‹ Antoine de Bourbon et Jeanne d'AlbretChapitre 92 sur 133 · Minute originale (Vcde Golbert, vol. 27, f · texte numérisé non relu

Minute originale (Vcde Golbert, vol. 27, f

3. Il n'en est plus reparlé dans les lettres des officiers du roi ni dans les registres des délibérations consulaires d'Agen.

4. Lettre originale de Burie au roi, du 18 novembre 1560 (Vede Colbert, vol. 27, f. 179).

5. Lettre originale de d'Ossun au roi, du 19 novembre 1560 (f. fr., vol. 15871, f. 35). — En général les officiers du roi sont

Les réformés, déjà nombreux dans certaines villes, élevaient la prétention de jouir à leur tour des églises catholiques et d'y célébrer leurs cérémonies. Le parlement de Bordeaux avait expressément interdit ces profanations. Mais l'arrêt n'était pas plus obéi que les autres décisions des corps judiciaires en matière religieuse depuis vingt ans. Â Monhurt, près de Glairac, un dimanche, à dix heures du matin, après la messe , une troupe armée se présenta devant l'église. Le curé barricada aussitôt la porte et refusa les clefs. Quelques factieux se précipitèrent sur lui et le frappèrent. Le vicaire accourut à son secours et reçut un coup d'épée par derrière. Les deux ecclésiastiques purent prendre la fuite. Maîtres du champ de bataille, les vainqueurs s'emparèrent de l'église et firent monter en chaire leur ministre. Â Saint-Bazile de Goureille, petite paroisse près de Tournon , un religieux observantin , de l'ordre des Gordeliers , fut insulté un jour de fête au sortir du sermon. Les factieux le poursuivirent de leurs huées dans la rue et jusques dans l'église où il s'était réfugié ^ .

 Villeneuve-d'Âgen, des troubles eurent lieu, au mois d'octobre \ 560. Les habitants envoyèrent un des leurs à Burie pour lui demander des secours ou l'autorisation de s'armer. Burie n'avait point de troupes et ne maintenait la ville de Bordeaux dans l'ordre qu'à

d'accord plutôt avec d'Ossun qu'avec Burie. Aux lettres précédemment citées nous pouvons ajouter celles de Portai au duc de Guise et au cardinal de Lorraine (Orig. du 20 novembre ; f. fr., vol. 15871, f. 39 et 40).

1. Lettre originale du parlement de Bordeaux au roi, du 14 octobre (Ve de Golbert, vol. 27, f. 169).

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l'aide des mortes-payes. Quant au droit de prendre les armes , il était en contradiction avec Fédit tout récent du 5 août, qui défendait le port des armes sous peine de mort^. Burie promit des secours et ne donna rien ; mais il écrivit au roi une lettre, datée du jour même de l'arrivée des conmiissaires de Villeneuve. Il s'excuse sur la faiblesse de ses moyens ; il a refusé d'autoriser une contravention à l'édit du 5 août, € combien , dit-il , qu'il me semble qu'il n'y aurait c point de mal de permettre aux habitants de € s'armer pour la garde de leur ville et pour cette c occasion seulement. » En attendant les ordres du roi, il envoie un capitaine à Villeneuve^. D'Ossun écrivit le même jour au roi et au duc de Guise dans le même esprit^.

Le dernier jour du règne de François II, le 4 décembre, un magistrat, le président Fronton de Bérault, du parlement de Bordeaux, plusieurs fois envoyé en mission dans le Bazadois et dans l'Âgenais, écrit au cardinal de Lorraine une lettre qui présente le tableau de l'état religieux de cette partie de la Guyenne.

Monseigneur, après ayoir fkit mon estai en la chambre des yaocations dernières, suys allé passer temps en Agenoys et Bazadoys quelque peu de jours ; èsquelz lieux j'ai treuvé la plus grande partie du peuple, meames des rustiques et gens de

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