‹ Antoine de Bourbon et Jeanne d'AlbretChapitre 26 sur 133 · Lettre de d'Aspremont, citée plus haut · texte numérisé non relu

Lettre de d'Aspremont, citée plus haut

4. Lettre de Philippe II à Ghantonay, du 26 septembre 1559 (Orig. espagnol; Arch. nat., K. 1493, n* 92). — Énumération des

BT JEANNE d'ALBRET. 69

Philippe II faisait montre de son bonlieur ^ A la première nouvelle de la blessure de Henri II, il avait diargé Ruy Gomez de Silva de déclarer à la cour de France que, quels que fussent les événements, il voulait donner suite à son mariage. De son côté, Catherine de Médicis redoutait le désistement du roi d'Espagne plus encore qu'il ne pouvait craindre le refus du roi de France. Le duc d'Albe attendit, sans se prononcer, que les ministres français fissent les premiers pas : il épargna ainsi à l'orgueil de son maître Fennui de faire des avances^.

^sabeth n'avait pas cessé d'être traitée en reine d'Espagne à la cour de France^, mais différents motifs avaient empêché la réunion des deux époux. Les convenances n'avaient pas permis aux ambassadeurs d'aborder ce sujet pendant le deuil de quarante jours. Un motif plus grave, qui ne figure qu'à mots couverts dans les documents diplomatiques, imposait de nouveaux délais ; la princesse n'était pas nubile^. Ces retards, plus longs que nature, étaient particuliers à toutes les princesses du sang de Médicis. Quelques historiens ont représenté

objets chargés sur le navire de Bolivar (Ibid., n* 78). — Chantonay à Philippe II, 15 novembre 1559 (Orig. espagnol; ibid., K. 1492, n-77).

Page 1