‹ Antoinette Sabrier. L'enfant chérieChapitre 54 sur 111 · BO URNE H ON · texte numérisé non relu

BO URNE H ON

Pour moi ! Ou m'envoie des ileurs ! Ht personne ne me sait de retour. Cela tient de la féerie, (i^gardani lenveioppe, rianf.) Émilieune î Parbleu! J'aurais dû m'en douter. Décidément, la voix du sang!... Et Dieu sait pourtant si je laime, ma gosse ! (Lisant o « Cher papa. Tu dois nous revenir demain. Je veux que,dèsrarrivëe, ces Heurs rapportent le salut joyeux dema tendresse ; il ne faut pas que tu trouves ta maison vide; je veux t'en faire les honneurs. D'ailleurs, j'ai comme une idée que je te verrai aujourd'hui... ces fleurs ne me précèdent que de quelques moments. Je suis à Paris où j'ai affaire*: je passerai chez toi danslaprès-midi, et j'aurai peut-être Iheureuce surprise de t'y trouver. En tout cas, avant de rentrer à Saint-Germain, je tenterai cette chance; les risques ne sont pas grands, et, si tu as la gentillesse d'être là, défends-toi bien, cher petit père, j'ai l'intention de t'étouffer de baisers. Ta Mily. » Chère petite Mily !

MADELEINE

Comme tu l'aimes.

BOURNERON

Comme elle m'aime.

MADELEINE

Faut-il être jalouse?

BOURNERON

Non, ce n'est pas la même chose. C'est plutôt elle, si elle savait...

MADELEINE

Quand nous serons amies, plus tard, je lui demanderai un grand pardon.

Et elle te pardonnera, je la connais. Oh ! mais à une condition, c'est que tu me rendes heureux.

MADELEINE

Sinon?...

BOURNERON

Sinon, je ne réponds de rien. C'est une vraie petite guerrière et, dès qu'on touche à ceux qu'elle aime, elle a des lueurs d'épée dans les yeux. Prends garde.

MADELEINE

Brr ! mais elle est terrible !

BOURNERON

Non, mais elle aime bien.

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