Copie du temps ; Vc de Golbert, vol. 27, f
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Poitou. A cette nouvelle rinstruction fut modifiée à k secrétairerie d*État. On y effaça tout ce qui se rapportait au Périgord, dont la perte ne pouvait attendre le pouvoir des favoris du roi, mais on y maintint ks prescriptions relatives à la Saintonge et au Poitou ^
Lie propre lieutenant du roi de Navarre en Guyenne, Gharies de Goucy, s. de Burie, inquiet du passage d'Antoine à Bordeaux, avait demandé au rm c oomc ment il auroit à se gouverner en son endroit et quel c langage il auroit à luy tenir. > Le roi lui conunanda de traiter le roi de Navarre avec tous les honneurs dus à sa naissance, mais de ne lui permettre ni de s'arrêter, ni d'introduire dans la ville une troupe phis nombreuse que son équipage ordinaire. Burie devait redoubler de vigilance à Tégard des châteaux. Si le roi de Navarre était entouré de gens hostiles ou remuants, il fallait aviser aux moyens de Féoonduire et lui opposer des forces supérieures à celles de son escorte. Le roi donnait pleins pouvoirs à Burie et à Noailles pour lui tenir tête, même les armes à la main, et les rendait responsables de tout événement^.
Cependant le roi de Navarre, tiraillé par ses amis et par ses ennemis, passait d'un parti à Tautre et
1. L'instruction ainsi modifiée et raturée est conservée en original dans les Yc de Ck)lbert, vol. 27, f. 84. Elle est datée du l*' octobre.
2. Négociations sous François II, p. 578. La pièce est imprimée d'après une copie conservée dans les Vc de Colbert. La minute de cette instruction, écrite de la main même d'un des secrétaires d'État, est conservée dans le vol. 15873 du f. fr., pièce 4. Minute et copie sont sans date. Mais nous en avons retrouvé la date dans une lettre de Burie, du 7 octobre. L'instruction du roi à Burie est du 28 septembre 1560 (Vc de Cîolbert, vol. 27, f. 26).
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retombait dans ses premières perplexités. Chaque deux ou trois jours, Burie, sur les conseils de Lansac, lui envoyait un message, c avecques quelques occac sions pour entendre le jour de son dit parlement. » Enfin, à la fin de septembre ^, le prince partit de Yerteuil *, à petites journées, suivi à vue par un officier de Burie ^ . Peu de seigneurs avaient osé s'attacher à sa fortune. Parmi les gens de marque de son cortège, Burie ne nomme que Belzunce, gouverneur de Dax, et le seigneur de Gondrin^.
Antoine passa à Bergerac et arriva le 8 octobre à Hucidan avec le cardinal d'Ârmagnac, qui restait fidèle à sa mission c de réconforter le roi de Navarre contre la