La Planche, Estât de France sous François II, p
BT JEANNE D'aLBRET. 219
€ de toute participation ; ce qui a donné une grande € et universelle consolation à tout le monde ^. »
L'attitude expectante de ce prince au moment de la découverte de la conjuration, ses mouvements en avant bioitôt suivis de retraites précipitées, les contradictions de son langage infirment cette appréciation favorable. Aussitôt qu'il apprit que Soubcelles et Stuart avaient été conduits dans les prisons d'Amboise et soumis à la torture, Antoine protesta, en souverain décidé à prendre la défense de ses sujets. Le succès du complot n'était pas encore compromis et l'avenir restait incertain. Ghantonay signale cette disposition et en souligne la gravité ^.
Après la mort de La Renaudie, le roi envoya au prince Jacques de Moroges, seigneur de Lande ^, conseiller et secrétaire des finances. De Lande était chargé de lui rendre compte des événements et surtout c d'éclairer c sa conduite » . Il s'acquitta de sa mission en courtisan maladroit, si l'on en croit La Planche, et ne rapporta aucun indice contre l'ennemi capital des Guises^. Antoine, attentif à ne pas se compromettre, accueillit la mission de de Lande par des protestations de dévouement et offrit de venir au secours du roi avec une armée de cinq mille hommes^. Les Guises
1. Lettre de Michieli à la république de Venise, du 4 avril 1560 (Mss., Dépêches vénitiennes, filza 4, f. 45).
2. Lettre de Ghantonay à la duchesse de Parme, du 13 mars 1560 (Recueil conservé aux arch. de Bruxelles, f. 52).
3. C'est ainsi qu'il est nommé dans une lettre du roi, du 11 mars {Mémoires de Condé, t. I, p. 335).