HENRI AUBERY
foule de petits poèmes purement et éléiiamment écrits, il nous représente le Pélicin comme symbolisant la piété ; le Coq la vigilance ; le Chien la lidélité ; la Lune l'espérance; le Porc-épic la prudence unie à la force ; la Salamandre la chasteté du roi; Erigone la justice; Didon l'âme déçue; la Rosée la grftce céleste, l'Eioile la Vierge conçue; l'Aurore la ^ ierge née; Prométhée I humanité; Pan Jésus-Christ; Mélicerte la bonté divine; Orphée déchiré par les Bacchantes l'homme en proie à mille morts, otPhébu» qui recueille ses dépouilles Jésus consolateur. L'Aurore versanfdes larmes à la raori de Memnon c'est Marie pleurant son tlls; la matrone romaine nourissanl son père de son lait la Vierge allaitant son Dieu !
Aubery mourut à Auch (i656), ville qu'il a chantée dans un de ses derniers poëmes. Si la fécondité, la verve, l'élégance d'un style poli, cliAlié, harmonieux, sont des titres suffisants, le nom d'Aubery méritera toujours d'être cité avec honneur dans l'histoire de notre littérature, et, malgré le peu de faveur qui s'attache aux poêles latins modernes, écrasés par la comparaison de leurs œuvres avec les ouvrages immortels du siècle d'Auguste, il verra se réaliser ce vœu qu'il adresse à Calliope, au livre III de ses Allégories :
Pande mihi seris scribenda nepotibus !
0 Muse, inspire-moi des chants dignes de vivre!
JKAN DE LINGENDES, Evèque de Màcou. — Oraisons fiinc'bres de Vitlor- Amédée et de Louis XIII. — Ce qu'il faut penser du jugement de Voltaire sur cet orateur.
CLAUDE DE LIIVGENDES. — Sermons. — Oraison funèbre de Madame de Chantai. — Conseils pour la conduite de la vie.
GASrARD DIXET. — Discours au Roi. — Ordonnances sjnodak-s de Màcon.