‹ Antoinette Sabrier. L'enfant chérieChapitre 33 sur 111 · SCÈNE XI ANTOINETTE, GERMAIN · texte numérisé non relu

SCÈNE XI ANTOINETTE, GERMAIN

Antoinette pousse un cri Aiolent.

GERMAIN

N'ayez pas peur, Antoinette, c'est moi, Germain.

Vous, Germain, de retour! (Elle sécarte, jette vivement son sac et son manteau derrière le paravent du fond.) Attendez, je Vais donner de la lumière. (Elle tourne un bouton électrique, au coin, près de la porte.)

GERM.\IN

Vous sortiez ?

ANTOINETTE, ôtant son chapeau.

J'allais faire un tour de jardin. Mais vous, voyons, vite, expliquez-vous, expliquez moi... ce retour! — Qu'avez-vous?

GERMAIN, s'asseyant.

Ce n'est rien ! un moment de faiblesse, bien naturel, allez ! Voilà trois nuits que je ne dors pas, trois jours que je mange à peine... Je suis arrivé à deux heures de Londres... j'ai passé à mon bureau... mais je ne tenais pas en place, il fallait que je vienne ici. . . tout de suite. Je repars dans un moment ! Je ne rentrerai probablement pas de la nuit. Richard et moi, nous avons à travailler à la banque tard, très tard. Je suis venu entre deux trains vous voir, vous parler, vous dire enfin... Il faut que vous sachiez; vous avez le droit de savoir la première. Vous êtes ma femme, ma compagne, n'est-ce pas, Antoinette ?

Qu'y a-t-il?

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