DeThou, liv. VU et XX
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cidant avec oertaines difficultés d'exécution du traité de Gateau-Cambréais, avait paru cacher un piège et le duc d'Âlbe Favait reponssée ^ .
A la nouvelle de l'expédition du duc de Médina Geli, un ambassadeur € du roy d'Ai^el » débarqua secrètement en France ^. Vers le commencement de janvier 1560, Ghantonay apprit qu'il allait arriver à Blois et que plusieurs galères françaises s'étaient mises au service des Barbares '. Le roi lui donna en effet audience le 25 mars ^. L'arrivée de ce personnage, jusqu'alors dissimulée à l'ambassadeur d'Espagne, lui fut enfin comnmniquée officiellement par le cardinal de Lorraine. Le prélat lui avoua que l'agent était porteur d'une lettre du Grand Turc et qu'il venait demander, au nom de l'ancienne alliance de François P' et de Sdiman, du secours contre le roi d'Espagne, mais il jura de le lui refuser. Ghantonay reçut la confidence avec ironie et répondit qu'il serait peu glorieux pour le roi très dirétien € de donner assistance ny muni-
1. Lettre originale en espagnol du duc d'Albe à Philippe n, du 26 join 1559 (Ârcb. nat., K. 1492, n* 43).
2. Lettre de Ghantonay au cardinal Granvelle du 26 mars 1560 (Recueil conservé aux arch. de Bruxelles, f. 58). L'ambassadeur affirme que l'agent barbaresque est en France depuis quatre mois. Dans une autre lettre, Ghantonay rapporte que le cardinal de Lorraine lui a avoué que Tagent barbaresque était en France depub plusieurs mois (Lettre du 28 mars; ibid., f. 59).
3. Lettre de Ghantonay à la duchesse de Parme du 17 janvier 1560 (Recueil conservé aux arch. de Bruxelles, f. 37). Une information faite le 2 mai 1561 à Tolède, sur les témoignages de quelques prisonniers, semble confirmer le fait (f. fr. vol. 3192, f. 67). n nous semble que l'histoire aurait besoin de preuves plus formelles.
4. Lettre de Ghantonay au cardinal Granvelle du 26 mars 1560 (Reeaeil conservé aux arch. de Bruxelles, f. 58).
c tiens à gens infidels. » Le ton dont il raconte cette conférence à la dudiesse de Panne proaire qu'il n'est pas dupe des promesses du cardinal^. Quelques jours après, il prétend avoir recueilli la preuve que le roi de France a envoyé au Grand Turc des informations précises sur la flotte et les troupes du duc de Médina Geli^. € L'ambassadeur c d'Ârgel » repartit vers le 6 avril fort satisSut de sa mission, t II se vante, écrit Ghantonay à la c duchesse de Parme, d'avoir obtenu tout ce qu'il c demandoit. Ces seigneurs (de la cour de France) c nient le tout. Je feray avertir à Gènes afin que c l'ambassadeur Figueroa, par le moyen des gens du c nonce Doria, qui doivent avoir intelligence à Marc seille, se fasse donner garde si l'on luy donnera c munitions de poudre et boulets et autres choses'. » Le duc de Médina Geli mit à la voile au milieu de l'hiver et relâcha à Malte le 1 0 février. A peine avait-il levé l'ancre que Jehan de La Valette, grand prieur de Malte, fut informé que Soliman avait lancé une flotte de 150 galères vers les côtes d'Afrique ^ Gependant
1 . Lettre de Ghantooay à la duchesse de Parme du 28 mars 1560 (Recueil conservé aux arch. de Bruxelles, f. 59). Lettre orig. en espagnol de Ghantonay au roi d'Espagne du 30 mars (Arch. nat., K. 1493, no 46).
2. Résumé de chancellerie de lettres de Ghantonay d'avril 1560 (Orig. esp.; Arch. nat., K. 1493, n? 26).
3. Lettre de Ghantonay à la duchesse de Parme du 6 avril 1560 (Recueil conservé aux arch. de Bruxelles, f. 61). Ges informations sont textuellement reproduites dans la lettre de Ghantonay au roi d'Espagne du 10 avril 1560 (Arch. nat., K. 1493, n» 51).
4. Lettre orig. de Jehan de La Valette, grand maître de Malte, du 28 mars 1560, au roi (f. fr., vol. 15641, pièce avant-dernière). La môme information était arrivée de Venise à la cour de France
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le duc prit facilement Tlle de Djerbah, y laissa une forte garnison sous le commandement d'AIvaro de Sande et reprit la mer. Mais, le 12 mai^ il fut surpris près de la côte par l'amiral turc, Priali. Après un court combat, 17 bâtiments de la flotte chrétienne furent coulés ; S4 amenèrent leur pavillon ; un petit nombre réussit, sous le canon des forts, à regagner Je port de Djerbah^. Ce désastre en présageait un plus grave. L'armée alliée fut assiégée dans Tile par les forces combinées de Dragut et de Priali et succomba enfin, le 29 juin 1560, sans être secourue par le roi d'Espagne ^.
La cour de France apprit l'événement avec une sorte
fut commnniquée, mais trop tard, à l'ambassadeur d'Espagne f Hietire de GhantODay à la duchesse de Parme du 28 mars ; Recueil conservé aux arcb. de Bruxelles, f. 59).
i. Certains documents fixent l'événement au il mai, d'autres a.11 12. Voyez la note suivante.
2. L'histoire de cet événement a été fort négligée. Yoici une série de documents qui s'y rapportent :
i* Lettre de Pierre Marchianel au duc de Florence du 4 S mai i560. Récit très détaillé, mais d'une partie seulement de cette bataille navale (Epistres des princes réunies par Ruscelli, trad. par Belleforest, 1572, in.4', p. 190).
2* Lettre de L'Aubespine au duc de Guise et au cardinal de Lorraine (Orig., f. fr.,vol. 15874, f. 36).
3* Plan de Tîle de Djerbab, telle qu'elle était armée en 1560, avec une légende en espagnol (f. fr., vol. 15874, f. 50).
4« Lettre de Babou, ambassadeur à Rome, au roi, du 22 mai 1560 (Vc de Colbert, vol. 343, f. 472).
A cette liste on peut ajouter quelques documents que nous signalons plus loin.
3. Philippe II avait commencé de grands préparatifs d'armements pour secourir les défenseurs de Djerbab, qui sont énumérés dans un mémoire de L'Aubespine (Sans date ni signature, copie ; f.fr.,vol. 15874, f. 44).
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d'indifiérence. La reine-mère seule, dit GhanUmay, € montre de sentir cette mauvaise nouvdle. Je ne sais € si en secret chacun le prend ainsi, selon qu'à prè- € sent les affections particulières dominent ^ . » L'Aitbespine en informa le roi de Navarre ^, que la nouvelle intéressait doublement puisqu'il venait d'échouer dans une autre expédition en Mauritanie. Bientôt la flotte turqpie, victorieuse, menaça les postes espagnols de ki côte d'Afrique, surtout Oran ^. Le désastre de Djerbah blessa profondément l'orgueil du roi d'Espagne ^ Ses officiers, qui connaissaient ses colères froides et concentrées, retardèrent pendant un jour entier le moment de l'en informer^. Avec quelle jalousie il aurait accueilli les succès du roi de Navarre dans le Maroc ! Averti par les tendances de la politique française à l'égard du Grand Turc, il déclinait toute intervention de la France en Afrique. A plus forte raison avait-il le droit d'entrer en défiance lorsqu'un Bourbon, ennemi né de l'Espagne, ouvrait des négociations avec les Maures.
1. Lettre de Ghantonay au card. Granvelie du 5 juin 1560 (Recueil conservé aux arch. de Bruxelles, f. 79). Dans une autre lettre, du 6 juin, à la duchesse de Panne, Ghantonay insinue que la cour de France va profiter du désarroi où le désastre de Djerbah laisse l'Espagne pour envoyer un corps de troupes en Ecosse (D>id., f. 80).
2. Lettre de L'Aubespine du 9 juin 1560 (Orig., arch. des Basses- Pyrénées, A. 582).
3. Lettre de L'Aubespine au cardinal de Lorraine et au duc de Guise du 15 juin 1560 (Orig., f. fr., vol. 15874, f. 40).
4. Lettre du duc d'Albuquerque à Philippe II, du 14 juin 1560 (Arch. de la secret. d'État d'Espagne, leg. 338, f. 52, copie).
5. Lettre de L'Aubespine au duc de Guise et au cardinal de Lorraine (Orig., f. fr., vol. 15874, f. 36).
Pendant que le duc de Médina Geli cinglait vers les côtes de Barbarie, Montfort prenait les dernières instructions du roi de Navarre à fiordeaux, au milieu des fêtes préparées pour la reine d'Espagne. Il compléta ses préparatifs aux mois de janvier et de février, écpiîpa deux navires dans la Gironde, donna la lieutenance de l'expédition au Portugais Melchior Yaez, réunit soixante hallebardiers destinés à la garde du schérif, sous le conunandement d'un capitaine, appelé Bc^da, et 200 hommes de pied, qu'il entassa sur ses deux bâtiments, sans compter une centaine de marins, vrais loups de mer, habitués à combattre les Barbares^. Ces apprêts, bien que poursuivis en secret, forent découverts par les ambassadeurs d'Espagne et de Portugal. Ghantonay demanda officiellement des explications à l'amiral Ck)ligny, qui lui répondit avec hauteur que la surveillance des ports de Guyenne n'appartenait qu'au roi de Navarre ^.
Les habitants de Bordeaux s'inquiétèrent de ces armements. Le président de la chambre criminelle du Parlement manda Melchior Yaez et l'interrogea. Le Portugais se défendit en arguant de la connivence du roi de France, et exhiba, dit un espion espagnol, des lettres qui ne laissaient aucun doute sur sa mission. On répandit le bruit que l'expédition était destinée à l'Ecosse, mais les mieux informés disaient qu'elle était dirigée vers l'Afrique et pour le compte du roi
1. Lettre du duc d'Albuqnerqiie au roi d'Espagne du 17 fév. 1560 (Cop. espag. ; Arch. de la secret. d'État d'Espagne, leg. 358, f. 52).
2. Lettre originale en espagnol de Ghantonay à Philippe II du 17 janvier 1560 (Arch. nat., K. 1493, n* 30).
de France sous le couvert du roi de Navarre. Meldùor Yaez lui-même, pour rehausser l'éclat de son rôle, s'oi vantait à ses amis ^ . L'assentiment du roi de France devint bientôt un fait avéré. L'un des aventuriers, qui nous a laissé un récit de l'expédition, Buade, assure que le duc de Guise et que le cardinal de Lorraine connaissaient le secret du roi de Navarre et que Montfort avait reçu à Ghàtellerault , des mains du cardinal, la somme de mille écus pour parfaire son équipement^.
Le duc d'Âlbuquerque, averti par le roi d'Espagne, envoya à Bordeaux des espions qui furent témoins des dernières dispositions militaires de Montfort. Le 8 février, les deux bâtiments de guerre étaient amarrés près de Blaye, à sept lieues de Bordeaux, près de l'embouchure de la mer. Montfort, Bogada, les hallebardiers et les gens de pied étaient déjà embarqués. Outre leurs armes, ils emportaient trois mille piques, six cents armures complètes, deux cents arquebuses et cinq cents pistolets, destinés à être offerts en don au schérif de Fez. Les navigateurs attendaient encore, avant de mettre à la voile, un convoi de munitions et l'arrivée de Melchior Yaez, qui était en instance auprès des officiers de justice de Bordeaux pour faire mettre en liberté son fils et un de ses oncles, compromis dans une échaufiTourée locale ^.
1. Lettre du duc d'Albuquerque au roi d'Ësfxagne du 17 fév. 1560 (Cop. espag.; Arch. de la secret. d'État d'Espagne, leg. 358, f. 52).
*2. Lettre de Buade à L'Aubespine du 20 septembre 1560 {NéçO' dations sous François II, p. 506).
3. Lettre du duc d'Albuquerque au roi d'Espagne du 17 fév. 1560
ET JEANNE d'àLBRET. 105
Hontfort et ses compagnons mirent à la voile peu
après, mais les vents contraires les retinrent à la côte
de France jusqu'à la fin de février 1 560. Le 1*' mars,
ib prir^it la haute mer et abordèrent le 1 7 du même
mois à la côte de Maroc, sur un point que Buade
appelle € le cap du guet. > Montfort se rendit à Fez
par terre, à 26 journées de marche. 11 y c négossia ce
c qu'il avoit charge de négossier, » probablement la
remise d'une place de la côte, et s'en retourna, en
suivant le cours de la rivière, au € cap du guet », où
il avait laissé son navire. Mais l'entreprise € ne sortit
« poinct à eflPect pour l'amour et les longueurs de la
« justisse d'un chérif, qui n'ont jamais voulu consentir
m ce que leur roy avoit accordé. » En d'autres termes,
Montfml; ne put obtenir d'un chef inférieur la place
€fae le schérif de Fez lui avait promise.
Ici finit le récit de Buade. Le reste de sa lettre est
t^ODsacré à ses aventures personnelles. Il était tombé
^malade à Fez et n'avait pu suivre Montfort dans sa
"T-etraite. Après le départ de son chef, il prit place sur
min bâtiment de conmierce marseillais qui devait tou-
c^lier à Cadix. A peine arrivés dans le port, marins et
(passagers furent jetés en prison. Les marins marseillais
C3btinrent bientôt leur élargissement par l'intermédiaire
€ie L'Aubespine. Seul, l'infortuné Buade fut retenu. Sa
captivité devint très dure. Au moment où il écrivait sa
lettre, il était chargé de fers et maintenu c à la ren-
« verse » depuis 45 jours. 11 est probable que le roi
d'Espagne connaissait la cause de sa présence dans les
(Gop. espag. ; Arch. de la secret. d'État d'Espagne, leg. 358, f. 52).
parages d'Afrique et qu'il avait voulu se venger sur lui de l'expédition de Montfort ^ .
En même temps que le roi de Navarre cherdiaU ouvertement à rendre à son puissant voisin quelques services en Afrique, ainsi qu'il l'avait proposé de bonne foi au seigneur de Buendia, il fomentait en secret de nouvelles intrigues afin de prendre pied sur lafirontière. Ses agents parcouraient la Navarre espagnole et racolaient, à prix d'or, des partisans, des hommes de main, principalement parmi les habitants des villes fortes. A Pampelune, il avait acheté le dévouement de six bourgeois, qui n'attendaient qu'un signal pour se prononcer en sa faveur. Il avait fait transporter, de Nérac à Pau, sur des chars recouverts de toile, des arquebuses, des pistolets, des armures, des épées, et, à Navarreins, des munitions, des vivres, du vin et quelques pièces d'artillerie légère, propres à la guerre de montagne, roulées dans des fourreaux de drap, que les conducteurs avaient ordre de présenter aux officiers chaînés de la garde des portes conune des tissus, destinés à fabriquer des tentes pour les montagnards. Il avait convoqué à Pau, pour la fin d'avril, ses meilleurs capitaines, et fait avertir, de maison en maison, les habitants des vallées d'Aspc et d'Ossau, les plus guerriers de ses sujets^.
Les fonctions de vice-roi de la Navarre consistaient principalement à se tenir en éveil contre les attaques
1. Négociations sqiu François II, p. 506. La lettre de Buade à L'Aubespine est datée du 20 septembre 1560.
2. Lettre du duc d'Albuquerque au roi d'Espagne du 30 avril 1560 (Ck)p. espag.; Arch. de la secret. d'État d'Espagne, leg. 357, f. 52). — Autre du même au même du 14 mai (Ibid.).
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de rennemi traditionnel de l'Espagne. Averti d'un redoublement de menées dans la ville de Pampelune, le 1S mars, le dne d'Albuquerque écrit au secrétaire du roi, Erazu, que Texécution des complots du roi de Navarre est imminente et prend immédiatement ses mesures de défense. Il introduit une compagnie supplémentaire de gens de pied dans l'enceinte, poste une autre compagnie à une lieue de la ville et dissémine les soldats chez les habitants sans révéler la cause de ses soupçons ^ . L'artillerie du château avait été imprudemment mise en batterie sur les collines du ifoisinage pour saluer la reine Elisabeth à son passage en Navarre; le duc fait rentrer précipitamment les pièces et les replace dans leurs embrasures. Il change les serrures et fait forger de nouvelles clefs. Il donne le conunandement de la place à un capitaine de confiance, don Juan de Prada, envoie plusieurs espions en Béam et en Gascogne, à Tinsu les uns des autres, «t charge les officiers municipaux des villes frontières, notamment ceux des villes d'Ec^elar et de Jacca, de méunir des renseignements précis sur les mouvements dlu roi de Navarre *.
Un mois après, les rapports du duc d'Albuquerque sont encore plus alarmants : € Je crois, écrit-il au ^ secrétaire Erazu, que Vendôme va agir avec plus < d'ardeur que jamais. Il se confie dans l'audace de
4. Lettre originale en espagnol du duc d'Albuquerque au secrétaire Erajo du 12 mars 1560 (Arch. de la secret. d'État d'Espagne, Icg. 258, f. 52).
2. Lettre du duc d'Albuquerque au roi d'Espagne, du 30 avril 1560 (Gop. espagnole, Arch. de la secret. d'État d'Espagne, leg. 358, f. 52).
c ses amis qui sont ici , pour vouloir essayer quelque € crànerie avant de mourir, car c'est un honmie taillé c pour en faire beaucoup et s'y casser la tète ^ » Le duc, qui se sent responsable de la garde de la province, supplie les officiers de son maître de lui donner les moyens de la défendre. Il demande avec instance quelques deniers pour ses trois compagnies de gens de pied c qui sont si affamées et dans un si grand € besoin qu'elles pourroient à peine défendre une c cabane » , et propose de leur attribuer l'argent des travaux publics. Par compassion, dit-il, il leur a déjà distribué une somme de mille ducats provenant de son propre patrimoine, mais le secours est épuisé et les soldats sont dans la misère ^. Au conmiencement d'avril, de nouveaux avis lui font craindre l'explosion du complot pour le 1 1 avril, fête du jeudi saint. Il redouble de surveillance, surtout du côté du magasin à poudre, par où l'on attendait l'ennemi. Plus tard, il prend de nouvelles mesures à l'occasion d'une grande foire qui attirait à Pampelune une foule considérable d'étrangers^.
Le vice-roi, averti par les espions qu'il avait envoyés en Béarn, faisait surveiller les démarches de certains habitants de la Navarre, nobles et bourgeois, connus par leurs tendances anti-espagnoles. Le fameux don
1 Para querer provar alguna casquetada antes que muera;
porque es honbre aparejado para hazer muchas y quebrarse la cabeca en ellas (Lettre du 23 avril 1560 ; Arch. de la secret. d'État d'Espagne, leg. 358, f. 52 ; copie).