Voy. ci-dessus, p. 87 et
-• On possède les comptes des dépenses faites à l’occasion de cette réception. Ils ont été publiés dans le Bulletin à '• 1 avers, t. VI. Van Dyck n’y est pas nommé; mais il ne résulterait pas absolument
de ce silence qu'il n'eût pris aucune part aux préparatifs de l’entrée.
résidence de Blackfriars. Ce voyage est comme une accalmie au milieu d’une existence enfiévrée et dévorante. A peine Van Dyck a-t-il remis le pied sur le sol anglais que le voici repris par les exigences, les labeurs, les plaisirs qui ruine¬
ront en quelques années sa délicate constitution. Encore est-ce merveille qu il ait résisté si longtemps à tant de travaux et de fatigues.
Veut-on savoir comment il parvint à expédier avec cette prestigieuse rapi-
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dite une aussi grande quantité de portraits? Écoutez un de ses contemporains qui l’a vu souvent à l'ouvrage. Voici comment De Piles, dans son Cours de peinture , raconte les détails qu’il tenait d’Évrard Jabach, banquier à Cologne : <c Le fameux Jabach. homme connu de tout ce qu'il y a d’amateurs des beaux- « arts, qui étoit des amis de Vandeik, et qui lui a fait faire trois fois son por- « trait, m’a conté qu’un jour, parlant à ce peintre du peu de temps qu’il « employoit à Etire ses portraits, il lui répondit qu’au commencement il avoit « beaucoup travaillé et beaucoup peiné ses ouvrages pour sa réputation et « pour apprendre à les faire vite quand sa cuisine le demanderoit. Voici quelle « conduite il m a dit que Vandeik tenoit ordinairement. Ce peintre donnoit jour « et heure aux personnes qu’il devoit peindre et ne travailloit jamais plus d’une « heure par fois à chaque portrait, soit à ébaucher, soit à finir; et, son horloge « I avertissant de 1 heure, il se levoit et laisoit la révérence à la personne comme « pour lui dire que c’en étoit assez pour ce jour-là, et convcnoit avec elle d'un « autre jour et d'une autre heure. Après quoi, son valet de chambre lui venoit « nettoyer scs pinceaux et lui préparer une autre palette pendant qu'il rcccvoit « une autre personne à qui il avoit donné heure. 11 travailloit ainsi à plusieurs « portraits en un même jour avec une vitesse extraordinaire. Après avoir légè- « rement ébauché un portrait, il faisoit mettre la personne dans l'attitude qu’il « avoit auparavant méditée, et, avec du papier gris et des crayons noirs et blancs,
« il dessinoit en un quart d'heure sa taille et ses habits qu’il disposoit d'une « manière grande et avec un goût exquis. Il donnoit ensuite ce dessin à d’habiles « gens qu'il avoit chez lui, pour le peindre d’après les habits mêmes que les « personnes avoient envoyés exprès à la prière de Vandeik. Les élèves ayant fait « d'après nature ce qu'ils pouvoient aux draperies, il passoit légèrement dessus « et y mettoit en très peu de temps par son intelligence l'art et la vérité que « nous y admirons. Pour ce qui est des mains, il avoit des personnes à ses gages,
« de l'un et de l'autre sexe, qui lui servoient de modèles. » On raconte aussi que, souvent, il retenait à déjeuner ses modèles après la séance; il étudiait pendant le repas le jeu de la physionomie rendue à scs habitudes ordinaires et saisissait ainsi, comme au vol, les traits caractéristiques du visage que la fixité de la pose lui avait dissimulés. En quelques minutes, il parvenait, grâce à cet expédient, à donner au modèle la vie et l'expression.
L'exactitude du récit de De Piles est confirmée par des documents positifs. Le musée Britannique et le cabinet du duc de Devonshirc possèdent de nombreuses feuilles de papier gris sur lesquelles sont indiqués, en quelques traits
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sommaires de crayon noir et blanc, la pose, le geste, la tête du personnage. Ce sont la très certainement ces premiers croquis que le maître expédiait en un quart d heure et qui suffisaient a un élève habile pour ébaucher un portrait. On ne rencontre guère de pareilles esquisses que dans ces collections anglaises qui gardent leurs trésors avec un soin jaloux. Preuve décisive, nous semble-t-il, que ce système ne fut appliqué par l’artiste que durant les dernières années de sa carrière.
De pareils procédés offraient plus d’un danger. On a Elit souvent la remarque que les mains des personnages peints par Van Dyck ne conviennent pas à la constitution du modèle. Ce défaut choque surtout dans ses derniers tableaux,
I artiste ne se donnant même plus la peine d'approprier les parties accessoires du corps à la tête du personnage.
11 arrive souvent aussi que ces vêtements exécutés de pratique ne s’adaptent pas exactement au corps qu’ils recouvrent ; mais le plus grave reproche qu’on puisse adresser à Van Dyck vers la fin de sa vie, c’est d’avoir compromis, par une production hâtive, ses meilleures qualités de coloriste. Ses chairs, naguère si finement modelées dans les tons gris délicatement relevés d’incarnat, deviennent blafardes ou passent sans transition du blanc au rouge vif ; on en arrive à douter de l’authenticité de ces derniers portraits. C’est par de pareils expédients qu’Antoine parvint à réaliser le rêve de sa jeunesse, on pourrait ajouter le rêve et la seule ambition de beaucoup d’artistes de tous les temps. 11 gagna des sommes énormes, eut un grand train de maison et rivalisa, par son luxe et ses prodigalités, avec les seigneurs dont il faisait sa société habituelle. L’atelier devient, dans ce cas, une usine et le génie un capital, dont on cherche à tirer le plus gros profit. Au moins Van Dyck avait-il longtemps travaillé, comme il le disait lui-même, pour sa réputation avant de songer à sa cuisine.
D’autres causes devaient encore contribuer à tarir les sources vives du talent de notre artiste. Le charme qui se dégageait de toute sa personne lui procurait des succès auxquels il ne restait pas insensible. A en croire certains historiens, aucune femme ne lui aurait résisté, pas plus l’épouse de son maître que les belles patriciennes de Gênes ou les fières ladies de l’aristocratie anglaise.
II faut sans doute en rabattre de ces anecdotes suspectes qui nous le peignent sous les traits d’un Lovelace. Mais ce que nous savons des séductions de sa figure sympathique par les portraits qu’il a pris soin de multiplier, et les aventures amoureuses dont le souvenir a été conservé par des témoignages certains, établissent assez que l’élégant séducteur a compté de nombreuses bonnes fortunes.
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Nous avons vu qu'il avait laissé à Anvers une fille naturelle. A peine arrive-t-il en Angleterre que ses démarches pour disculper lady Venetia de certains bruits fâcheux deviennent un argument sérieux contre la vertu de la dame. Dans cette circonstance, il fut tout au moins un ami bien maladroit. Il tombe ensuite amoureux de lady Stanhope. L'aventure aurait eu un dénouement qui ne ferait guère honneur à notre héros. La lettre suivante donne des détails curieux sur cette affaire : « On croyait, écrit, le 22 janvier 1636, lord Conway au lord député Wcntworth, que lord Cottington aurait épousé lady Stanhope; je pense qu'il en avait quelque intention; mais la noble dame est, à ce qu’on dit, amoureuse de Carey Raleigh. Vous avez eu des relations si fréquentes avec Van Dyck que vous avez dû remarquer ses démarches pour obtenir l'affection de cette dame; mais il a fini par une coglioneria qui n’a pas eu de suite), car il a disputé avec elle sur le prix de son portrait et lui a fait dire que, si elle ne voulait point payer la somme demandée, il enverrait le tableau à quelqu'un qui lui en donnerait davantage. » D’après une note retrouvée par Carpenter, le portrait de lady Stanhope aurait, par la suite, appartenu à Carey Raleigh. Van Dyck oublia vite cette violente passion qui lui aurait lait commettre un acte indigne d’un galant homme. 11 s’attacha successivement à Anne Carlisle, qui avait été son élève, puis à Marguerite Lémon, femme célèbre par sa beauté et son esprit romanesque. Elle se prit d'une belle passion pour le séduisant artiste, et, quand il se maria, partit de dépit avec un autre amant pour les Pays-Bas, où elle trouva, dit-on, une mort tragique.
Le roi, inquiet de cette existence désordonnée, effrayé par les symptômes de maladie que trahissaient déjà les traits fatigués de l'artiste, voulut lui créer un intérieur tranquille et honnête. A diverses reprises, il avait été mis au courant de la situation précaire de son peintre, souvent réduit aux expédients, malgré les sommes énormes que ses travaux lui procuraient. Un jour, le comte d’Arundel, alors grand intendant du palais, ayant fait allusion aux embarras financiers du roi : « Et vous, seigneur chevalier, dit Charles 1 7 en se tournant vers Van Dyck , savez-vous ce que c'est que d’avoir besoin de trois ou quatre mille livres ? — Oui, sire ; celui qui tient table ouverte pour scs amis, et dont la bourse est toujours à la disposition de scs maîtresses, trouve bientôt son coffre vide. »
Quand le roi prit la résolution de marier son favori, il était déjà bien tard ; le mal était devenu incurable. Cependant Van Dyck épousa, dans les dernières années de sa vie. vers 16*9 ou 1640, — on ne connaît pas la date exacte du mariage, — une jeune personne d'une beauté accomplie dont la famille
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comptait parmi les plus illustres d'Écosse. Elle se nommait Marie Ruthven et descendait du sang royal par son aïeule, Dorothée Methven, petite-fille de Jean Stuart, comte d’Athol. Un de ses ancêtres, milord Gowry ayant trempé dans une conspiration contre le roi d’Écosse, Jacques VI, eut la tête tranchée en 1584. Deux des fils de lord Gowry, oncles de Marie Ruthven, voulurent venger ce juste châtiment de la trahison sur la personne du roi. Ils expièrent, eux aussi, par la mort, leur criminelle tentative. Cette famille, considérable par son rang, était, à la suite de ces événements tragiques, tombée en disgrâce. Ses biens avaient été confisqués et Marie Ruthven n’apportait à son mari, pour toute fortune, que les dons qu’elle devait à la libéralité de Charles Ier.
Le mariage n’était pas fait pour rétablir une santé ruinée par des excès de toutes sortes. Jusqu’à la fin de sa vie, Van Dyck traîna une existence languissante. Miné par la maladie, épouvanté par les événements tragiques qui se succédaient avec une foudroyante rapidité, inquiet sur le sort du roi lui-même, il voulut fuir devant la tourmente. Il espéra un moment trouver en France un asile et de glorieux travaux; il arriva trop tard. Mais n’anticipons point sur les événements, et reprenons l’énumération des travaux de l’artiste au moment où nous l’avons quittée, c’est-à-dire au commencement de l’année 1635.
A cette époque, son talent est encore dans toute sa force. En effet, plusieurs de ses œuvres les plus parfaites datent de l'année 1635. Rappelons les trois enfants de Charles 1er, du musée de Turin, et le roi à la chasse, du Louvre.
On range sous la même date un autre portrait du roi en costume de velours noir, ayant son chapeau sur une table à côté de lui, jadis dans la collection de sir Thomas Sebright ; et aussi le portrait des deux fils du duc de Buckingham, cette précieuse perle de la galerie de Windsor.
Peu d'années furent aussi laborieuses dans la carrière de Van Dyck que l’année 1636, à en juger par le nombre de toiles qui portent cette date. Contentons-nous de signaler les plus importantes : chez lord Wharton, Marguerite Smith, épouse de Thomas Carye, femme célèbre par sa beauté, et dont le portrait a été gravé par Van Gunst; Rachel, comtesse de Southampton, gravée par Mac Ardell, dans la collection de lord Royston ; Francis Russell, quatrième comte de Bedford, chez le duc de Bedford; Philippe Herbert, quatrième comte de Pembroke ; un portrait de Charles 1er, conservé dans le château du comte de Harrington; la reine Henriette-Marie, en pied, habillée d’une robe de satin blanc, aujourd’hui dans le palais de Windsor; enfin le grand tableau de famille représentant la duchesse de Buckingham tenant le médaillon de son
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mari et assise au milieu de ses trois enfants, deux garçons et une fille. Cette peinture qui fait partie de la galerie du vicomte de Gailway, jouit d'une immense réputation en Angleterre. On attribue encore à la même année deux des plus belles toiles du musée de Cassel, le portrait du jurisconsulte Juste Van Merstraeten, syndic de la ville de Bruxelles, gravé par J. -F. Leonart, et celui de sa femme Isabelle Van Assche. Mais ils datent évidemment du séjour de Van Dyck dans les Pays-Bas et remontent ainsi à l'année 1634.
Sur les travaux de l’année 16^7 nous ne possédons pas de renseignements aussi précis. Tout au plus avons-nous à signaler la toile de Windsor, qui réunit les cinq enfants de Charles Tr et dont le musée de Berlin possède une répétition ; un portrait de Charles Ier à mi-corps, chez le comte de Warwick ; celui d'Algernon Percv, comte de Northumberland, grand amiral du roi ; enfin celui de Lucy comtesse de Carlisle, qui se trouve à la fois chez lord Wharton et dans la galerie de Windsor. La noble dame a laissé une réputation de beauté qui lui assignait une place dans cette suite des Comtesses où Lombart a réuni les femmes les plus gracieuses et les plus élégantes de la cour d Angleterre. C est au sujet de ce dernier portrait que Walpolc émet cette singulière réflexion : « Les dames de Van Dyck sont si peu flattées qu’on est étonné qu’il eût tant de vogue. 11 nous fait douter que la comtesse de Carlisle fût réellement si charmante... » A en juger par le portrait de Windsor, la critique de Walpolc ne serait pas absolument dénuée de fondement.
Nous voici en 1638. La collection Warthon fournit encore un portrait en pied de Charles Ier, un autre de la reine Henriette, qui fait pendant au précédent, tous deux datés, tous deux gravés par Van Gunst. Sous la même date on place une répétition des trois enfants de Charles 1 r de Windsor; un portrait de Laud, le malheureux archevêque de Cantorbery, - - le duc de Portland et le musée de l’Ermitage possèdent chacun un portrait de ce personnage; - celui de sir Thomas Killigrew, signé : A. Van Dyck pinxit , i638 , conservé chez le duc de Newcastle ; enfin l’excellent tableau de Windsor qui réunit Killigrew et Thomas Carew. Cette toile porte la signature : A. Van Dyck , 16 38. Les deux personnages, vêtus de noir, tiennent chacun un papier sur lequel sont tracés quelques vers. L’artiste, n'étant plus gêné par les exigences de l’étiquette aristocratique, a retrouvé ici les meilleures inspirations de l'époque où il se plaisait à retracer les traits de ses compagnons habituels.
A l’année suivante 1639 appartiendraient, d'après Smith, le portrait de B. Granville Esq., et un tableau réunissant les trois enfants de Thomas Wentworth.
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La collection de lord Wharton renferme encore deux toiles avec cette date : le portrait en pied, avec bottes et manteau court, d'Arthur Goodwin, et celui de Jeanne, fille d'Arthur Goodwin, mariée à Philippe lord Wharton. La présence d’un aussi grand nombre de portraits datés dans la même galerie, quand les artistes de l'école de Rubens prennent bien rarement le soin de signer leurs peintures, ne laisse pas que de causer une certaine surprise et d’inspirer des doutes sérieux sur l’authenticité de ces signatures suivies de dates.
Beaucoup des œuvres puissantes ou exquises qui viennent d'être rapidement énumérées se trouvèrent un jour réunies dans une circonstance solennelle dont il convient de dire ici quelques mots.
Jamais on n'a vu, et verra-t-on une seconde fois une fête pareille à l'Exposition des trésors d'art réunis à Manchester en 1857? Heureux ceux qui furent alors en âge et en position de profiter de cette bonne fortune ! De longtemps sans doute une semblable occasion d'examiner à loisir, de comparer, d'étudier toutes les merveilles qui font l’orgueil des vieilles familles anglaises ne se représentera pas. Par bonheur, cette exhibition unique a été visitée avec soin par des connaisseurs éclairés. Leurs descriptions nous ont conservé quelque chose de l’impression produite par cet entassement de chefs-d'œuvre presque inconnus. Th. Thoré a consacré aux galeries éphémères de Manchester un de ses meilleurs livres. Antoine Van Dyck y occupe naturellement une large place. Nul artiste ne se présentait avec une réunion aussi imposante de toiles précieuses. Il semblait que l'exposition eût été faite pour sa glorification ; aussi le rédacteur du catalogue officiel, M. Peter Cunningham, pouvait-il s'écrier sans hyperbole : « Jamais tant de Van Dyck ne se sont trouvés ensemble sous un seul toit. Edge, Hill, Naseby et les autres champs de bataille n'ont jamais vu autant de Cavaliers et de Tcles-rondes de distinction qu'il y en a de rassemblés sur les toiles qui sont ici. »
Les notes de Thoré, prises séance tenante, très justes d'impression et très vives d'allure, donnent une idée exacte de ce merveilleux musée. Nous nous contenterons de reproduire l’énumération des grands tableaux exposés dans la galerie des portraits. Cette page animée offre, en même temps qu’un document précieux, l’appréciation d'un très fin connaisseur :
« Les plus admirables à mon avis, dit Thoré, — ils le sont tous, — c’est lord John et lord Bernard Stuart, en pied, dans le même cadre, tués tous les deux en combattant pour Charles Ier; l’un à Cheriton, l’autre à Rowton Heath. Oh! les beaux et vaillants inséparables! Ils appartiennent au comte de Grey;
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loid Darnley en possède une répétition. — C’est un autre couple de gentilshommes, le duc de Bedford, en rouge, et le comte de Bristol, en noir; au comte de Spencer. — C est le comte de Carlisle, mari de Lucy Percy, avec un fond de ciel extraordinaire ; a lord Lyttelton. — C’est le duc de Newcastle, William
Cavendish, en noir, avec une main incomparable; au duc de Portland. - C’est
le prince Maurice, neveu de Charles Ier ; au comte Craven. — C’est la reine Henriette, toute en bleu, accompagnée de sir Jeffrey Hudson, portant un singe sur son épaule ; au comte Fitz-William. — C’est sir William Killigrew, à mi-corps, en noir, signé : A. Van Dyck pinxit, i638 ; au duc de Newcastle. — C’est le roi Charles 1er, la reine Henriette et leur famille, au duc de Richmond ; répétition du tableau de Windsor Castle. Cette toile vient de la galerie d’Orléans, où elle fut payée seulement 1,000 guinées, et revendue au duc de Richmond 1,500 guinées. Elle se vendrait aujourd’hui plus de 100,000 francs. — C’est Mme Anna Kirk une des femmes de la reine Henriette, en jaune ; au comte de Crey.
« Tels sont, et à peu près dans cet ordre, les Van Dyck de la plus haute qualité. Quelques-uns proviennent de la collection de Lely, qui avait réuni beaucoup de peintures de son maître d’affection. Plusieurs ont été gravés, notamment dans l’ouvrage d’Houbraken, le graveur. Les autres, qui ont tous un vrai mérite, s’appellent le prince Rupert, neveu de Charles 1er, au comte Craven ; — le comté de Danby, au comte de Stamford et Warrington , — le fameux comte de Strafford, William Wentworth, en armure, au duc de Portland; — sir Charles Cavendish, frère de William, au même ; — le comte de Northumberland, grand amiral, au comte d Essex ; — le premier comte Craven, en armure, au comte Craven actuel ; — Georges Gordon, second marquis de Huntley ; le duc d’Hamilton, vaincu à la bataille de Preston, en 1648, et décapité; le duc de Holland, second fils du comte de Warwick, décapité en 1649 5 et James Stuart, duc de Richmond et Lennox, qui accompagna Charles Ier à l’échafaud et le suivit dans la mort, tous quatre au duc de Buccleuch ; — l’archevêque de Cantorbery, William Laud, décapité, au duc de Portland ; — Philip Herbert, comte de Pembroke, au duc de Pembroke actuel ; — le comte de Northumberland, sa femme et sa fille, au duc de Manchester ; — sir Charles Goring et un autre nobleman , avec un page, au même; — - sir John Byron, à lord Tabley ; — James Stanley, comte de Derbv, fait prisonnier à la bataille de Worcester et décapité en 165 1 ; sa femme Charlotte de La Trémouille, au comte de Derby actuel ; — la comtesse d'Oxford et Elgin tenant une rose, au comte de Stamford et Warrington ; — Rachel de Ruvigny, comtesse de Southampton, au comte de Grey; — lady Betty Sidney, en bleu, à