SCÈNE IV
Les mêmes, HÉLÈNE, DOREUIL
Voilà une bonne surprise, Hélène. V^ous ne m'avez pas gâtée ces temps derniers.
HÉLÈNE, feimée.
(Test vrai, je n'ai pas été gentille avec vous. Pardonnez-moi. Mais je n'ai été gentille avec personne; c'est mon excuse.
Et pourquoi?
ACTIi DHUXIFCMIi 71)
.16 lie sais pas. iPontlanl ces (itiehjiios rt'!pli(|iics, Dorouil a salué
Maioeiio. - A Marcelle.) BoQJour, madame, je suis bien contente de vous voir.
MARCELLE
Moi aussi, ma clière Hélène. Cela m'arrive si rarement. Je serais heureus3 de causer un peu avec vous.
HELENE
KIi bien, voulez-vous que nous laissions Antoinette et mon frère se faire leurs confidences? Cela leur fera plaisir et nous donnera tout loisir de parler. Comprenez-vous cela ? Voilà dis gens qui se voient tous les jours et ils ont encore des choses à se dire. C'est stupéfiant 1
MARCELLE
Mais non. Ils se répètent toujours les mêmes choses; seulement, comme ils sout ravis de se voir et d'être ensemble, parce qu'ils saiment beaucoup, ils ne se lassent pas de les répéter.
HÉLÈNE
Je les envie.
MARCELLE
Attendez. Ils se feront peut-être encore plus souffrir qu'ils ne se sont donné de joie. On marche, n'estce pas ? Par ce beau temps sec et un peu froid, ce sera délicieux.
Très volontiers.
Elles sortent par le perron.