‹ Antonio Perez et Philippe 2Chapitre 45 sur 191 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

complice de l'entreprise du duc d'Alençon, et il en accusait surtout la reine mère 1 .

En présence de tant d'ennemis, n'ayant pas été rejoint encore par toutes les troupes espagnoles, sachant que les Français avaient attaqué la Franche- Comté* par où devaient lui arriver les renforts, se croyant sur le point d'être pressé par les armées combinées du duc Casimir, des États et du duc d'Alençon, il ajoutait : « Jamais les affaires de Votre Majesté n'ont été dans un péril si urgent... Je suis plein d'inquiétudes. . . 11 est donc plus que temps que Votre Majesté m'accorde du secours, qu'elle prenne une résolution, et que je lui proteste, parce que j'y suis contraint, que, si elle tarde, je serai infailliblement perdu, sans qu'il y ait de ma faute, puisque, comme je l'ai dit et écrit tant de fois, il n'y a diligences que je n'aie faites depuis le premier moment jusqu'au dernier... Dans ce cas-ci, je ferai tout ce que la situation et les circonstances me conseilleront. Quoi qu'il en arrive, Votre Majesté peut être

para que, segun creo, hechc su cuenta y tome la rresolucion a que Uega y obliga casso tal y tan nuevo. » (12 septembre 1578. Don Juan au roi. Ms. delà Haye, fol. 39-41.)

1 « Porque le ago saver que no tardaran aca en aparejarsse para ella eslos principes ingratos y olvidados de todas sus obligacioncs, si ean su t'alta y mala ynclinacion con cuantos ficros y palabras a y tienen, créa Vueslra Magcstad que al lin an sido y son soran sus obras assi, mayormente in tanto que las guiare rc d cargo la madré, ques la que inquiéta al rrey, y sus danças u voluntad, y pone espiritu y se lebanta al hermano, y la que •inucbc y descompone todo eslo. v (Ibid.)

sûre que je ne prendrai aucun parti qiii ne soit jugé le plus convenable au service de Dieu, au vôtre, et à mon honneur. Sur ce pied, on me trouvera toujours prêt et l'âme satisfaite en présence de toutes les disgrâces ou de tous les heureux succès qui m'attendent. Je m'en remets h ce que Dieu m'a réservé 1 .»

Quatre jours après, les anxiétés auxquelles il était depuis longtemps en proie, les fatigues extrêmes qu'il avait essuyées, le livrèrent a une lièvre pestilentielle qui régnait dans son camp 2 . La vigueur de son âme le soutint contre la violence du mal, et, le 20 septembre, il écrivit a son frère une lettre admirable par l'élévation des sentiments, l'éloquence

1 « Nunca luvieran las cossas de Vuestra Magcstad el peligro qucs aora tan hurgente; temo mucho dé la cuenla... y es mas que liempo que Vueslra Magcstad le d»S y sse rrcsuelba o que le prolesle yo, como lo hago depuro forçado â cllo, que si tarda en socorrerme, me perderé sin talla y sin culpa mia, pues, como tengo dicho yescrito tanlas beces, no me ha quedado diligencia por haccr, desde la primera hasta la ullima ora, en que ynlentaré, como digo, lo qn'el liempo y andamientos me aconsejaren ; lo que fuerc assegurarc Vuestra Magcstad que sera con lodas aquellas rraçoncs a que me huviere obligado, y que no me pondre â cossa que no se juzguc por lo mas sana al servicio de Dios, al suyo, y â mi honrra, con que me allarà" aparejado y contento para qualquier siniestro o buen suceso que me venga ; â que Dios menbiare me rremito. » (Ms. de la ilaye, fol. 39-41.)

* « Y asi no devo tan poco callar el progresso que la peste y las eu* fermedades ban aciendo en esle exereito, especialmenle en los pocos Espaùolcs que ay. ques de suerle que, de mas de averssc muerlo ya muchos y entre ellos algunos capilanes y olras personos parlieularcs, se allan cl dia de oy cerca de docienlos empestados y mil y lantos enfermos en solos los ospitales, sin los que se curan por sus dineros fuera dellos, y es el mal que cada dia van eaiendo ynfinilos y no ay Irabaxo ni rreparo que vaslc al remedio. » (20 septembre 1578. Don Juan au roi. Ibid., fol. 41-44.)

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