‹ Antoine Stradivari, luthier célèbre connu sous le nom de Stradivarius; précédé de recherches historiques et critiques sur l'origine et les transformations des instruments à archet et suivi d'analyses théoriques sur l'archet et sur François Tourte, auteur de ses derniers perfectionnementsChapitre 9 sur 15 · ÉCOLE DES AMATI · texte numérisé non relu

ÉCOLE DES AMATI

Joseph Guarnérius, fils d'André, à Crémone. . . . . de 1680 à 1710 Florinus Florentus, à Bologne. . . . . . . . . . . . . de 1685 à 1715 François Rugger (ou Ruggieri), surnommé i/ Per. à

Crémone. ..... oo... . . . de 1670 à 1720

d'André... .... esse... . de 1690 à 1720 Jean Grancino, fils de Paolo, à Milan.. . . . . . .. de 1696 à 1720 Jean-Baptiste Grancino, frère de Jean, à Milan. . . . de 1690 à 1700 Alexandre Mezzadie , à Ferrare. . . . . . . . + +. +, de 1690 à 1720 Dominicelli, à Ferrare.. .. ............. de 1695 à 1715 Vincent Rugger, à Crémone. ......... . . . de 1700 à 1730 Jean-Baytiste Rugger, à Brescia, . . , . . . , . . . de 1700 à 1725 Pierre-Jacques Rugger, à Brescia.. . . . . . . . . . de 1700 à 1720

Gaetano Pasta, à Brescia. . .. . . . . . . .. . . . de 1710 à. . . . Domenico Pasta, à Brescia. . . . .. . .. . . . . + de 1710 à.. . . François Grancino, fils de Jean, petit-fils de Paolo, à

Milan... .............. . . . + . + de 1710 à 1746 Pierre Guarnérius, fils de Joseph, petit-fils d'André,

à Crémone. ........... de 1725 à 1740

Santo Serafino, à Venise. .. ............ de 1730 à 1745

Les travaux de Gaspard de Salo, de Jean-Paul Magini et des Amati ont déterminé la forme actuelle du violon, née dans Île seizième siècle, et portée tout à coup à une perfection qui n’est pas une des choses les moins étonnantes de ce siècle fécond en prodiges. Que l’on compare cet instrument à une de ces violes dont l’usage s’est conservé en France jusqu'au temps de Rameau (1750), et qui sont connues vulgairement sous le nom

de quintons; on aura peine à comprendre que de cette chose si imparfaite soit sorti du premier jet un instrument dont on a vainement essayé de modifier la forme dans ces derniers temps, et auquel on n’a pu vouloir ôter ou ajouter quelque chose sans le détériorer. Rien de plus heureux, en effet, que les combinaisons acoustiques du violon : il suffit, pour s’en convaincre, du simple exposé de sa conformation. Sa caisse, dont la longueur est de 35 à 36 centimètres, a 21 centimètres dans sa plus grande largeur, et 11 centimètres dans la plus petite. Sa plus grande épaisseur ne présente qu’un développement de 6 centimètres. Ses parois sont si minces que le poids de la caisse de l'instrument n’est que d'environ 240 grammes ; néanmoins, cette machine, si frêle en apparence, offre une résistance prodigieusement énergique aux causes de destruction qui agissent incessamment sur elle; car le violon supporte pendant des siècles une tension de 40 à 42 kilogrammes, et une pression de 12 kilogrammes sur sa partie laplus faible. Sa figure symétrique, ses contours gracieux et bien proportionnés, ses échancrures correspondantes dans le milieu de sa longueur; les surfaces voûtées de ses tables, que consolident l’âme et la barre; les quatre colonnes triangulaires cachées dans les coins des échancrures, et les deux tasseaux placés à chaque extrémité, se coordonnent avec tant d'harmonie que la résistance et l’élasticité sont dans un équilibre parfait. | Les échancrures des côtés de l’instrument n'ont pas seulement pour objet de donner à l’archet le moyen d'agir librement sur les quatre cordes, car elles exer-

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