‹ Anvers et l'Exposition universelle, 1885Chapitre 79 sur 125 · NAVIRES SORTIS · texte numérisé non relu

NAVIRES SORTIS

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Total. . . 2.591 1.749.639 2.610 i .73 1.979

Le Brésil possède un très grand nombre de journaux; toutes les villes ont des feuilles politiques paraissant journellement. Rio-de-Janeiro, comme capitale de l'Empire, a le premier rang dans le mouve-

ment typographique. On y compte plus de 40 journaux tant politiques que littéraires ou scientifiques; il y en a 3 rédigés en anglais, 1 en français (bi-mensuel), 1 en allemand, 1 en italien. Le plus important est le Jornal do Commercïo dont le format est égal à celui des plus grands journaux de l'Angleterre et des États-Unis d'Amérique et qui, à une exactitude devenue proverbiale dans le pays, joint le mérite d'une rédaction éclairée. Puis viennent la Ga^eta de Noîicias qui jouit également de la faveur du public, la Ga\eta da Tarde, le Diario do Braçil, la Folha nova, le Bra^il, le Pai{, et la Ga\eîa da Noite, tous quotidiens. 11 y a aussi à Rio le Diario Officiai qui publie les actes du Gouvernement.

Bahia possède beaucoup de journaux ; Pernambouc publie le Diario de Pemambuco, l'une des plus grandes feuilles du pays et Belem-do-Para compte sept journaux quotidiens.

Il y a à Rio-de-Janeiro H théâtres où l'on représente les grands opéras italiens, le drame, la comédie, l'opéra-comique, l'opérette. On y joue fréquemment en français et plusieurs troupes dramatiques espagnoles et anglaises y ont été de passage. Les cirques équestres y donnent aussi des représentations : les concerts, soit pour le chant, soit pour les instruments divers, sont très suivis. Les Brésiliens sont grands appréciateurs de musique et beaucoup d'entre eux ont acquis en cet art une réputation méritée.

L'unité monétaire au Brésil est le réal ; cette unité est, à vrai dire, fictive.

La monnaie de 20,000 Reis en or pèse 17 grammes 9297.

Celle de 10,000 » » est en proportion relative.

Celle de 5,ooo » » » »

La monnaie d'argent se compose de pièces de 2,000, 1,000, 5oo et 200 Reis. La pièce de 2,000 Reis pèse 25 grammes.

Il y a des pièces en nickel de 200, 100 et 5o Reis et d'autres formées d'un alliage de cuivre, étain et zinc de 40, 20 et 10 Reis; cette monnaie remplace l'ancienne monnaie de cuivre qui était aussi lourde qu'incommode.

Le règne animal est au Brésil aussi varié que riche : outre presque tous les animaux connus en Europe (sauf ceux de l'extrême Nord}, il possède certaines espèces qui n'existent pas dans l'ancien continent, comme : le tapir, le paca, l'agouti, le tatou, le paresseux, la loutre fluviale, la tortue d'eau douce, le caméléon, le tamanoir, etc.

Il y a dans l'Empire un nombre infini d'oiseaux aussi beaux que variés. Nous citerons le pélican, l'emma, l'ara, le joo, le jacu, le jacutinga, le macuco, le hocco, le nambu, le perroquet, le colibri, le sabia ; l'énumération en est trop longue pour la donner ici.

Les poissons sont innombrables; le savant professeur Agassiz en a collectionné des milliers pendant son voyage au Brésil.

Les papillons et les insectes aux couleurs éclatantes sont recherchés par les naturalistes de tous les pays.

La végétation du Brésil est des plus admirables : dans les plaines comme sur les montagnes, même dans les sables de la côte, elle est partout vigoureuse et dans une floraison pour ainsi dire perpétuelle.

La flore brésilienne est considérée comme Tune des plus riches du monde et possède plus de 20,000 espèces classées par les naturalistes. Ces espèces intéressent au plus haut point, par leur utilité soit pour l'alimentation, la médecine, l'industrie ou l'ornement.

Outre les espèces indigènes, on y a acclimaté une grande quantité de plantes exotiques, car le Brésil, par son immense étendue, présente les climats les plus variés et Ton y récolte le blé, le seigle, le houblon en même temps que le café, la canne à sucre, le cacao et le coton.

On trouve au Brésil des diamants, des émeraudes, des euclases, des saphirs, des rubis, des topazes, des béryls, des cornalines de toutes couleurs, des grenats, des améthystes, des agates, etc. L'or, l'argent, le platine, l'iridium, le paladium, y abondent ainsi que le mercure, le bismuth, le cuivre, le manganèse, l'étain, le plomb, l'antimoine, l'arsenic et le fer qui y présente un avantage incontestable à cause de l'absence totale de pyrites qui se rencontrent même dans les mines de fer les plus renommées des pays du Nord.

L'Empire possède également des mines de charbon de terre; on y trouve des lignites, des schistes bitumineux, de la tourbe, du soufre et du graphite.

Le marbre, le porphyre, les calcaires saccharoïdes et toutes les variétés d'argile existent dans le pays.

La nature semble avoir destiné le Brésil à occuper l'une des premières places parmi les pays agricoles.

Le sol est d'une fertilité prodigieuse et l'immense étendue du pays fait qu'on y trouve réunies toutes les températures, sauf celle des pays du Nord de l'Europe.

La végétation vigoureuse de la zone torride et des tropiques se rencontre sur le littoral, dans les plaines et dans les provinces du Nord. En allant progressivement vers le sud du Brésil, la surélévation du sol, de hautes chaînes de montagnes, amènent naturellement un adoucissement de la température. On peut cultiver dans les provinces du Sud, comme celle de Rio-Grande et Parana, les céréales, les légumes et les fruits' de l'Europe.

On possède au Brésil le café, la canne à sucre, le coton, le riz, le cacao, le manioc, la vanille, le palmier, le thé, le maté, le blé, l'orge, le seigle, le lin, le houblon, la vigne, les poiriers, les pommiers, les pêchers, le caoutchouc, la salsepareille, l'ipécacuanha, le quinquina, les épices de toute espèce et une variété infinie de gommes, de résines et de fibres textiles.

Le Brésil est couvert de vastes forêts dont les végétaux ligneux doivent éveiller, l'attention des

Végétation du Parana

connaisseurs en cette matière. II y a quantité d'arbres qui peuvent être employés pour la charpenterie, .la menuiserie, les constructions tant civiles que navales. La liste en serait trop longue pour être reproduite ici.

A ces richesses naturelles du sol, le Brésil joint encore l'élevage du bétail qui trouve des conditions très favorables dans -beaucoup de provinces, surtout dans les vastes pâturages arrosés de cours d'eau comme le sont ceux de Minas-Geraes, Bahia et Piauhy et dans les immenses plaines de Rio-Grande-do-Sul et de Saint-Paul. Les troupeaux y sont presque abandonnés à eux-mêmes et les soins d'élevage sont pour ainsi dire nuls.

La Section Brésilienne à l'Exposition Universelle d'Anvers était bien faite pour donner au public une idée avantageuse des ressources du pays le plus étendu de l'Amérique Méridionale.

Le Brésil a fait d'immenses progrès, depuis vingt ans, dans toutes les branches de l'industrie, des arts, des sciences et de la littérature. L'Empereur, un savant fort distingué, a favorisé de toutes ses forces le développement progressif de l'Empire et il n'a rien négligé pour mettre son pays à la hauteur des nations les plus civilisées de l'Europe.

Né en 1825, l'Empereur D. Pedro II succéda à son père le 7 avril i83i. Déclaré majeur le 23 juillet 1840, il exerça le souverain pouvoir depuis cette date. Il épousa, le 4 septembre 1843, Doïia Theresa-Christina- Maria, fille de François Ier, Roi des Deux-Siciles. Cette princesse, modèle de toutes les vertus, est comme son auguste époux, l'idole de ses sujets.

D. Pedro II; dont le règne a été troublé dans les commencements par la révolte de quelques provinces, a fini par triompher de ces obstacles intérieurs. Plus tard la guerre éclata entre le Brésil et le Paraguay, En

cette occurrence, les troupes de terre et de mer rivalisèrent de bravoure et de persévérance et la victoire, longtemps indécise, resta enfin au Brésil dont l'armée était commandée par Mgr. le Comte d'Eu. Ce prince, dont le dévouement à son pays d'adoption est bien connu, a épousé la Princesse Doiïa Isabella, héritière du trône.

Depuis ce temps, l'Empire s'est occupé de perfectionner son agriculture et son industrie : on l'a vu prendre part aux Expositions de Londres, de Paris, de Berlin, de Philadelphie, d'Amsterdam, de St-Pétersbourg, et y remporter de nombreuses récompenses.

Quand l'Exposition Universelle d'Anvers fut annoncée, le Gouvernement brésilien ne jugea pas à propos d'y prendre une part officielle, mais il encouragea la Société « Centra da Lavoura e Commercio » à y participer.

Cette association puissante est composée de membres, représentant par leurs maisons de commerce à Rio-de-Janeiro et par leurs établissements agricoles dans la zone caféière , des intérêts d'une importance ■considérable.

Le Vicomte de S. Clémente, l'un des plus riches agriculteurs du Brésil, est le Président du « Centra da Lavoura e Commercio. » Le Vice-Président était le commandeur J. C. Ramalho Ortigào, homme aussi énergique qu'éclairé et d'une rare compétence sur toutes les questions intéressant l'agriculture : il vient depuis peu de donner sa démission et il a été remplacé par M. Honorio-Augusto Ribeiro. Citons encore M. Hermano Joppert (secrétaire), M. le baron temps, le Brésil nous envoyait

■de Quartim (trésorier), MM. le ^^Ês»S^- " ses ca^s sous ^es nonis d'em-

baron d'Araujo Ferraz, Carlos- ^*^lcf| t%S prunt dissimulant leur origine ;

Augusto de Miranda Jordâo, / ^ffiflsfe " faH£ut combattre ce préjugé

le baron Araujo Maia, Joaquim % „— ^ÎKSIw; :; aussi nuisible qu'injuste : il

de Mello Franco, Joao Val- T!»S> s* <:y)f#' ! s'agissait de présenter le café

verde de Miranda, Bruno-Au- '^'Jjr brésilien sous son vrai nom à

gusto da Silva Ribeiro, et Léo- àSSâ. i^/^V toutes les Expositions, de ne

poldo-CesardeA. Duque Estra- ■EsL reculer ni devant les obstacles

da, tous agriculteurs ou négo- \ créés par la concurrence, ni

ciants aussi actifs qu'éclairés. ".^BC >i ^\ devant la dépense. La Société

Ces hommes influents se font ^jÉH^ AfwM: \ •• Centra da Lavoura e Com-

remarquer par leur patriotisme fgjjj K£2j^^f /" "■ v / mcrcio • a courageusement aiet par l'ardeur incessante qu'ils ÏJ ^^T^mt 4É trepris cette tâche ardue et nous

mettent à faire connaître à l'Eu- iH H fl ~*%W sommes heureux de constater

rope les produits du Brésil, no- ^^Rs» BjH^P • "' que SeS efforts> très appréciés

tamment le café, qui grâce à '^^R^" déjà à plusieurs des Expositions

leurs efforts, finit par être appré- & & fe CmUe & vakneuve> antérieures , ont été à Anvers

Clé sur nos marchés à sa réelle présidait i, li Ommisiim A /« s,aim BrMlhmu couronnés d'un succès complet,

valeur. Jusque dans ces derniers C'est donc le . Centra da

Lavoura e Commercio » qui a résolu d'envoyer à ses frais, les produits brésiliens à Anvers, de les y installer dans la section intérieure, puis d'ouvrir dans le jardin un pavillon, où l'on distribuerait gratis au public des tasses du précieux café du pays.

Le point important était de choisir un Commissaire général qui prit à cœur les intérêts du Brésil, qui fût à la fois actif, prudent et désintéressé; le choix du « Centra da Lavoura e Commercio » se fixa sur S. Ex. le Comte de Villeneuve, Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire de l'Empire en Belgique; ce choix fut des plus heureux; il eut la sanction du Gouvernement Impérial qui nomma M. le Comte de Villeneuve son Délégué et Président de la Commission.

Le nom de M. le comte de Villeneuve, connu dans toute l'étendue du vaste empire sud-américain, était déjà parvenu jusqu'à nous; sa haute situation et l'intérêt qu'il prend à toutes les questions utiles ou humanitaires ■qui s'agitent dans son pays, l'y ont placé depuis longtemps parmi les hommes éminents.

Entré à 19 ans dans la carrière diplomatique, il en a parcouru tous les échelons, jusqu'à celui d'Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire, qu'il occupe en ce moment à Bruxelles. Il était chef de mission à 32 ans en Suisse et fit partie de la Commission Brésilienne à l'Exposition Universelle de Paris en 1867; il en rédigea le rapport et fut également chargé par son Gouvernement d'un travail sur l'Exposition de 1878 a Paris. Il fut délégué en 1880 par le Brésil à la conférence internationale pour la protection de la propriété industrielle; cette conférence se termina par la convention qui constitue l'Union Industrielle entre un grand nombre de pays et il eut l'honneur de signer cette convention en 1883, à Paris.

Tous ces titres le désignaient au choix pour le poste de Commissaire Général de la Section Brésilienne et nul ne mit plus de zèle et de dévouement dans l'accomplissement de ces délicates fonctions.

Les commissaires qui secondaient M. le Comte de Villeneuve dans ses travaux étaient M. A. Baguet, Vice-Consul du Brésil à Anvers et M. Edouard Pécher, Consul Général honoraire de Belgique, qui, tous deux, ont consacré au pays qu'ils ont longtemps habité, une activité aussi habile qu'éclairée ; puis M. H. H. Carneiro Leâo comme Commissaire adjoint.

L'espace occupé par la Section du Brésil était de 400 mètres carrés. La décoration extérieure était faite avec goût et élégance; l'intérieur présentait, sur un fond rouge, des drapeaux aux couleurs nationales; ils étaient disposés autour de la salie alternant avec des cartouches décoratifs indiquant le nom des provinces de l'Empire. Des trophées d'armes, des peaux d'animaux sauvages, des vues photographiques représentant les principaux monuments et les grands établissements agricoles du pays, décoraient les murailles.

Le Ministère de l'Agriculture de l'Empire avait exposé de nombreux ouvrages, des documents officiels et des rapports concernant les chemins de fer. Ces pièces administratives prouvent que le Brésil a fait de rapides progrès depuis vingt ans et qu'il a considérablement amélioré et augmenté ses voies ferrées; aussi le Jury lui a-t-il décerné un Diplôme d'Honneur pour l'ensemble de la partie bibliographique.

Le Ministère de l'Intérieur a exposé les Annales de l'École des Mines, de 1881 à 1884, et les Annales de l'Observatoire Impérial. Nous avons vu dans ces ouvrages des documents précieux qui placent avec raison les savants de cet Empire du nouveau monde au niveau des savants de la vieille Europe : on y reconnaît l'initiative de son Souverain éclairé, l'un des fondateurs et collaborateurs du savant Institut Historique et Géographique de Rio-de Janeiro. Cette Société a envoyé à l'Exposition d'Anvers la revue trimestrielle de 1 839 à 1884. On ne saurait trop louer la clarté du style de ces documents scientifiques et le mérite des savants qui les ont rédigés.

Trois cartes géographiques de la province de Pernambouc avaient été envoyées par le Bureau des Travaux Publics : l'exécution en est soignée sous tous les rapports; il en est de même des cartes et des plans du Bureau Hydrographique, exposés par le Ministère de la Marine de Rio-de-Janeiro.

Le Musée National de Rio-de-Janeiro avait envoyé 5 volumes des Archives publiés depuis 1876 ; ils ont attiré l'attention des artistes et des savants. La carte générale du Brésil, ainsi qu'une autre de la province de St-Paul, ne laissent rien à désirer comme gravure topographique. Elles sortent des presses de MM. Paul Robin & O" de Rio-de-Janeiro, qui ont obtenu pour ces travaux une médaille d'argent ; la même récompense a été décernée à MM. Marc Ferrez et Ducasble pour leurs belles photographies.

Parmi les livres ou brochures descriptives sur le Brésil, on a remarqué le beau volume illustré de M. F. J. de Santa- Anna Nery, sur la Province des Amazones;- une brochure, Notice sur quelques produits de la Section Brésilienne, du même auteur; le Brésil, le Guide de l'Êtnigrant rédigé par les soins de l'Administration générale des Terres et Colonisations; le Brésil actuel (conseils aux émigrants) parM.C. Hygin-Furcy; jpuis le catalogue delà Section Brésilienne, contenant une notice descriptive de l'Empire, de ses institutions, de son Gouvernement, de ses chemins de fer et de ses produits, d'après les plus récentes statistiques : ces ouvrages présentent une grande utilité pour renseigner les émigrants et, sous ce rapport, ils paraissent avoir atteint le but que l'on s'était proposé.

Le café, le produit le plus important du Brésil, comptait à l'Exposition 1247 échantillons. En concurrence avec divers pays importants, il obtint néanmoins 96 récompenses, dont 2 Diplômes d'Honneur : l'un fut conféré au Gouvernement du Brésil comme représentant le pays le plus grand producteur du café, l'autre fut décerné au « Centra da Lavoura e Commercio. » 19 Médailles d'or et 22 d'argent complétèrent cet immense succès. Le sucre et ses dérivés, tels que les produits de la confiserie, les sirops, les liqueurs sucrées et les chocolats, avaient de nombreux exposants dont les principaux, l'Usine Centrale de San-Pedro de Maranham, MM. Lopes & Cle de Pernambouc, Eugenio Marques de Hollanda à Rio-de-Janeiro, Freire d'Aguiar et A. Bhering de la même ville, ont eu des médailles d'argent pour les produits précités, rentrant dans la Classe 68. Le maté de la province de Paranâ, sorte de thé qui est appelé à un grand avenir quand on en connaîtra en Europe la saveur et les propriétés salutaires, a obtenu une médaille d'or décernée aux exposants F. Fontana et Silva frères de Contiba.

Les vins et les liqueurs ont attiré l'attention du Jury ; MM. André Gimber pour les vins, Auguste Caors pour l'alcool, ont obtenu chacun une médaille d'or. Des médailles d'argent ont été décernées, pour les mêmes produits, aux exposants L. Goldschmidt de Saint-Paul, José-Augusto Gomes d'Abreu, Morelli & C" d'Itû, E. J. B. Lanatt de Pernambouc et àd'Institut Impérial Fluminense d'Agriculture. M. Goumoens de Saint-Paul a obtenu pour la bière une médaille d'argent.

Les magnifiques bois du Brésil, au nombre de plus de 100 échantillons divers, ont valu au Gouvernement Brésilien un Diplôme d'Honneur ainsi qu'à l'Association Commerciale de Pernambouc. La même récompense a

é;é accordée à M. Macedo Bentes, pour son nouveau procédé de caoutchouc, et à M. F. J. de Santa-Anna Nery comme introducteur du même produit.

La Société' Dyle et Bacalan qui exposait un superbe wagon, fabriqué entièrement de bois du Brésil et la

province de Bahïa ont obtenu la médaille d'or. Les exposants Eug. -Adolphe del Vecchio, la province' de Paranâ et Henri Duquesne ont eu la médaille d'argent.

Les écorces médicinales et les quinquinas ont fait donner à MM. A. J. de Araujo une médaille d'argent. La tannerie Ste-Anne, MM. Eug. Marques de Hollanda, Freire d'Aguiar ont obtenu des médailles de bronze.

Les minéraux, si riches el si -variés, ont valu un Diplôme d'Honneur au Gouvernement Brésilien et une médaille d'or au « Cenîro da Lavoura e Commercio. » La commission provinciale de Saint-Paul a obtenu une médaille d'argent pour son fer d'Ypanema.

Le coton, les produits textiles et le tabac, qui faisaient partie de la classe 41, ont encore été un triomphe pour la Section Brésilienne. Le Jury leur a décerné 2 Diplômes d'honneur, l'un au Gouvernement, l'autre au « Centro da Lavoura. » Cette Société a encore obtenu une médaille d'or de même que l'Institut Impérial Fluminense. La Colonie Grào-Para (province de Sainte-Catherine), pour sa ramie, MM. Collares de Maranham et M. Neezen de Pernambouc, ont obtenu des médailles d'argent.

Les nombreux produits pharmaceutiques ont été très appréciés ; plusieurs avaient des propriétés encore inconnues en Europe, ce qui a engagé différents chimistes et médecins à en demander des échantillons poulies expérimenter. L'Association commerciale de Pernambouc, l'Entreprise de Colonisation de Sainte-Catherine, les exposants j. Rodrigues de Araujo & C° et Eugenio Marques de Hollanda, tous deux à Rio- de- Janeiro, ont obtenu pour ces produits une médaille d'argent.

Ils ne faut pas oublier les cuirs tannés et vernis, en échantillons remarquablement travaillés, et les curieuses peaux d'animaux sauvages qui ornaient les murailles de la section. Le « Centro da Lavoura eCommer-

viande ; ils occupaient à la section Brésilienne une place spéciale, arrangée avec beaucoup de goût et d élégance. Nous reproduisons pour l'ensemble du rapport sur la Section Brésilienne le pavillon de dégustation de café, établi dans le jardin de l'Exposition, dont nous avons déjà parlé plus haut; le nombre de tasses distribuées gratuitement de juillet à octobre, soit en 4 mois, s'est élevé au chiffre respectable de 600,000 environ.

Nous terminerons ici cet article sur le Brésil en disant que le total des récompenses, par lui obtenues à Anvers, a été de 232 : 12 Diplômes d'honneur; ' 38 Médailles d'or ; 56 d'argent; 66 de bronze et 60 mentions honorables. Ce magnifique résultat prouve l'excellence des produits, les efforts incessants de la Société « Centro da Lavoura e Commercio » et enfin, la puissante initiative de la commission Brésilienne, qui a mis tout en œuvre pour représenter dignement son pays à l'Exposition Universelle de i885 (1).

Papillon de dégustation de café brésilien

cio » a obtenu pour ses produits, dans la classe 44, une médaille d'or.

Les pâtes alimentaires, le tapioca et les céréales ont valu à la même Société un Diplôme d'honneur et à M. G. Braz dos Santos & Cie de Pernambouc une médaille d'or. 5 médailles d'argent ont été distribuées entre les exposants B. Lanatt et Jeronyma Cousseiro, tous deux de Pernambouc, Fructuoso Vicente Vianna et Campos frères, tous deux de Bahia, et le baron de S. Francisco.

Dans le jardin était établi un pavillon de forme élégante qui était destiné à la dégustation du café ; il eut pendant la durée de l'Exposition de nombreux visiteurs.

Les frères Cibils à Descalvados (province de Matto-Grosso), ont obtenu une médaille d'or pour leur remarquable extrait de

(1) Les détail; plusieurs brochures e

nous ont été < 1 le Brésil. vL

it [l'ctren

e fournis par M. C. Hvgin-Fl'KCV. Noïis sommes heureux d'apprendre que cet t né Chevalier de l"Ordre du Christ par S. M. Impériale.

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