CHAPITRE II
« Je m'en fus fort content, et je m'entendis avec Martinez sur les mesures a prendre. L'ordre arrêté pour le repas fut : qu'en entrant dans la maison par le passage des écuries, qui sont au milieu, et en pénétrant dans la première salle, on trouvait Ta deuxdressoirs, dont l'un était pour le service des assiettes, et l'autre pour celui des verres, d'où on devait porter a boire aux convives. De ladite salle, a main gauche , on passait vers celle où étaient les tables du repas, et dont les fenêtres donnent sur la campagne. Entre la pièce où on devait manger et celle où étaient les dressoirs était une pièce carrée servant comme d'antichambre et de passage. Pendant qu'on mangerait, je devais avoir soin que, toutes les fois que le secrétaire Escovedo demanderait a boire, ce fût moi qui lui en portasse. J'eus ainsi occasion de lui en donner deux fois, en versant dans son vin l'eau empoisonnée 1 , au moment où je traversais l'antichambre, et en quantité équi-
no se queria meter en matar à nadie. Y asi el secrelario Antonio Percz le Uam6 una tarde en la casa del campo suya, y le dixô romo le imporlaba que el secrelario Escobedo muriese, y que en lodo caso eslubiesc prcvenido de darle la bedida el dia que fuesc cl convile : y que para la disposition se viese y eoniunicase con el dicho Diego Martinez, dandole palabra y olrecimiento de amislad en sus cosas. » (Proceso, ms.)
1 « Y assi hubô ocasion de darlc de beber dos veces â este déclarante, echando en el vino el agua venenosa prevenida que ténia Diego Martinez en su poder, que se la ecliaba en el vino al passar la quadra, cadavez le ecliaba la cantidad de lo que cabria en una cascara de niiez, que asi cra la orden que avia ; y en acabando.de corner el secrelario Escobedo se fuc, y los demas se quedaron jugando. » (Proceso, ms.)
valente k ce que pourrait contenir une coquille de noix, ainsi que j'en avais Tordre. Le repas fini, le secrétaire Escovedo s'en alla, les autres demeurèrent k jouer, et le secrétaire Antonio Perez, étant sorti un moment, rejoignit son majordome et moi dans un des appartements sur la cour, où nous lui rendîmes compte de la quantité d'eau qui avait été versée dans le verre du secrétaire Escovedo ; après quoi il s'en retourna jouer. On apprit depuis que le breuvage n'avait produit aucun effet 1 .
« Quelques jours après ce mauvais succès, le secrétaire Antonio Perez donna un autre dîner dans la maison dite du Cordon, qui appartenait au comte de Punon-Rostro, où se trouvèrent le secrétaire Escovedo, dona Juana Coëllo, femme de Perez, et d'autres convives. On servit a chacun d'eux une écuelle de lait ou de crème, et, dans celle d'Esvovedo, on mit une poudre semblable a de la farine*. Je lui donnai aussi du vin coupé avec l'eau du repas précédent. Cette fois, la poudre opéra mieux, carie secrétaire Escovedo fut fort malade, sans en deviner la cause. Pendant sa maladie, je trouvai moyen qu'un de mes
• o Y en esto saliô el secretario Antonio Perez con escusa de mear, y se metiô con este déclarante y su mayordomo en un aposento de los de el patio, donde le ensenaron la canlidad del agua que le avian dado â beber al dicho secretario Escobedo; y con esto se volviô à jugar : y despues se entendiô que la bebida no fue de ningun provecho, ni hiz6 efeclo. » (Proceso, ms.)
4 « Se diô â cada uno una escudilla que no se acuerda bien si era de natas o loche : y en la de Escobedo se avian ecbado unos polvos corao de barina. i (Proceso, ms.)