‹ Antoine de Bourbon et Jeanne d'AlbretChapitre 45 sur 133 · De Thou, t. H, p · texte numérisé non relu

De Thou, t. H, p

4. De Thou, liv. XXIV, édit. de 1740, l. H, p. 753. Throckmorton nous apprend que le roi arriva à Amboise le 22 février (Forbes, t. I, p. 334).

5. Lettre originale; f. fr., vol. 3157, f. 1. Cette lettre est publiée

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Le duc de Guise et le cardinal de Lorraine prient le connétable de les aider à sauver le roi S et le duc, en 9oa privé ncmi, lui adresse son lieutenant, Melchior des Prez, seigneur de Montpezat, avec une mission de confiance*. Le maréchal de Montmorency, gouvernexvr de Paris, retenait à Vincennes sous les verrous trois personnages suspects, Anselme de Soubcelles, gentilhonmie du roi de Navarre, arrêté quelques mois auparavant à Reims ^, Robert Stuart, de la maison du prince de Ck)ndé ^, accusé de l'assassinat du président Mynard, et un troisième personnage, dont on dissimulait le véritable nom sous la qualification de vicomte de Saint-Aignan'. Le roi les demanda instamment pour obtenir de nouveaux éclaircissements c avec

dans les Mémoires de Condé, t. I, p. 332, m-4*. Remarquons que, dès le premier jour, les Guises, qui dictent les lettres du roi, s'efforcent de donner le change sur Tobjet de la conjuration. Elle était dirigée contre eux, mais ils affectent de dire et de faire dire qu'elle visait le roi et la famille royale. Cette habile manœuvre n'échappa pas à l'ambassadeur d'Espagne (Lettre de Ghantonay à Granvelle, du 3 mars 1560; Recueil conservé aux archives de Bruxelles).

1. Lettre originale, du 25 février 1559 (1560) (f. fr., vol. 3157, f. 3).

2. Lettre originale avec p.-s. autographe, datée du 25 février 1559 (1560) (f. fr., vol. 3157, f. 11).

3. Sur ces trois personnages voyez les notes de Secousse, {Mémoires de Condé, in-4', t. I, p. 334 et 335). Soubcelles avait été compromis dans une sédition à Paris (Lettre de Ghantonay, du 8 mars ; Recueil conservé aux arch. de Bruxelles, f. 48 V).

4. Gette qualité lui est donnée dans une lettre de Ghantonay au cardinal Granvelle, en date du 8 mars (Recueil conservé aux mrch. de Bruxelles, f. 48 V). Sur Robert Stuart, voyez les notes de Secousse dans les Mémoires de Condé, t. I, p. 317.

5. Secousse doute que ce fût Hercule de Saint-Aignan des Marets {Mémoires de Condé, t. I, p. 335, note).

c telle et si seure garde qu'il n'en poisse arriver c inconvénient ^ . » Les prisonniers, conduits à travers des chemins détournés par le prévôt de la ooonétablie et par un détachement de 60 à 80 arcliers, arrivèrent à Âmboise le 2 ou le 3 mars, déguisés et le visage recouvert de taffetas noir *. Les àeax premiers subirent c la géhenne par cinq ou six fois tout oe qu'ils c ont su porter > , avec tant de vicdenoe que Sbiart eut un bras brisé. Le troisième fiit traité avec honneur, enfermé dans c une bonne chambre l»en c tapissée » et servi avec de la vaisselle d'argent. Bientôt le bruit se répandit que le vicomte de Saint- Âignan n'était autre que le frère du comte d'Arran '. Le vendredi, 1^ mars,- à la suite d'une de ces plaintes contre la reine d'Angleterre que la terreur dictait au cardinal de Lorraine, Ghantonay lui communiqua de nouvelles révélations, qu'il venait de recevoir

i. Lettre publiée dans les Mémoires de Condé^ t. I, p. 33Î, in-4».

2. Lettre de Tambassadeur Michieli à la république de Venise, du 6 mars 4560 jMss., Dépèches vénit., filza 4, f. 16).

3. Lettre de Ghantonay au cardinal Granvelle, du 8 mars 1560 (Recueil conservé aux arch. de Bruxelles, f. 48 v«). — Lettre de Throckmorton à lord Gecil, du 7 mars (Forbes, t. I, p. 352). — Nous citerons souvent de préférence le recueil de Forbes, A fitU View of the public transactions in the reign of the Queen Blizabeth, 1740, 2 vol. in-fol., parce que les lettres de Throckmorton y sont publiées intégralement, tandis qu'elles ne sont qu'analysées et souvent très incomplètement dans les Calendars. — Dans sa lettre du 19 mars à Philippe II, Ghantonay ne présente Tidentité du comte d'Arran que comme un on-dit justifié par les honneurs qui sont rendus à ce personnage (Arch. nat., K. 1493, n* 42). — Michieli ne se prononce pas sur l'identité des trois prisonniers, mais il les signale comme trois hommes de grande importance (Lettre du 6 mars ; Mss., Dépèches vénit., filza 4, f. 16).

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de Flandre, du cardinal Granvelle^. Les découvertes sur Tobjet et le plan de la conjuration, sur les noms des coupables et sur le jour de Tattaque, fixé au 6 mars, se succédaient d'heure en heure, mais n'apprenaient pas aux Guises de quel côté venait le danger. Le duc et le cardinal se sentaient entourés d'ennemis invisibles. Leur activité s'épuisait dans le vide, tandis que les conjurés déjà connus, La Renaudie, Gasteinau, Mazères, restaient insaisissables et travaillaient dans l'ombre. Le duc de Guise, avec le coup d'oeil et le sang-firoid d'un grand capitaine, envoya des officiers de confiance dans les provinces pour lever des troupes et pour appeler tous les gentilshonmies au secours du roi. Il conunanda aux gouverneurs d'arrêter les gens d'armes ou de pied qui se dirigeraient du côté d'Aml)oise, de dissiper les rassemblements et de faire Ixmne garde dans les villes. Philibert de Marcilly, 6. de Gypierre, puis le maréchal de Yieilleville furent dépéchés à Orléans, Louis de Beuil, comte de Sauoerre, à Tours, le maréchal de Thermes à Blois, le duc de Montpensier à Angers, le comte de La Rochefoucauld à Bourges, Gharles de Goucy de Burie à Poitiers, le duc de Nevers en Champagne^. Plusieurs étaient suspects, mais le duc les éloignait avec d'aul:ant plus d'empressement. Il ne gardait à Amboise cpi'un petit nombre de gens de marque, parmi les- <]uels le prince d'Esté, le comte de La Mirandoie et

i. Lettre de Ghantonay au cardinal Granvelle, du 3 mars 1560 <Ilecaeil conservé aux arch. de Bruxelles, f. 47 y*). Ghantonay ne mentionne aucune communication précédente qu'il aurait été chargé de faire à la cour de France.

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