CHAPITRE SEPTIÈME
Rapports du roi de Navarre avec l'Espagne, novembre 1559
à juillet 1560.
Catherine de Médicis propose au roi de Navarre de conduire Elisabeth de Valois en Espagne. — Situation ie VEspagne à Vavènement de François II. — Portrait de Philippe II et d^ Elisabeth. — Mission du comte de Buendia à la cour de France.
Départ de la princesse Elisabeth (18 nov. 1559). — Son passage à Bordeaux. — Son arrivée à Pau (21 déc). — Arrivée du cortège royal à Roncevaux.
— Cérémonies de la livraison de la princesse Elisabeth. — La reine entre en Espagne avec le cardinal ie Burgos et le duc de l'Infantado.
le roi de Navarre demande une audience à Philippe IL Mission de don Pedro d'Albret et de Jean-Clavde de LeviSj s. d'Audoz. — Accueil froid de Philippe IL
— Découragement du roi de Navarre.
Propositions d'Antoine au comte de Buendia en faveur
d'une entente commune sur une place d'Afrique. — Ses moyens d'ea^cution. — Entreprise de Philippe II sur Vîle de Djerbah. — Désastre de l'armée espagnole (29 juin 1 560) . — Expédition de Mont fort en
Maroc. — Ses armements à Bordeaux. — Montfort et ses compagnons échouent misérablement.
Intrigues secrètes du roi de Navarre en Espagne. — Précautions et surveillance du duc d'Albuquerque. — Arrestation et supplice de Gamboa à Pau. — Arrestation de don Juan de Azedo et de quelques-wu de ses complices près de Pampelune^ par les ordres du duc d'Albuquerque.
Don Pedro d'Albret à la cour de Valladolid. — Lettre de Philippe H au roi de Navarre. — Pedro d'Alhret revient à Nérac (2 juillet 1 560) .
Les humiliations que le roi de Navarre endurait de la part des Guises rendaient sa présence pénible à la cour. Catherine résolut de Tarracher à cet abaissement sans profit pour elle. L'étiquette exigeait un prioce du sang pour conduire Elisabeth en Espagne. La reine mère proposa cette mission à Antoine ; elle lui ' fit entrevoir tout le parti qu'il pouvait tirer, pour le recouvrement de la Navarre, d'un voyage accompli sous de tels auspices et lui promit de l'appuyer de tout son crédit^. La proposition avait le double avantage de lui ménager un prétexte honorable pour sortir de la cour et d'ouvrir à son ambition des horizons inattendus. Il accepta avec empressement et annonça son départ prochain, à la grande joie des Guises. Dès lors, il ne s'occupa que de son voyage et du parti qu'il pouvait en tirer. Jeanne d'Âlbret, instruite de sa