‹ Antoine de Bourbon et Jeanne d'AlbretChapitre 107 sur 133 · La Planche, Estât de France sous François II, p · texte numérisé non relu

La Planche, Estât de France sous François II, p

2. Le roi de Navarre était encore à Nérac le 17 septembre, ainsi que le prouve une lettre qu'il adressa ce jour-là à Sébastien de L'Aubespine (Négociations sous François II, p. 518).

3. Ghantonay dit que le cardinal d'Armagnac était envoyé comme légat du pape en Béam (Sommaire de chancellerie, du 31 août au 8 sept. 1560; Arch. nat., K. 1493, n' 77). — Voyez aussi les Lettres d'Antoine de Bourbon et de Jehanne d^Albret, p. 215.

4. La Planche et De Thou disent à Verteuil en Ângoumois, séjour ordinaire de La Hochefoucault. Cette erreur a été reproduite par presque tous les historiens, qui n'ont pas observé que le roi de Navarre ne traversa pas TAngoumois (De Thou, liv. XXXI, 1740, p. 827). Voyez sur l'itinéraire du roi de Navarre la note 2 de la page 377.

Henry, contre La Gaucherie, précepteur du prioce de Béaro, et Antoine promit de diasser tous les autres ministres^.

Lie cardinal d'Armagnac, peu préparé par sa longue absence à diriger les princes à travers les intrigues qui s'agitaient autour du roi, conseilla le départ, et son avis prévalut. Afin d'encourager le roi de Navarre, il lui proposa de l'accompagner *• Les historiens protestants ont blâmé la pusillanimité de ce prince. A les croire, il n'avait qu'à marcher en avant avec quelques hommes d'armes pour dissiper le fantôme de gouvernement des Guises. Telles exagérations ne s'expliquent que par l'aveuglement des partis. Les calvinistes, encore peu nombreux, étaient plus turbulents que disposés à des sacrifices. Beaucoup de capitaines entouraient le roi de Navarre, mais jamais il n'avait réuni le noyau d'une armée. Il manquait d'ai^ent, au moins pour faire la guerre et les églises ne s'étaient encore montrées généreuses qu'en promesses. On lui entendait dire qu'il c eust bien voulu voir trois ou c quatre cent mille escus^. » Une campagne contre le duc de Guise, le plus grand capitaine de l'époque, appuyé par les forces de la France et de l'Espagne, ne tentait pas les hommes prudents, pas même le prince de Condé.

Le cardinal d'Armagnac l'emportait. Ses conseils

1. Lettre de Ghantonay à Philippe II, du 7 octobre 1560 (Orig. espagnol; K. 1493, d* 100).

2. Lettre originale du cardinal d'Ârmagnac au cardinal de Lorraine, du 8 octobre 1560 (V^ de Golbert, vol. 27, f. 34).

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