne assistèrent à une messe et y conduisirent leur fils. Les catholiques reprirent de la faveur ; un mandement d'excommunication fut lancé contre les ministres Boisnormand et

Page 1