‹ Antonio Perez et Philippe 2Chapitre 62 sur 191 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

nistre 1 . L'on d'entre eux, celui qui devait bientôt devenir son plus intime conseiller, Christoval de Moura, lui exprima tout l'étonnement qu'avait produit cette étrange nouvelle à Lisbonne 8 . « Je ne puis désavouer, lui dit-il ensuite, l'attachement que Votre Majesté sait que j'ai pour Antonio Perez. Mais je ne laisserai pas d'ajouter ensuite, avec la sincérité que mon devoir m'impose, que ce qui m'a le plus affligé dans cette pénible circonstance, c'est le dommage qui résultera pour le service de Votre Majesté de ce qu'on en éloigne un tel ministre, quand même ce ne serait que pour peu de temps. La capacité et les talents d'Antonio Perez sont connus de Votre Majesté mieux que de personne ; mais ce qui m'oblige surtout a parler comme je le fais, c'est d'avoir vu avec quelle discrétion et quel dévouement il servait 8 . »

Philippe H avait également senti le besoin d'ex-

* « Que Su Magestad le mandava que le visitasse y dixesse que no se altérasse de la démonstration que avia visto hazerse con su mando, que no avia en ella cosa que poder le dar cuydado tocante â honrra ny vida, ny mas que las amistadcs dichas, y que se consolasse y crcyesse que avia sido y era lo becho por su beneficio y por escusar mayores inconvenientcs. » (Relaciones, p. 37.)

• « Yo creo que babrcis entendido lo que por ad ha pasado estos dias, que a mi me ha pesado mucho y de que baya sido fucrza venir a lo en que se ha venido por escusar mayores inconvenientcs que de olra manera no creo que se pudieran escusar. » (2 août 1570. Philippe 11 à Christoval de Moura. Documentas tnédito», VI, 02G.)

5 a No pucdo negar que tengo con el la amistad que Vuestra Magestad sabc; mas tras esto no dejaré de decir con la verdad que debo, que la principal cosa que senti deste trabajo fue el dafïo que recibirâ cl servic io de Vuestra Magestad de que este ausente este minislro.

pliquer Y emprisonnement de la princesse d'Eboli au duc de l'Infantado, au duc de Médina Sidonia, qu'attachaient à elle les liens d'une étroite parenté 1 . Le 29 juillet même, il leur en avait donné les motifs dans des lettres qui se terminaient par ces mots :

« Voyant que, non-seulement la princesse d'Eboli ne facilitait pas la réconciliation d'Antonio Perez et de Jlalheo Vasquez, ainsi que cela convenait a mon service, mais qu'elle en éloignait le terme, j'ai été forcé d'ordonner qu'on l'arrêtât cette nuit et qu'on la conduisît à la forteresse de la villa de Pinto. Comme vous êtes son proche parent, j'ai voulu, ainsi que de raison, vous en aviser, afin que vous l'ayez pour entendu , et que vous sachiez aussi que personne ne souhaite plus son repos ou sa liberté, l'agrandissement de sa maison et l'établissement de ses fils*. »

Dans la première quinzaine de sa détention, Perez reçut la visite du confesseur du roi, qui lui dit comme en riant : « Votre maladie ne sera pas mortelle 8 . » En même temps, Philippe II ordonna qu'on lui envoyât ses enfants pour le consoler et le dis-

aunque sca por poco tiempo. El enlendimicnto y parles de Antonio Perez, Vucstra Mageslad las conoce mejorque nadic ; mas lo que â mi mas me obliga era ver el secreto y amor con que el servia. » (Docum. inéditos, VI, p. 034.) « Relaciones, p. 33, 54.

* « De lo quai, por ser vos tan su deudo, lie querido avisaros como es razon, para que lo lengays entendido : y que nadie dessea mas su quietud. o govieruo y acrescentamiento de su casa, y collocacion de sus hijos. En Madrid a 29 juliode 1579. » [Ibid ., p. 34.)

5 « Assegurandole que aquella enformedad no séria, como dizen, de muerte. » {Ibid., p. 37, 38.)

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