Ibid
3. Lettre originale de d'Estissac au roi, du 20 octobre 1559 (f. fr., vol. 15872, f. 207). Le môme jour d'Estissac écrivit au duc de Guise sur le môme sujet (orig. ; ibid., f. 209).
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pales : ordre aux étrangers de quitter Pdftiers dans les Si heures, aux hôteliers de conminfiiqpier aux officiers du roi les noms de leurs locataires, lÉx habî* tants de la ville et de la séuédbttussée de dénouoer les prédicants et d'rateodre k messe du dimandiey eux et leur famille ; ordre aux curés et vicaires de dresser la liste des assistants aux dfices et de la remrttre chaque lundi aux officiers du roi; défense aux sei* gneurs de haute et moyenne justice d'autorisar ks prèdies dans leurs fiefs, aux propriétaires de laisser prêcher dans lairs maisons, de recevoir les ministres, de les secourir, de leur c donner feu ni eau, m leur c prester aucun office d'humanité, > le tout sous pane de confiscation des biens ^
Les ministres, agents nés de Calvin et hcmunes d*aotion euxHnèmes, paraissent avoir été les recruteurs de la conjuration d'Amboise en Poitou. Vers le commencement d'avril 1 560, les Guises apprirent que des gentilshommes s'étaient réunis en troupe du côté de Poitiers et avaient arrêté de présenter au roi, padfiquement mais avec armes, une requête sur la religion. Le duc ordonna aussitôt à Burie de dissoudre le rassemblement^. Burie obtint des principaux seigneurs de la province que la démarche n'aurait pas de suites^. Les réceptions ménagées en Poitou au comte de Feria, ambassadeur extraordi-
i. La Planche, Estât de France sous François II, édit. du Panth, lut., p. 226.
2. Lettre de Tambassadeur Tomabuoni, du 23 avril {Négocia^ tions diplomatiques avec la Toscane, t. III, p. 415). — La Planche raconte ce fait de la môme façon, p. 270.
3. Lettre originale de Burie au roi, du 25 avril 1560 (î. fr., vol. 15871, f. 187).
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naire de Philippe II, détournèrent quelque temps l'attention et Burie put demander au roi un congé pour lui rendre ses comptes à Ghinon ^ .
Les troubles continuèrent sans que les lieutenants du roi, absorbés par les mouvements du roi de Navarre, y portassent remède. Le 8 septembre, Guy de Daillon écrit au duc de Guise que la réforme fait de grands progrès en Poitou malgré les ménagements des officiers du roi, mais qu'elle y est moins agressive que dans les autres sénéchaussées^. A la fin du mois le roi adressa au comte du Lude l'ordre c d'entendre tout ce qui se remuera et pratiquera c en Poitou et envoyer gens fidèles deçà et delà, c qui luy en pm'ssent faire fidèle rapport pour, de c tout ce qu'il entendra concernant le service du c roi, l'en advertir incontinent; et cependant tenir € la main bien roide, avec tout ce qu'il pourra € avoir de forces, à ce qu'il ne se fasse pas d'assem- € blées, et, s'il s'en faisoit quelqu'une, en lieu où eust € nioyen de le scavoir et d'estre le plus fort pour les € bien chasder, le roy veult qu'il n'y espargne chose € du monde, pour en faire si bonne pugnition qu'il en € soyt mémoire^. > Ces instructions souvent renouvelées dissimulaient mal les préoccupations politiques des Guises et l'attention qu'ils portaient sur un
i. Lettre origiiiale de Barie an toi, du 3 mai 1560 (f. fr., toI. 15871, f. 18f).