‹ Antonio Perez et Philippe 2Chapitre 116 sur 191 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

ainsi que les principales rues, par des troupes, depuis trois heures du matin 1 . Arrivés là, le lieutenant Claveria, le député Miguel Turlan, le jurât Inigo Bucle Metelin, se détachèrent du cortège et entrèrent dans la prison des Manifestados pour remettre Perez et Mayorini entre les mains de lalguazil du saint-office, Alonzo de Herrera*.

Perez semblait perdu cette fois. Cependant il ne restait pas dépourvu d'espérance. Mayorini, qui se mêlait d'astrologie, lui avait annoncé que ses traverses finiraient dans la lune de septembre, et Gil de Mesa lui avait écrit, dans la nuit même, d'être sans crainte et de compter sur l'assistance de ses amis 3 . Cet intrépide Aragonais avait ranimé l'ardeur attiédie et relevé le courage chancelant de ceux qui, en prenant en main la cause de Perez, entendaient défendre leurs propres droits. Il avait dit quelques

nrcabuçcros, etc.. y desla suerte t'ueron hasta la plaça del mercado » (Coll. Llorente, vol. XV f t. V, fol. 129 V et 130.)

1 « Aviendo el governador, desde las 1res de la manana to-

niado los puestos de todo el mercado con mucha gente que para eslo ténia. » (Ibid., déposition Basante, vol. XVI, t. VII, fol. 52 V.)

* a Y habiendo enirado en la carcel de los Manifestados el dicho lugarteniente miccr Claveria con cl dicho Miguel Turlan diputado. Inigo Bucle Metelin jurado de Saragoça con sus maceros, y maças alçadas... y aviendo el dicho lugarleniente entregado a Alonzo de Herrera y Guzman alguazil del santo oficio, en presencia de mi, el dicho secretario... las personas de Antonio Perez y Francesco Mayorini. » {Ibid., fol. 130.)

3 a El quai halle con esperanças que el suceso séria bonissimo asi por las que Gil de Mesa dava por sus villetes, como por tener entendido de Juan Francesco Mayorini que en la luna de setiembre se avian de acahar sus trabajos. » {Ibid., fol. 51 V.)

jours auparavant a Basante : « Je jure Dieu que, tout le monde manquât-il à Perez, je ne lui manquerai pas, moi ; non, j'irai sur la place me heurter contre tous, y en eût-il cent milliers ^et je me sacrifierai pour son service en mourant pour qu'on lui fasse droit... Je lui arracherai la vie, comme il me l'a dit, plutôt que de le voir aux mains de l'inquisition. Aussi bien don Martin de la Nuzam'a offert de m'accompagner avec des suivants (lacayos 1 ) armés et déterminés. Don Diego (de Heredia) procède la dedans avec je ne sais quels artifices, mais je crois qu'il fera son devoir de gentilhomme. Nous avons dépêché vers don Juan de Torrellas, et il s'est offert de nous aider avec de braves gens. C'est moi qui vous jure donc encore une fois que, si l'inquisition y revient, il n'y aura pas de sourds qui ne nous entendent. Tous les vassaux du comte de Fuentes et tous ceux de ces autres seigneurs, quand ils nous entendront crier liberté! prendront tous notre parti, Qu'ils marchent donc, qu'ils marchent ! je brûle déjà de m'y voir*. »

1 Argensola, qui était contemporain et qui l'ut témoin de ces événements, parle ainsi de ces lacayos : « Gente facinorosa que aqui Uaman iacayos i hombres valienles, y que, sin reparar en el peligro de la vida 6 de la conciencia, acometen qualquier hecho que les mandan : milicia lemeraria y desordenada. » (C. xx, p. 41.)

* <r Yo le voto a Dios de que, quando todos fallen, no avra en mi ialta, si no que saldfé a esa plaça â chocar con cien mil que sean, y a sacriticarme en su servicio y morir en la demanda, y que, quando olro no pueda, yo mismo le quite la vida, como el me ha dicho, anles que yo le vea en la inquisicion : quanto mas que me lia olrecido don Martin de la Nuza de acompaiïarmc con muy valientes lacayos. Don

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