‹ Antoine de Bourbon et Jeanne d'AlbretChapitre 68 sur 133 · L'auteur du Tigre, en vers, fait allusion à ce fait · texte numérisé non relu

L'auteur du Tigre, en vers, fait allusion à ce fait

Car ainsi que tu fis (toy seul l'ayant mandé) Dans les coffres fouiller du prince de Condé Ainsi qu'à un voleur et larron misérable...

{U Tigre, édit. Read, 1873, p. 73.)

BT JEANNE D'aLBRBT. 215

à prâie commise, on en rougit à la cour. Ni les Guises, ni la reine ne voulurent en accepter la responsabilité et chacun se disculpa en accusant des voleurs d'avoir fracturé les portes et les serrures*. Telle insulte donnait à Gondé le droit de se plaindre. Il demanda à quitter la cour et obtint l'autorisation du roi de se rendre à Fontevrault ^, couvent fondé par Robert d'Ârbrissel, dont sa sœur, Éléonore de Bourbon, était abbesse.

Cependant il ne se sentait pas en sûreté près de ses ennemis. Il prit la poste et partit subitement en petit équipage pour la Ferté-sous-Jouarre. Déjà les églises s'agitaient au récit des périls qu'il courait auprès du roi. Deux fidèles de Lyon, Gousset et Ménard, le rejoignirent à Étampes, à l'hôtellerie de l'Écu de France. Le prince, inquiet et découragé, les reçut au pied de son lit. 11 leur dit c que déjà les troupes estoient c rompues, ne savoit quel ordre y donner, qu'il en c conmiuniqueroit à son conseil pour y donner ordre, c que chacun cependant se tint en paix^. i Gondé n'était guère moins exposé au danger en Brie qu'en Touraine^. Il demanda un refuge au roi de Navarre. Les Guises, informés de cette démarche, expédièrent immédiatement un secrétaire pour le ramener à la cour

1. Lettre de Michieli à la république de Venise, du 20 avril 1560 (Mss., Dépêches vénit., filza 4, f. 56). Cet ambassadeur précise la date de cette perquisition.

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