CHAPITRE VI
« En outre, le déclarant, en allant et venant maintes fois dans la demeure dudit AntonioPerez, le vit et entendit discuter et se concerter avec don Pedro de Bolea et don Juan de Luna, non pas avec tous deux a la fois, mais successivement avec chacun d'eux k part, et Perez disait au déposant et aux autres que ceux qui le servaient pouvaient avoir bon courage et ne pas se mettre en peine, parce que, quand ce temps-là serait venu, il ferait d'eux des personnages. Perez se persuadait qu'il devait alors avoir .la haute main dans les affaires, et que c'était avec sa tête k lui qu'on devrait gouverner 1 . »
una cueva, y despues avia triunfado de sus enemigos, y que podria ser que viniere tiempo en que don Inigo (diziendo lo por el marques de Almenara) luviere à buena suertc escaparse A una de cavallo, y que Rodrigo Vasquez, al quai no llamava présidente, no hallaria cueva donde se poder fcsconder, todo esto amenazando rebueltas y alborotos en Espana ; y decia que el duque de Saboya tambien se avia de perder porque se queria levanlar demasiado, y que toda Ilalia le traya sobre ojo, y que Vandoma avia de venir â ser monarca de todo, y que era gran principe y governaria muy a gusto de todos, y que, si Aragon le creyese, se haria republica, como Venezia 6 Genova, y assi salaria de Castilla, y que aquel reyno seguiria todo la corona de Aragon, y en caso que no tuviesen fuerzas contra el rey nuestro senor para salir con esto, se podrian dar à Francia, adonde los abraçarian con las condiciones que ellos quisieren pedir. » (Collection Llorente, vol. XIV, t. III, fol. 72 v-.)
* « Este que déclara, entrando y saliendo algunas vezes en el aposento del diebo Antonio Perez, viô y entendiô que t rata va con don Pedro de Bolea y con don Juan de Luna, no juntos los dos, sino diversas vezes cada uno de por si, y decia à este y à los demas sus cria dos que los que le seguian y servian tuviesen buen animo y no se cansasen, porque, quando este tiempo Uegasse, los haria bombres ; porque el dicho Antonio Perez se persuadia que avia de tener en todo mucha mano, y que por su caveza se havian de gobernar. » (Ibid., fol. 73.)
Cette déclaration est du 25 août, et Diego Bustamente, le 23 juillet, ea avait fait une autre, dans laquelle il parlait.de Y étroite correspondance que Perez entretenaiUvec son ami don Balthazar Alamos de Barrientos., en Cas tille, et des espérances qu'ils nourrissaient dune rébellion dans cette partie même de l'Espagne : « Ayez courage, écrivait don Balthazar à Perez, Dieu tourne de notre côté, notre cause est bonne, les plaies tombent sur Pharaon... Que Votre Seigneurie tienne ferme, car Dieu la prend pour champion comme Moïse, afin de châtier la rigueur de Pharaon 1 . » Diego Bustamente ajoutait que don Balthazar annonçait à Perez qu'il avançait beaucoup dans une traduction de Tacite, où, sous les noms de Tibère et de Séjan, il touchait beaucoup de points de l'histoire présente, qui seraient désignés aux amis par un astérisque servant de nota bene, afin qu'ils pussent les comprendre 4 . Enfin Diego Bustamente disait en propres termes : « Ils s'écrivaient encore des mémoires sur les affaires d'État, des espérances de rébellions en Aragon et même en Cas tille, mille choses sur la France, sur le
* « Animo, senor, que Dios buelve por nos ostros ; buena va nuestra causa; pbgasvienen sobre Pharaon.... V.M ed no desmaye, pues Dios le toma por sujeto como â Moyses, para castigar la dureza de Pharaon. » (Collection Llorento, vol. XIV, t. III, fol. 73.)
* « Dezia inas en oira carta que andava ya muy adelante la traducion del Cornelio Tacito, y que debajo destos nombres Tiberio y Seyano tocava muchos puntos de la historia, porque no se tardasse tanto en salir en publico algo que entendiesen los amigos, y que séria o\ sefial una estrella en la margen. » (Itrid.)