‹ Antoinette Sabrier. L'enfant chérieChapitre 56 sur 111 · ACTE piu:mii:ii · texte numérisé non relu

ACTE piu:mii:ii

MARIE

J'ai besoin d'elle. Vous ne me refuserez pas ?...

BOURNERON

Mais si !

MARIE

A moi ! à votre... marraine... 11 faut qu'elle me rende un service... très délicat.

Très délicat ! C'est si délicat que cela ?..

MARIE

Plus...

BOURNERON

Et si pressé ?

MARIE

Soyez chic. Dites oui et ne discutez pas. Vous me devez bien ça.

BOURNERON

C'est vrai... Je suis un ingrat. Mais une heure, une heure, pas davantage, une heure sans faux-col.

MARIE

Je m'y engage.

BOURNERON

Alors, je vous pardonne. Tenez, Marie, aidez-moi donc à ranger ces fleurs.

MARIE

Avec plaisir.

Un silence.

VOIX DE MADELEINE

On ne vous entend plus. Qu'est-ce que vous faites tous les deux ?

bourneron Le ménage.

VOIX DE MADELEINE

Hein?

BOURNERON

Oui, Marie et moi, nous versons de l'eau dans des vases et nous nous disposons à y placer, aussi harmo-nieusement que possible, les fleurs que ma gosse vient de m envoyer.

VOIX DE MADELEINE

Ça fait bien ?

BOURNERON

Pas mal. Du moins, il nous semble. En clignant un peu de l'œil... Pas, Marie?

MARIE

C'est charmant !

Nouveau silence. Marie a ouvert les journaux. Elle lit debout* Bourneron s'assied et fait' de même.

VOIX DE MADELEINE

Et maintenant, qu'est-ce que vous faites?

BOURNERON

Nous sommes dans les feuilles.

MADELEINE, paraissant à la porte.

Après les fleurs. Marie et l'amateur des jardins, fable.

Elle rentre dans la chambre.

BOURNERON

En principe, tu sais, je suis plutôt... Fours. Non, nous sommes plongés dans les gazettes. Pas, Marie?

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