‹ Antonio Perez et Philippe 2Chapitre 67 sur 191 · CHAPITRE TV · texte numérisé non relu

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amasser cette fortune, suffire à ce train de maison, alimenter ce luxe, se livrer a ce jeu, Perez avait abusé de sa position et vendu sa faveur. Louis de Overa déposa qu'il avait remis lui-même quatre mille ducats à Perez pour le brevet de la charge de Tinfanterie italienne accordé a Pierre de Médicis; que Jean André Doria lui donnait annuellement une bonne gratification pour qu'il soutînt ses intérêts auprès du roi ; que les princes d'Italie 1 et tous ceux qui avaient quelque chose a prétendre en Espagne agissaient avec la même générosité à son égard, et lui faisaient des présents pour qu'il les favorisât , qu'il avait entendu dire a plusieurs Italiens qu'ils aimaient mieux donner a Perez ce qu'ils avaient a dépenser dans cette cour pour la poursuite de leurs prétentions, que d'y rester longtemps sans rien faire, trouvant fort heureux de connaître les moyens de réussir*.

Cette enquête, commencée au mois de mai 1582, nefutsuivie, dansle moment, d'aucun résultat. I/an-

dos cada aiio. » (Proceso, ms., déposition de D. Rodrigo do Castro, archevêque de Séville.)

1 « Quando Su Magcslad hizo merced & don Pedro de Medices del cargo de la infantei ia italiana, esse testigo diô al dicho Antonio Perez 4 mil ducados por el despacho... Y dixo que Andréa de Oria le daba cada ano un huen donativo, porque esforzasse sus negocios con Su Magestad, y que esto inismo selo dixô Juan Andréa de Oria, » etc. [Proceto, ms., déposition de Luis de Overa.)

* « Y que oyé décir a algunos Italianos que mas querian dar a Antonio Perez lo que avian de gaslar en esta corte en sus pretenciones, que non estar mu< ho tiempo en ella sin negociar, de que iban muy contentos, sabiendo este camino. » [Ibid.)

née suivante moururent subitement deux hommes qui avaient reçu toutes les conlidences de Perez : l'un était l'astrologue Pedro de la Era , qu'il conduisait souvent avec lui, qu'il consultait sur les événements futurs de sa vie et les accidents de sa fortune ; l'autre était son écuyer Rodrigo Morgado, qui avait porté des messages de sa part a la princesse d'Eboli, avait été témoin de leurs privautés, et con naissait les scènes violentes survenues, a propos de Perez, entre la princesse et Escovedo, scènes auxquelles il attribuait la fin tragique d'Escovedo. Le frère de l'astrologue 1 et celui de r écuyer crurent qu'ils avaient été empoisonnés par Perez, pour qu'ils ne découvrissent pas ce qu'ils savaient sur lui*.

1 Celui-ci, après avoir raconté que l'alca«lc Alvaro Garcia de Toledo avait notifié à don Pedro de la Era, son frère, de ne pas quitter la cour sans permission, à cause de ses relations avec Perez, et que Pedro de la Era, ayant dîné depuis chez Perez, était tombé malade, Perez lui ayant donné d'une certaine poudre qu'il prétendait être de la pierre de bézoard bonne pour le cœur, ajoute que, le huitième jour, Perez vint le voir, et continue ainsi : « Le tue â ver el diclio Antonio Perez, â cinco de noviembre del ano de 1583, al anochecer, y le preguntô como estaba su hermano el licenziado Pedro delà Era, y le dixô que le conpoxaban mucho unas mentes, y Perez le ofreciô una quinta esscncia para ellas maravillosa con otros polvos, y diô a Diego Martinez su mayordomo una llave de un escritorio, para que fuesse por ellos, y los truxô contra la volontad del dicho Pedro de la Era, y por fuerza se la hicieron tomar, tapandole las narices : y era Uni fuerte la bebida, que unas gotas, que cayeron sobre un païïo, le quemaron, y mancharon; y al punto cl dicho Pedro de la Era su hermano perdiô el habla y sentido, sin que volviesse en si aunque le dieron garrotes, y le hicieron muchos remedios, hasta que espirtf a las doce de noche.» (Proceso, ms.. déposition de Bartolome de la Era.)

4 André de Morgado prétendit que, son frère étant tombé malade à Valladolid, où il était employé par Perez, celui-ci envoya auprès de

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