Il mit à la voile à Flessingue, le 25 août
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Gondé, revenu de son ambassade de GandS Cdigoy, d'Ândelot, le cardinal de Ghastillon, François de Vendôme, vidame de Chartres, Antoine de Groy, prince de Porcian, à peine âgé de vingt ans, neveu de Gondé, François de La Rochefoucault, son beaurfrère, attendaient le roi de Navarre à Vendôme. Montmorency était encore de garde au chevet de mort de Henri II, mais il avait envoyé son secrétaire, Firmin Dardoy, muni de ses instructions ^ Ghacun fit trêve à ses querelles particulières. Le prince de la Roche-sur-Yon et d*Andelot, qui s'étaient disputé la main de Théritiàre de Laval, vivaient en hostilité déclarée. Un jour, au retour de Saint-Germain, d'Ândelot, s'apot^cevant que le prince le suivait, escorté de ses gentilshommes, s'était hâté de passer la Seine et avait coupé lui-même, d'un coup d'épée, la corde du bac à la vue de son rivaP. hk Roche-sur-Yon avait juré de se venger ; mais, à Vendôme, Gondé réussit à les réconcilier^.
Les mécontents s'accordaient facilement pour protester contre l'usurpation des Guises, mais là s'arrêtait l'union. Les plus ardents, conune Gondé, le vidame
! . Throckmorton dit positivement que les Guises ne l'avaient envoyé à Bruxelles que pour l'éloigner de la cour au moment de rarrivée du roi de Navarre (Lettre du 4 août 1559; Forbes, 1. 1, p. 190). Tornabuoni dit que le roi de Navarre attendit son frère à Vendôme pour faire son entrée à la cour (Nég. dipL avec la Toscane, t. m, p. 402).
2. Davila, Histoire des guerres civiles, t. I, p. 27 et suivantes. Cet historien est celui qui rend compte avec le plus de détail de la conférence de Vendôme.