ACTE DEUXIKME 'l'Si
KMILIENM-:
Seulement, proniels-nioi que tu ne viens pas là-bas uniquement pour me faire plaisir, (.-a te fera aussi plaisir, dis, dôtre avec moi?
BOURNERON
Elle le demande! Mais, si ça ne me faisait pas un gros plaisir, est ce que je partirais?
Alors tes affaires, tes fameuses affaires?
BOURNERON, souriant.
J'ai trouvé un moyen pour tout arranger.
ÉMILIENNE, pensive.
Ah!
BOURNERON
Eh bien ! Qu'est-ce que tu as? Ou'est-ce qui te prend ? Tu n'es pas contente ?
ÉMILIENNE, sérieuse.
Si. Très.
' BOURNERON
On ne le dirait pas. Alors, à quoi penses-tu ?
ÉMILIENNE
A toutes les exigences que je vais avoir. Tu sais, làbas, tu seras mon prisonnier, tu m'appartiens ; je ne te lâche plus ; je te mets les menottes.
BOURNERON, teiulrenicnt.
Celles-là ! Tant que tu voudras. U tend les poignets quelle
enserre avec ses mains.) Je ne te demanderai que quelques heures de congé, deci, delà; les prisonniers font deux fois par jour le tour de leur préau. C'est de droit.
J'aurai mes tours de préau. C'est tout ce que je me réserve.
Hum! C'est beaucoup.
BOURNERON
Tu as donc une âme de geôlière ?
ÉMILIEXNE
J'ai une âme de femme qui aime passionnément les gens qu'elle aime.
BOURNERON
Et j'en suis. Je nous plains.
ÉMILIENNE, rembrassanl.
Je t'en défie I
Silence.
BOURNERON, tapant du pied.
La sale bête !
ÉMILIENNE
Oh! 4
BOURNERON
Non. Ce n'est pas à toi que je pensais.
ÉMILIENNE
Vrai ?
BOURNERON II
Non, vrai, mais à cet animal d'Henri ! Il nous en joue un tour, avec ses appréciations sur nos mines et sur nos santés. Celui-là, la première fois que je le ren-i contrerai, je lui dirai ma façon de penser, et je ne mâcherai pas les mots, je te prie de le croire.
ÉMILIENNE, très gentiment.
Tu lui diras d'abord que tu as pour lui beaucoup