‹ Antoinette Sabrier. L'enfant chérieChapitre 12 sur 111 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

ANTOINETTE, MARCELLE CANDES, M"'« SAVERGNE, RUMILLES

iM"'® SAVERGNE, abordant Antoinette.

Elle est ravissante, votre fête, ma chère amie, sincèrement ravissante.

Vous êtes gentille.

M"^^ SAVERGNE

Et le beau temps ! Vous trouvez le moyen d'avoir un soleil radieux et il a plu trois jours sur quatre, cette semaine.

Nous avons eu Thabileté de vous choisir le quatrième.

M°^® SAVERGNE

Toujours la veine, votre veine ! Elle commence à devenir légendaire, la veine de Sabrier.

Justement î les légendes, c'est bien fragile !

M"'^ SAVERGNE

Oh ! avec Sabrier, pas de danger ! De plus fort en plus fort. C'est le Nicolet de la Bourse... Il doit avoir

un talisman. (Eiie nt en regardant Rumiiies.) Nous en parlions encore tout à l'heure, M. Rumiiies et moi.

ANTOINETTE, à Rumiiies.

Vraiment ?

iSl"'*^ SAVERGNE

N'est-ce pas, monsieur Rumiiies ?

RUMILLES, gêné.

C'est-à-dire...

M"'^ SAVERGNE, avec intention.

A propos... vous devriez bien me présenter votre ami Doreuil.

Mais très volontiers... Tout à l'heure.

M"'^ SAVERGNE

J'ai l'intention de donner une fête costumée le mois prochain, à Villennes, et je voudrais qu'il fût des nôtres. Vous en serez aussi, n'est-ce pas ?

Nous, certainement. Mais, le mois prochain, Doreuil sera à la mer avec sa sœur.

M"^® SAVERGNE

Quel dommage ! J'aurais été si heureuse de vous avoir ensemble ! M. Rumiiies me disait encore à l'instant que vous l'aimiez beaucoup ! Enfin nous nous rattraperons cet hiver... c'est entendu ?

Comment donc !

M™^ SAVERGNE

Ah! dites-moi...etM. Jamagne?Il me serait agréable aussi de vous réunir.

Acri': i>|{i:mii:|{ 47

ANTOINETTK, iionir li'-t-ic.

Vraiment ! l*]li bien, demandez à mon mari de vous le présenter. Celui-là n est pas de mes amis.

Ah ! je croyais... Vous permettez que je conduise M. Humilies au téléphone. Figurez-vous, il voulait s'évader à langlaise. Je l'ai retenu de force en votre nom... Il va prévenir au journal...

Vous êtes un amour.

M"'*' SAVERGNE, à Rumilles.

Venez-vous !

ANTOINETTE, prenant légèrement Rumilles à part.

Rumilles! Avant que la poule ait gloussé trois fois... allez! je ne vous en veux pas... Elle est plus tentante que trente deniers!

M'i^^ SAVERGNE, à mi-voix.

Qu'est-ce qu'elle vous a dit?

RUMILLES

Elle m'a dit... que je vous adore...

M'"® SAVERGNE

Voulez-vous bien?... Alors, elle est jalouse?

RUMILLES Tiens! flU sortent. )

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