‹ Antonio Perez et Philippe 2Chapitre 54 sur 191 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Elle demanda en même temps au roi le châtiment de Matheo Vasquez, qu'elle appelait un chien maure 1 . Comme le roi voulut savoir, par le frère Diego de Chaves, si elle avait quelque preuve de ce qu'elle avançait contre Vasquez, elle en appela aux témoignages de don Gaspar Quiroga, cardinal-archevêque de Tolède, et de Hernando del Castillo, prédicateur de Philippe II, qui ne les lui refusèrent point 4 . L'embarras de ce prince augmenta de plus en plus. La guerre avait éclaté ouvertement dans son cabinet entre Perez et Vasquez. Perez, étant a TEscurial, avait envoyé son officier d'État, Diego de Fuerza, chez Vasquez pour y chercher un papier d'affaire qui devait être soumis au roi. Vasquez Tâ- / vait remis en y attachant un autre papier, écrit de sa propre main, tout rempli de dénonciations, et dans lequel il prétendait, ce qui était le comble de l'injure en Espagne, que Perez n'était pas de bonne caste 8 . Perez, courroucé, avait porté ce papier a Philippe II en exigeant qu'il lui accordât satisfaction de son dénonciateur, ou lui permît de la pren-

cavallero, y en confiança de tal, y con el sentimienlo de tal offensa. » [Relaciones, p. 24.)

* a Sino que la desverguenza de agora de ose perro moro que Vues- Ira Magestad tiene en su servicio. » (f6id., p. 26.)

* Ibid.

3 a Un mes antes desta prision, estandoel dicho secretario Antonio Perez en el Escurial con Su Magestad, embio â Diego de Fuerza, su olicial de Estado, en casa de Matheo Vasquez por el pliego de Estado tocante al dicho Antonio Perez, y volviocon el, y, encima,un papel metido entre el y el del despacho, en que venia atado y abierto, en que decia que el secretario Antonio Perez no era de huena casta. y (Prùceso, ms.)

dre 1 . Philippe II sembla la lui promettre, en l'ajournant toutefois. « Avant de procéder, lui écrivit-il, contre Matheo Vasquez, pour ce papier ou placard, il serait bon d'expédier les consultes particulières qu'il a en main et qui intéressent un grand nombre de personnes dans le despacho déjà encombré 2 . »

Mais il ajoutait dans une autre lettre : « Le courage m'a manqué pour entendre les diverses consultes de l'homme que vous savez 3 . » Son intention était évidente. Philippe II, qui cherchait toujours à gagner du temps, même dans les choses, dit l'ambassadeur vénitien Contarini, que le temps ne saurait aider 4 , traînait l'affaire en longueur, pour ne pas se priver des services de Matheo Vasquez. Il tenait beaucoup k ce secrétaire, dont la personne lui était agréable, le travail commode, qui classait les pétitions et les requêtes dans son cabinet 5 , les

1 « Y agora lo vee V. Magcstad, a quien supplicolome resolucion, oâmyme suelte, para que yo me salisi'aga. » [Relaciones, p. 30.)

1 g Que si estotro se començava, quedaria embaraçado el despacho de muchos négociantes. » (INI., p. 31.)

3 « No me ha bastado el animo â entender en las consultas que aquel nombre tiene de particulares. » (Ibid., p. 50.)

* « Il serenissimo re è per essere di natura flematica c confidare in moite cose più nel beneficio del lempo, di quello che forse non possa riuscir, è molto tardo nelle sue resolulioni imporlanli. » [Relazione del clarissimo signor Tomaso Contarini, manuscrit des affaires étrangères.)

B « Matheo Vasquez de Leça, secretario favorecido del rey... avia la remision de los memoriales veniendo à sus manos todas las consultas, y embiando las despachadas a sus tribunales ; de manera que parecia el archisccrelario. » (Cabrera. Felipe negundo, rey de Espana, lib. XII, p. 972-987.)

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