M. Guillaume Ier, Empereur d'Allemagne
Empire d'Allemagne
algré les efforts, aussi bien du Gouvernement Belge, que des cercles intéressés à l'entière réussite de l'Exposition universelle d'Anvers, le Gouvernement de l'Empire d'Allemagne n'a pu se décider à donner son concours officiel à cette entreprise.
Dès lors, il appartenait à l'initiative privée de faire participer l'industrie et le commerce Allemands, dans la plus large mesure possible, à la manifestation internationale d'Anvers, et, disons-le tout de suite, les efforts de ceux qui ont tenté d'accomplir celte tâche, ont été largement récompensés par les succès obtenus.
Ce furent les maisons Allemandes
et celles d'origine Allemande, établies
à Anvers, qui prirent l'initiative du
mouvement. Elles adressèrent, par voie 'de circulaire, à un grand nombre d'industriels et de commerçants de
l'Empire, un appel pressant, afin de recueillir des adhésions aussi nombreuses que possible.
Voici le texte de la circulaire :
Monsieur,
L'Exposition Universelle qui s'ouvrira le 2 mai i885 à Anvers sera de nature à donner de brillants résultats sous tous les rapports, à cause de l'importance industrielle de la Belgique d'un côté et, d'un autre côté, grâce à la situation géographique d'Anvers et de son important port de mer.
Cette Exposition attirera sans doute un nombre considérable de visiteurs qui auront en même temps l'occasion d'admirer les travaux grandioses de l'embellissement et de l'agrandissement de l'incomparable port d'Anvers.
S. M. Léopold II a daigné prendre cette, entreprise sous Sa Haute Protection.
L'État Belge et l'Administration Communale d'Anvers feront leur possible pour donner à cette Exposition autant d'éclat que possible.
Les négociants soussignés, Allemands ou d'origine allemande, résidant à Anvers, se sentent portés, eu égard à la bienveillance qu'on ne cesse de leur montrer ici, à se conformer de bon cœur au vœu exprimé
par le Comité de l'Exposition en appelant l'attention du commerce et de l'industrie allemands sur cette Exposition, qui, plus que toute autre, sera de nature à créer et à élargir aux exposants leurs débouchés européens et transatlantiques.
Vu les fortes relations commerciales existant entre l'Allemagne et la Belgique, la nécessité s'impose pour l'Allemagne de prendre part à l'Exposition universelle d'Anvers, dans des conditions correspondant au grand développement' de son commerce et de son industrie. :
Les soussignés étaient bien aise d'obtempérer à la demande leur adressée, d'autant pins que les noms des hommes qui, d'nne manière si désintéressée, se mettent à la tète de l'entreprise, nous garantissent amplement que les intérêts des exposants seront sauvegardés avant tout et sous tous les rapports.
Anvers, 18 avril 1884.
(Si§nés) Otto Gûnther Otto Menzel
E. PHILIPPSEN, etc., etc. OTOS*
Bientôt après, le Comité Exécutif chargeait M. le Dr Jannasch
de la direction
Le palais de l'Empereur
Sans-Souci
des affaires de la section à Berlin, et le nommait son représentantpour l'Allemagne. L'impulsion était donnée. Quatre comités d'encouragement, destinés à la propagande en faveur de l'Exposition, furent aussitôt constitués :
Un Comité à Berlin, sous la présidence de notre Consul général, M. Georges Goldberger; le Comité Rhénan-Westphalien, à Cologne, sous la présidence de S. E. Dr von Decfcen, membre du Conseil d'État, à Bonn; le Comité du Rhin Central et de l'Allemagne du Sud, à Mayence, sous la présidence de M. L.
Peltzer, Consul général honoraire de Belgique, à Mayence ; et enfin, le Comité Badois, à Mannhein, présidé par M. Hermann Schrader, membre de la Chambre du cercle de Mannheim.
Les noms les plus connus et les plus influents figuraient dans ces divers comités et constituaient déjà un gage de succès.
Parmi ceux qui prêtèrent à l'œuvre tout leur dévouement et tous leurs efforts, il faut citer en première ligne M. le Consul général Georges Goldberger.
Le travail assidu, la haute intelligence, et les nombreuses relations du
représentant de la Belgique auprès du Gouvernement Allemand, ont contribué, pour une grande part, au succès de la Section allemande. Il est juste d'ajouter que M. Goldberger trouva des collaborateurs infatigables en
MM. Peltzer, Consul général de Belgique à Mayence, et LedegancL Consulgénéral àCologne.
Ces Messieurs , assistés de leurs collègues des Comités et de M. le Docteur Jannasch, s'occupèrent avec le même élan, de vulgariser l'œuvre de l'Exposition, chacun dans son groupe.
La presse allemande leur . assura son concours et leur prêta un appui d'autant plus nécessaire, que les délais d'ouverture de l'Exposition étaient plus rapprochés.
Mais l'organisation manquait d'harmonie. Ce qu'il fallait, c'était la centralisation de tous les efforts trop disséminés, une direction unique, qui pût aplanir les difficultés et tirer le meilleur parti possible des résultats obte-
M. Max Gûntker, Ingénieur
Conseiller intime de commerce, commissaire de la Section Allemande
nus par les quatre Comités; c'est ce que comprit M. Victor Lynen, président du Comité Exécutif.
1 1 convoqua spontanément les chefs des Comités, le 28 avril 1884, et annonça aux Commissions fondées dans l'Empire,' que le Comité Allemand ' d'Anvers se chargerait de réunir tous les éléments des différents groupes et fonctionnerait immédiatement comme administration centrale pour la Section Allemande.
■ Cependant, le travail augmentant de: jour eir jour, on s'aperçut bientôt qu'il fallait un homme connaissant à fond l'or-, -ganisation des Expositions, et, les directions sectionnaires du Comjté trouvèrent cet homme en M. Ma-x Gûnther, conseiller
intime de commerce. M. Max Gùnîher avait fait ses preuves comme Commissaire Allemand des Expositions de Paris en 1867 et 1S78, et de Bruxelles en 1876. 'Lé:tact, le dévouement et l'activité qu'il avait déployés dans ces délicates fonctions, il les apporta sans réserve dans la direction qui lui fut confiée.
M. Georges Goldberger, Consul général de Belgique à Berlin
M. L. Peiner,
Consul généra! honoraire de Belgique
à Mayence
Il fallait le caractère, l'affabilité de bon ton, joints aux profondes connaissances techniques que possède M. M. Gûnther, pour vaincre les obstacles sans cesse renaissants, et pour rallier autour de soi les sympathies des exposants:
M. de Bar y,
Consul de la République Argent tin, Secrétaire
M. Otto Gïmiher,
Conseiller de commerce, Ancien Consul de la Conj/dJm/ii'.
de l'Allemagne du A'vrd,
Président
M. E. Philippsen,
■ - : ' Membre
M. 0. Meniel,
Membre