‹ Antoine de Bourbon et Jeanne d'AlbretChapitre 18 sur 133 · De Thou, liv. XXHI, édit. de 1740, t. II, p · texte numérisé non relu

De Thou, liv. XXHI, édit. de 1740, t. II, p

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Le 1 5 août, le roi signa les lettres patentes qui forçaient les habitants de la ville et juridiction de Reims à payer les frais du sacre. Au moyen âge, ces dépenses étaient à la charge de Tarchevèque ; depuis un siècle, plusieurs ordonnances les avaient imposées à la province ^ Le roi, dans son ardeur pour la chasse, voulait aller à Reims en chassant et avait fait dresser son itinéraire de château en château ; mais le projet ne reçut pas d'exécution^. François II partit, le 11 septembre, de Viilers-Ck)tterets et coucha à la Fère-en-Tardenois, diâteau appartenant au connétable^. Le lendemain il s'arrêta à Nanteuil, chez le duc de Guise, et y séjourna deux jours*.

Nanteuil fut le théâtre de nouvelles intrigues. Guise et Goligny avaient été longtemps amis et compagnons d'armes. Le mariage de Claude de Lorraine, plus tard duc d'Âumale, avec la seconde fille de Diane de Poitiers, que Goligny avait refusé d'approuver^, la victoire de Renty, dont les deux capitaines s'étaient disputé l'honneur jusque dans le cabinet du roi ^, avaient créé entre eux un antagonisme que le cardinal de Lorraine envenimait chaque jour en refusant à l'amiral

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