Ibid
3. Négociations sous François II, p. 91 et 92. — Le duc d'Albe
Montmorency passa la journée au château, espérant trouver l'occasion de parler seul à François II et de reconquérir dans une entrevue toute son influence ^ . Cette occasion se rencontra bientôt ; le roi se promenait sur la terrasse du château. Le connétable se présenta devant lui, mais le roi lui tourna le dos. Le vieux courtisan garda son assurance pour ne pas décourager ses partisans^. Le lendemain, il se retira fièrement à Chantilly < avec telle suite que celle du roy sembloit € petite auprès de ceste-cy ^ » .
La soumission de la reine mère et la retraite du connétable n'étaient que le prélude du triomphe des Guises. Restait encore le roi de Navarre, le plus redoutable, par sa qualité de premier prince du sang, de tous leurs ennemis.
Antoine avait passé en Béarn les derniers mois du règne de Henri IL Découragé par la mauvaise volonté du roi, qui n'avait pas soutenu les revendications de la Navarre à Cateau-Cambrésis, et par l'échec de son équipée de Fontarabie, il boudait le roi et la cour. Sa haine pour l'Espagne le poussait à livrer son royaume
partit le surlendemain pour l'Espagne (I^ettre de Chantonay à Marguerite de Parme, du 16 août 1559; Recueil con8er\'é aux arch. de Bruxelles). Se sentant malade, au lieu de prendre la poste il voyagea à petites journées. Mais il eut des accès de fièvre et fut obligé de s'arrêter à Tours. Il y était encore le 5 septembre (Lettre de Chantonay à Marguerite de Parme du 5 septembre 1559 ; ibid.).
1. La Planche. — Brantôme dit que François II n'aimait pas le connétable parce qu4l n'avait pas voulu lui laisser prendre part à la bataille de Saint-Quentin (t. V, p. 293, édit. Lalanne).
2. La Place, fi5to( de religion et république, édit. du Panth, litt.^ p. 26.