Négoeiaiions sous François II, p. 650 et
2. Gbantonay signale ce mouvement (Lettre orig. en espagnol à Philippe II, du 8 octobre 1560; Arch. nat., K. 1493, n» 101).
3. Guy de Daillon écrit le 8 septembre au duc de Guise pour le dissuader de dégarnir la province de troupes à cause du mouvement prévu en Poitou (Lettre orig., f. fr., vol. 15871, f. 148).
4. Négociations sous François II, p. 642. Cet ordre fut apporté à de Thermes par Montpezat.
blanc. U pouvait ainsi réunir 1 ,500 ou S,000 hommes, sans compter les gens d'armes. Jean de Brosses, doc d'Estampes, Artus de Gossé, s. de Gonm»*, La Rodie du Maine, Antoine de Vassé devaient occuper Nantes, Angers, Saumur et Tours, aux frais des villes, avec leurs compagnies et c le meilleur nombre des gentils- € honunes et autres forces du pays qu'ils veiront ^. > Le roi écrivit, le 6 octobre, à de Tho^nes, à Dailkm du Lude, à du Vigean, à la noblesse du Poitou, des lettres pressantes, presque désespérées, pour les supplier de le secourir*. Burie reçut l'ordre de ne pas quitter son gouvernement, mais de combiner ses opérations militaires avec de Thermes, Duras d'envoyer à Poitiers trois ou quatre capitaines de légionnaires pour aider le maréchal à dresser ses compagnies de gens de pied'. Malgré l'effarement général, ces instructions furent exécutées, et, dès le 1 5 octobre, La Roche- Posay écrivit au roi : c Avons despèché conmiissioris c pour quelques capitaines pour lever gens sous main c sans baptre le tabounn ne en fayre grand bruict^. > Aux approches de Poitiers, à Chaunay, le 1 3 octobre, le roi de Navarre fut informé des mesures de défense du maréchal de Thermes. Les nouvelles étaient inquiétantes; peut-être voulait-on le faire prisonnier. Il
1 . Mémoire au maréchal de Thermes (Minute sans date ; Vc de Ck)lbert, vol. 28, f. 48).
2. Minutes de lettres du roi et du duc de Guise (V« de Golbert, vol. 27, f. 17, 18, 19,21 et 22).
3. Minutes de lettres du roi et du duc de Guise à Burie et à Duras, du 6 octobre (V^ de Golbert, vol. 27, f. 23, 24, et f. fr., vol. 15871, f. 9).
4. Lettre originale de La Roche-Posay au roi, du 15 octobre, de Poitiers (f. fr., vol. 15871, f. 21).
ET JEANNB d'ALBRBT. 383
envoya au maréchal son valet de chambre, avec une lettre : c Et pour ce que vous estes, dit-il, là en alarc mes de je ne sçay quelles rumeurs, s'il y a chose c de quoy je puisse par ma présence ayder le service c du roy, je me hasteray d'un jour pour vous aller c assistera >
Le lendemain de l'arrivée du roi de Navarre à Ghaunay, le sénéchal de Poitiers ^, Melchior de Lettes, s. de Montpezat ^, lui signifia, de par le roi, la défense de n'entrer en aucune ville forte c sur € la peine de la vie ^. > L'outrage comblait la mesure et parut d'autant plus pénible au roi de Navarre qu'il était le gouverneur nominal de la province. Il répondit que la défense était en contradiction avec les assurances amicales qu'il avait reçues de la reine mère depuis son départ de Nérac, et demanda impérieusement la communication de l'ordre du roi . Montpezat l'avait reçu quelques jours auparavant, à Saint- Germain, dans la chambre de la reine mère, en présence du roi, mais, comme il était conçu en termes offensants pour le prince, il craignit de le lui montrer^. Trompé par ce refus, Antoine jugea que l'ordre était supposé et répondit qu'il n'obéirait pas. Le même jour il dépécha un gentilhomme à la reine mère. En attendant son retour, il s'installa à Ghaunay
i. Lettres d'Antoine de Bourbon et de Jehanne d*Albret, p. 219.
2. Cette qualité lui est donnée par Brantôme (t. III, p. 198).
3. Il était gendre d'fionorat de Savoie, comte de Villars, et appartenait au parti des Guises comme on le voit dans les lettres de lui que nous citons plus bas.