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PORTRAIT DE" FEMME, PARWATUTE AUX

(Fac-similé d'une gravure de J.-M. Liotard.)

le Watteau sérieux qui s'applique et se surveille ; Indifférent et la Finette sont des morceaux dépourvus de toute prétention héroïque; mais où l'artiste nous met, par un travail définitif, dans la confidence de ce qu’il cherche, car il y a là, avec la spirituelle désinvolture des personnages, le goût pour les colorations fleuries, obtenues par des superpositions de tons dont Watteau avait emprunté le secret à Rubens lui-même. Comme marque caractéristique de cet amour pour la rareté, il faut noter les roses pâles qui égaient les bas de l'Indifférent, et la robe d’un bleu verdâtre glacé de blanc dont la Finette s'est revêtue. Cette robe nous dit de quels éléments Watteau avait composé son idéal de coloriste et sa technique. Tout le monde a vu au Musée d'Anvers le beau Rubens qu’on appelle l'Education de la Vieroe. La jeune fille, convaincue qu'il faut être bien habillée, même pour prendre une leçon de lecture, porte une magnifique robe de satin blanc, où la cassure des plis détermine des ombres bleuissantes. Il se peut, comme le croit M. Max Rooses, que les dessous aient èté préparés par un éléve, mais Rubens est revenu sur ce travail d'attente, et, de son pinceau triomphant, il a posé les luisants du satin et fait briller les lumières. Pour ceux qui aiment la peinture et sont curieux de savoir comment les choses sont faites, la comparaison des étoffes dans la Finette avec la robe de la Vierge au Musée d'Anvers, sera toujours une joie infinie. L'étroite parenté qui lie Watteau à Rubens, la cordiale entente de leur idéal et de leur méthode, n’a jamais été plus évidente.

À la galerie Lacaze, d’autres pages encore, et bien significatives. Nous avons déjà parlé de presque toutes. L'Assemblée dans

un parc qui, d’après une note inscrite au revers du panneau,

aurait appartenu à de Cotte, directeur des médailles, est un Watteau qui semble compromis par des restaurations suspectes. Mais le tableau n’en est pas moins fort instructif, car dans les onze figurines qui se groupent en galant équipage sous de grands arbres pareils à ceux que Watteau avait dessinés dans le jardin de Crozat, à Montmorency, on retrouve l'esprit et le nerf que le maître apportait à ses compositions miniaturées, comme le tableau qu'il avait peint en 1719 pour le Régent. L'Assemblée dans le parc à cependant l'air d’une peinture un peu plus ancienne. Le Jugement de Päris n’est qu’une esquisse légère qui nous montre Watteau aux prises avec le problème de la nudité et qui avoue, çà et là, l'embarras qu’il éprouvait à exprimer les hautaines élégances des formes divines. Même observation pour le tableau ovale, Jupiter et Antiope, que nous avons cité comme un exemple des leçons que Watteau a pu prendre chez Crozat quand il essayait de dérober aux Vénitiens le secret de leurs carnations ambrées ; enfin, en ce qui concerne le Faux pas où l’Heureuse chute, dont nous avons parlé au chapitre précédent, c’est le Watteau nerveux et d’une belle virtuosité où l’on voit éclater des rouges excessifs, uniquement parce qu’un nettoyage maladroit s’est attaqué à cette œuvre délicate et a enlevé les glacis transparents qui recouvraient la peinture de leur enveloppe vitrée. Tous ces Watteau de la galerie Lacaze veulent être médités.

Une fois sortis du Louvre, nous ne rencontrerons pas beaucoup de Watteau à Paris; mais, en cherchant bien, nous en trouverons quelques-uns. Chez M. Groult, d’abord, il y a le petit

Flüleur dont nous avons parlé, avec son effet de lumière artifi-

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