‹ Antonio Perez et Philippe 2Chapitre 41 sur 191 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

que vous en donnez 1 . » Mais Perez parvint bientôt a éloigner les meurtriers sans qu'ils fussent découverts. Il les récompensa tous avec soin. Miguel Bosque reçut cent écus d'or de la main de Ferdinand de Escobar, clerc de la maison d'Antonio Perez, et il retourna dans son pays 2 . Juan de Mesa, Antonio Enriquez, Juan Rubio et Insausti partirent pour l'Aragon. Ils allèrent a Babiera et de Ta a Saragosse. Juan de Mesa eut pour récompense une chaîne d'or, cinquante doublons de huit ou quatre cents écus d'or, et une tasse d'argent lin 8 . La princesse d'Eboli lui donna par écrit un titre d'employé dans l'administration de ses biens 4 . Diego Martinez apporta aux trois autres un brevet d'alferez ou d'enseigne au service du roi d'Espagne et au traitement de vingt écus d'or. En possession de ces brevets signés par Philippe II et par Perez le 19 avril 1578, dix-neuf jours après l'assassinat d'Escovedo 5 , les meurtriers

1 « Muy bien acerlado a sido que no se aya ydo vueslra xente por la causa que decis... y aun me parece â mi que lo mejor es que sesten quedos por aora, teniendo vos el cuidado que tendreis, y no me parece que los ynbieis con despachos, sino que se esten quedos como hé dicho por la caussa que aqui decis. » (Ms. de la Haye, fol. 81, 86.)

* « Hernando de Escobar, clerigo, que se quedô en Alcala, di6 100 escudos de oro a Miguel Bosque, que fueron los que este déclarante le ofireciô en Aragon, quando le trax6 el hermano del susodiebo. » [Proceso, ms.)

s « Juan de Mesa avia trahido uha cadena de oro y cinquenta doblones de 6 ocho y una lassa de plata buena. » (Ibid.)

* a Y la princesa d Eboli le avia dado un papel de la adminislracion de su hacienda. » (Ibid.)

5 « Diego Martinez... dié â cada uno una carta y cedula de Su Magestad con veinte escudos de entretenimiento, con titulos de alferez...

se dispersèrent pour se rendre chacun a son poste. Juan Rubio alla k Milan, Antonio Enriquez a Naples, et Insausti en Sicile. Ils dérobèrent ainsi leurs traces a la famille infortunée d'Escovedo, qui devait trouver difficilement le moyen de poursuivre la vengeance de sa mort 1 .

todas las cedulas cran â 19 de abril 1578, y la mucrte fue à* 51 de marzo del dicho anno, dia segundo de Pascua de resurreccion. » (Proceso, ms.)

1 « Rccogidos eslos despachos, todos très fueron a Napoles, este déclarante, Ynsausti, y Juan Rubio il Picaro ; y desde alli cl alferez Ynsausti â* Sicilia, y luego que llegô muriô ; y el alferez Juan Rubio, al cabo de un mes o dos que estaba en Napoles en casa de su padre, que era de alli, se lue à Milan A su entretenimiento, y este déclarante se quedo en el suyo en Napoles. » {Proceso, ms.)

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