‹ Antoine de Laval et les écrivains bourbonnais de son tempsChapitre 14 sur 50 · GASTON · texte numérisé non relu

GASTON

Çà, compagnons, à moi ; que chacun se prépare,

Qu'on pointe ces canons ; que nul ne désempare

Sa place de combat. Monsieur le Maréchal,

Que vous en dit le cœur ? Voici le jour fatal

Aux ennemis tremblants^ jour qu'en pleine campagne

Nous braverons la ligue et les forces d'Espagne.

C'est à vous de choisir le champ pour nous placer, etc.

La dernière de ces tragédies paraît la mise en action (ic quelques pages dramatiques de Grégoire de Tours. Le Mérovéc est l'histoire de ce malheureux prince, fiisdu roi Chilpéric el d'Audowère, sa prc;nière femme. Les averd lires de Mérovée. persécuté par Frédégonde qui, en le faisan! périr, voulait délivrer ses enfants

d'une redoutable rivalité, ont inspiré à Augustin Thierry l'un de ses plus beaux Eécils des temps mérovingiens. Peu d'écrivains ont dépeint avec plus de vigueur que Billard le caractère violent et hautain de cette reine qui commit tant de crimes par haine et par ambition. « Je peux ce que je veux ! » dit-elle uu début de l'action, et la suite montre bien que rien ne pouvail, en effet, résister à sa volonté. Mais il est une scène où se révèle avec une sombre énergie le profond ressentiment qu'elle gardait même à ceux qui avaient le mieux secondé ses vengeances. L'allusion aux oreilles de MidaS; déplacée dans la bouche d'une reine barbare, peut à peine affaiblir la force du trait final. Malheur à qui a pu lire une fois dans la pensée de Frédégonde ! Les services les plus signalés ne pourront le sauver. Frédégonde el Landry délibèrent sur le sort de Rosson qui a délivré la reine de Mérovée :

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