VAN DYCK CHEZ VAN BALEN
présence parmi les hommes d'Etat, les savants, les artistes, n indique-t-elle pas que l'auteur des portraits entretenait avec scs modèles d'anciennes et intimes relations ?
Dans le cours de l'année 1610, les récentes découvertes de M. Van den Branden ont précisé la date, l'atelier du peintre Henri Van Balcn reçoit, en qualité d'apprenti, Antoine Van Dyck. Le choix du maître était heureux.
En effet. Rubens, revenu d Italie dans les derniers mois de l'année 1608,
avait d abord rencontré chez ses concitoyens une sorte de froideur. Il 11c devait pas tarder a les faire revenir de ce premier sentiment ; mais alors sa réputation n avait pas triomphé des calomnies des envieux, son enseignement ne jouissait pas encore de 1 immense réputation qu'il ne tardera pas à conquérir. Un pareil maître d ailleurs eût-il consenti à enseigner les premiers principes de l’art a un enfant figé de dix ans seulement?
Henri Van Balen, au contraire, avait fait ses preuves; il était considéré comme un des meilleurs peintres de son temps. La date de sa naissance vient d être établie récemment; il naquit en i)~). Suivant un usage généra
ENRI VAN BALEN, PEINTRE are Je Paul Pontius, d’après Van Dy<
également par la correction du dessin et la délicatesse du coloris. Ses compositions un peu froides manquaient assurément de ces fortes qualités qui annoncent un maître; mais on n’y rencontrait point de défauts choquants. Combien de réputations n’ont pas d'autre point de départ !
La gloire de l'élève a nui quelque peu, semble-t-il, à la réputation du maître. Les tableaux de Van Balen qu'on rencontre dans les musées d’Allemagne, à Vienne et à Dresde notamment, nous paraissent mériter quelque estime. 11 s'y trouve des figures d’enfants d’un charme singulier et d’une grande finesse de ton. Remarquez bien ce détail. On sait quelle grâce Van Dyck donne à ces petits anges dont il aime à animer ses tableaux religieux, soit qu’il les forme