‹ Antonio Perez et Philippe IIChapitre 115 sur 192 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

ce qu'il lut en mesure de les envoyer sur un bûcher. La députation permanente et la haute cour de justice d'Aragon admirent cette interprétation des fueros, qui les tirait d'embarras 1 . Les comtes d'Aranda, de Morata, de Sastago, le duc de Villahermosa, ainsi que la plupart des barons et des gentilshommes, l'approuvèrent aussi, et les magistrats de la ville de Saragosse promirent d'y prêter main-forte et d'y faire adhérer le peuple. Enfin les amis de Përez eux-mêmes parurent s'y soumettre. Don Pedro de Bolea et don Antonio Ferris se présentèrent a l'assemblée des députés pour exprimer en leur nom et au nom de don Martin de Bolea, de don Juan Coscon, de don Phelipe de Castro, de don Diego de Heredia, de Manuel don Lope et de plusieurs autres, le désir qu'ils avaient de servir le roi et de faciliter la pacification du royaume. Ils essayèrent même de persuader à Perez qu'il valait mieux pour lui renoncer au privilège de la Manifestation et se rendre volontairement dans la prison du saint-office, comme étant le seul moyen d'obtenir qu'on usât de miséricorde envers lui, s'il avait commis quelque faute. Ils ajoutèrent qu'autrement ses amis se perdraient sans pouvoir lui être utiles*.

1 « Havemos estado en consistorio y los treze leirados de ayer an firmado la consulta. » (Coll. Llorente, vol. XV, t. V, fol. 98.)

* « Los amigos de Antonio Perez tratan, segun me ha dicho don Juan, de que renuncie laManifestacion, y se vaya por su pié a meterse en esto santo oficio, y hecharse a los pies de Vuestir. S., y se que lo trata esto con grandissima inslancia don Diego de Heredia, persuadido a que es el mejor medio paraque se use con el de miser icordia, si al-

Perez se garda bien de suivre ce conseil. « Aucun de ceux qui m'aiment, répondit-il, ne peut me le donner sérieusement. Me rendre à l'inquisition serait achever de perdre la vie et l'honneur. Molina, qui y siège, est mon ennemi capital, et verserait volontiers son sang pour boire le mien, tant il en a soif. S'il n'était pas là je me serais depuis longtemps remis entre les mains de Morejon, qui examinerait et jugerait mon affaire sans passion. Que le cardinal de Tolède le désigne et nomme deux autres juges impartiaux, je me présenterai a eux de bon gré, et qu'ils me châtient alors si je suis hérétique. Dieu sait bien que je ne le suis pas, que je ne l'ai jamais été. Aussi ce n'est pas la justice que je fuis, mais la passion des juges qui m'a toujours persécuté 1 . » La fièvre l'avait saisi a la suite de tant d'émotions et a la vue du nouveau danger qui le menaçait. Il ne se laissa cependant point abattre, et il déploya d'autant plus d'activité, de résolution et d'adresse, que sa situation paraissait plus désespérée. 11 composa et répandit parmi le peuple, pour

guna culpa ticne. » {Collection Llorente, vol. XV t V fol i04 v lettre du 18 août.) * Trabajé con el de reducirle i que voluntari.1

mente se entregasse que por este camino obligaria mucho a loa

senoresjuezes, y que lo contrario séria obligarlos a uzar con el todo ngor; que sus amigos se perderian sin se poder gafiar ni valer, y que Uegando ,1 punto ; no sin prudencia podria ser le desconociesen Dor

::i r x n vvr;î: r^vr * (Déposiuon de jMn »-*•. »*.

' « Ninguno que bien me quiera tal me aconseje, porque mi y d. a la .nqu.s.c,on no es smo para acabar con la vida y con la honrr. Y ma. estando al.i Molina, „n capital enemigo, que deJmTTTu

Page 1