‹ Aperçu d'une histoire de la langue grecqueChapitre 25 sur 102 · GROUPE OCCIDENTAL · texte numérisé non relu

GROUPE OCCIDENTAL

à représenter par des consonnes géminées d'anciens groupes tels qne-siii-, se retrouve en thessalien, mais nullement en béotien; en regard de sanskrit asmi « je suis », vieux slave jesml, le lesbien et le thessalien ont ï\).\}.'., mais le béotien a eif;/., tout comme l'ionien-attique a s'.tj.i ou le dorien r^\u, et ainsi toujours.

Au contraire une forme aussi singulière que Y'.vjjj.a'. au lieu de YÎvviu.ai, vfvct^.a'. existe en béotien et en thessalien, non en lesbien.

On ne voit pas qu'il y ait de traits spéciaux au lesbien et au béotien ; il est permis de supposer que le thessalien occupait une situation intermédiaire entre le béotien et l'éolien d'Asie. On s'accorde d'autre part à reconnaître que le béotien a subi l'influence des parlers grecs occidentaux, et des noms propres comme 0c'.pi.7:iwv ou KaAA'.Oeip'.; à Tanagra, là où l'on attendrait os'.p-, paraissent bien indiquer un mélange de Grecs non éoliens avec des éléments de parler éolien. Mais il ne faut pas exagérer ces influences. Plusieurs des faits qu'on a allégués pour établir une influence occidentale sur le béotien sont très fragiles ; par exemple, le béotien a le nominatif pluriel de l'article tc, et non pas c. comme le lesbien et le thessalien ; il résulte simplement de là que le béotien n'a pas participé à l'innovation qui a fait remplacer ts'. par o\ et que, à ce point de vue comme à :elui du traitement de "^esmi, il ne fait pas partie du groupement spécial du thessalien avec le lesbien. En somme les trois dialectes éoliens sont assez divergents.

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