POÉSIE LATINE
par les deux nouveau-nés. L'auleur semble lieuieux d'établir que le renonfi des Aubery remonte aux croisades : il cite, en effet, un Gui Aubery qui vendit son patrimoine pour suivre Godefroy de Bouillon en Palestine ; un Pierre Aubery qui accompagna saint Louis en Egypte ; un Claude Aubery, que Louis II de Bourbon emmena en Afrique, et à (jui il donna le collier de son ordre en récompense de ses services. Dans Jes temps plus rapprochés, il nomme Godefroy Aubery, habile guerrier, beau et libéral, non moins aimé que craini, qui se distingua en Belgique et en Italie, combattit à Cérisoles à côté du duc d'Enghien et mil en fuite le marquis du Guast ; et, |)our ne pas s'occuper exclusivement de ceux qui ont porté les armes, Jeati Aubery, juge h la cour de Bourbonnais ; Jean Aubery Du Plessis, procureur fiscal ; Antoine Aubery, chanoine ofûcial de Moulins, etc.
Ce qui nous a paru surtout original dans l'œuvre de ce poëte, quoiqu'il ait eu depuis beaucoup d'imitateurs, c'est le rapprochement ingénieux qu'il établit, dans ses Allégories, entre certains animaux, certains phénomènes de la nature cl les vertus de l'homme ; c'est la lâche bizarre qu'il entreprend de donner aux fables ou symboles du paganisme une interprétation chrétienne. Ce mélange du paganisme et du catholicisme lui est familier ; déjà dans ses Epiques, en même temps que saint Ignace, il a célébré Calon à la campagne, et chanté les bienfaits d'Hygie aussi bien que les vertus de sainle Calherine, vierge et martyre. Ici, dans une