‹ Aperçu d'une histoire de la langue grecqueChapitre 45 sur 102 · CHAPITRE VI LA LANGUE HOMÉRIQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI LA LANGUE HOMÉRIQUE

De toutes les langues littéraires grecques la plus difficile à apprécier est la plus ancienne de toutes, la langue homérique.

Tout d'abord il est impossible de constituer un texte qui puisse passer pour authentique. Les philologues de l'époque hellénistique ont disposé, pour élabUr leurs éditions, d'éditions antérieures, les unes personnelles, Y.CI.T à'vspz, les autres officielles, -/.atà rSkv.q ; mais ceci montre simplement que, dès une date ancienne, le texte était flottant, divers, et qu'on a éprouvé de plusieurs côtés le besoin de fixer un ouvrage qui servait de base à l'éducation littéraire des jeunes gens. Les fragments de papyrus qui ont été découverts et qui ont fourni des textes souvent assez différents du texte traditionnel — mais rarement meilleurs, et surtout rarement plus archaïques — ont confirmé que le texte des poèmes homériques était flottant. Il y a eu à Athènes à l'époque des Pisistratides une revision des poèmes homériques ; mais malgré les atticismes certains du texte traditionnel, il n'en résulte pas que tout le texte conservé vienne de là, ni surtout qu'il n'y ait pas eu de fixation antérieure des poèmes homériques.

Du reste par le fait qu'on ne sait ni comment les poèmes homériques ont reçu leur rédaction d'ensemble, ni où et comment ils ont été fixés, ni dans quelle mesure les- auteurs des fixations se tenaient pour libres de choisir, de supprimer, d'étendre et de modifier, le problème même d'une édition définitive d'Homère échappe à toute solution : éditer un texte, c'est donner dans la mesure du possible, le texte original tel qu'il a été publié lors de sa première édition définitive, tel que l'auteur a voulu le constituer, ou tel qu'un éditeur posthume Fa constitué ; or, on ne sait ce qu'aurait été cette édition homérique initiale qu'il faudrait reproduire, ni oii, m quand, ni comment elle aurait été faite.

Les éditions mqdernes d'Homère reposent sur des manuscrits antiques,

VALEUR DE LA TRADITION Il3

dont le plus ancien et le plus remarquable est le Venetus A de l'Iliade, ovi l'on a le travail de compilation d'un grammairien du m'' siècle ap. J.-G. ; ce grammairien renvoie à ses sources, Aristonikos et Didyme, philologues de l'époque d'Auguste, qui eux-mêmes travaillaient sur les données réunies par des philologues antérieurs, tels qu'Aristarque et Zénodote. En somme, on connaît le texte d'Homère surtout à travers les diverses éditions qu'en ont données les philologues hellénistiques, éditions dont on a une idée assez précise pour l'Iliade, moins précise pour l'Odyssée.

Les papyrus fournissent pour quelques détails des archaïsmes non conservés dans les manuscrits ; on a par exemple sur un papyrus une forme de plus-que-parfait Y.eyé'iozi qui conserve le vieux vocalisme en o du parfait, alors que tous les manuscrits connus jusque-là offraient seulement ■/.tyhoti. La vieille forme •rrsTrajGs de 2* personne du pluriel de tcétcovO» n'est attestée que par Aristarque ; les manuscrits ont partout tcs-ocGs, avec substitution de l'o de irsTCovOa à l'ancien y. ; en revanche, les manuscrits ont bien conservé a au participe féminin xs^aOuir,. De pareils flottements montrent combien est précaire la conservation de certains archaïsmes de la langue homérique.

Un examen attentif des poèmes épiques où des Alexandrins érudits ont imité la langue homérique pourra aussi fournir quelques indications curieuses ; ainsi 'Oap(ojv de Callimaque est sans doute la bonne leçon, plutôt que 'Opi'wv qui figure dans les manuscrits des poèmes homériques ; car l't de ce mot était bref et la prosodie Orîôn des Latins est un emprunt au texte homérique courant 'Qp-'wv qui constitue l'ensemble prosodique i!^i. Mais ce ne sont là que de menus détails, et, dans l'ensemble, on ne saurait remonter à une tradition qui diffère essentiellement de celle des manuscrits.

L'examen direct du texte au moyen de la métrique et de la linguistique aboutit à des conclusions plus curieuses, mais aussi plus inquiétantes et plus difficiles à préciser. On voit par ces moyens que, comme il arrive presque toujours pour les ouvrages de ce genre, le texte a été fixé à une époque où la prononciation et les formes grammaticales s'écartaient sensiblement de celle des auteurs originaux. Tout le travail fait depuis Bentley et depuis Nauck a mis ce grand fait en pleine évidence. L'accord de la métrique et de la linguistique révèle que les poètes qui ont créé et fixé la langue homérique ont versifié dans une langue qui diffère notablement de celle que la tradition a transmise. Cet accord de la métrique et de la linguistique ne peut se produire que dans un petit nombre de cas, et il va de soi que, en dehors des particularités qu'on peut restituer, il y en a un grand nombre sur lesquelles on ne sait rien, on ne soupçonne même rien.

Le fait le plus frappant est celui qui est relatif au digamma. On sait

A. Meillet. 8

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que, encore à l'époque historique, au moins dans les plus anciens monuments, la plupart des parlers grecs ont possédé une consonne, notée par le signe F, qui répond au w des autres langues indo-européennes ; on avait /"epvov là où l'allemand a werk, et FoXv.oq là où le latin a uïcus. En ionien et en attique, le F s'est amui dès avant la date des premiers textes ; or, la graphie du texte homérique est ionienne — la langue homérique est même qualifiée souvent de vieil ionien, de manière assez inexacte, on le verra tout à l'heure — ; il n'y a donc pas dans le texte traditionnel d'Homère la moindre trace d'un signe F . Mais l'examen de la métrique montre que les mois grecs commençant par un F sont d'ordinaire traités chez Homère comme s'ils commençaient par une consonne. Les dialectes autres que l'ionien et l'attique, ou, à défaut de témoignages exprès soit de l'épigraphie soit des gloses, l'étymologie fournissent presque toujours l'indication des mots qui avaient un /"initial ; pour un très petit nombre de cas la nécessité de restituer une consonne initiale dans les vers homériques conduit seule à supposer un F dont on n'a pas la preuve par ailleurs.

Dans 35o cas environ, un F initial fait position au temps fort des vers ; soit par exemple le mot Fé-oz, dont le F est attesté notamment par le pluriel cypriote Fe'K'.jx = l-ex, ï-zr, et qui répond au sanskrit vâcaJp « parole » et /"sT^ov, Fv.izt;, dont le F-, attesté par de nombreux témoignages épigraphiques, est supposé par l'augment syllabique de la forme homérique è'£i7::v et répond du reste à la forme védique vôcam ; on s'explique alors un vers tel que :

A loo èjôXèv B' C'JT£ TÎ 7:0) (F)£T-£; (F)ir,z^ c'jts TsAsicra;*.

Au temps faible, le F ne fait pas position ; mais d'une manière générale un groupe de consonne suivie d'une liquide ne fait guère position au temps faible, et d'ailleurs, sauf au premier pied, il n'est pas ordinaire qu'un spondée soit constitué par une fin de mot spondaïque. Toutefois une fin de vers telle que celle de :

A 106 [j.âvTi y.axwv, c'j ttw r^z'i [j.c'. xo xpv^Yuov (F^€iT:t^

serait surprenante si le mot (/")eTtts; commençait par une consonne — même par une liquide — autre que F ; les cas de ce genre ne sont pas fréquents, il est vrai. Dans la mesure où ils existent, ils semblent indiquer que F était pour les poètes homériques une consonne débile.

Mais l'action la plus nette du F est d'empêcher les hiatus. Ici les effets du F se comptent par milliers. Au temps fort, ils ne sauraient passer pour

I. L'usage moderne de couper les mots oblige à choisir entre oj'tc TïXsaaa; et o^'t' Izi- Xeaaa; ; il est inutile de dire que le choix fait ici est arbitraire, et qu'on ignore comment coupait le poète ou même s'il avait un sentiment quelconque sur la manière de couper en pareil cas.

LE DIGAMMA I 1 5

probants puisqu'une longue en hiatus conserve chez Homère sa valeur métrique de longue au temps fort ; toutefois une longue ou diphtongue subsiste plus aisément alors devant un mot commençant par F que devant un mot commençant par voyelle ; on en a vu un exemple au vers A io8 cité ci-dessus. C'est au temps faible qu'on a le plus d'exemples utilisables. Il est rare en efifet qu'une brève finale subsiste en hiatus devant un mot ayant toujours commencé soit par voyelle soit par *j--, devenu/;- en grec ; car cette brève est, de par sa nature même, au temps faible et se trouve par suite en condition de faible résistance ; on n'en compte pas 5oo exemples dans tous les poèmes homériques, et presque tous dans des situations particulières, notamment à la coupe. Au contraire, devant un mot commençant par F, on a compté plus de 2 000 exemples d'une brève non élidée, — et dans des conditions tout à fait quelconques — contre seulement 000 exemples environ d'élision, alors que devant un mot à initiale proprement vocalique l'élision est de règle. Par exemple, devant le subjonctif de FoXix, dont le F est solidement attesté et qui répond à sanskrit véda « je sais », à gotique loait (allemand lueiss), on a :

A 363 è^xJoa, [j/r^ xsuOs y.ôw, Tvx (/^)î'!oo[j.£v «[j-^w.

L'emploi de vix devant un mot commençant vraiment par une voyelle en pareille position serait impossible ; le îva eïooy.Ev du texte traditionnel suppose que la prononciation a été à un moment donné îva /"e{$o[j.£v.

Si le F ne maintient presque jamais une longue finale au temps faible, c'est que les fins de mots spondaïques au temps faible ne sont guère admises par les poètes homériques qu'au premier pied. Des cas tels que :

0 3i8 £a6''£xxi [i.zi (/")o?/.oç

9398 ajTco (>F)o(7,cOt y.î.T-at

sont rares, parce que, pour la métrique homérique, des spondées comme --tx'. [j.oi ou aù-cÇ) sont exceptionnels.

L'équivalence de F et d'une autre consonne comme t ou a ressort de la comparaison de passages parallèles, comme D 181 et suiv :

[ay)Bé tî toi OavaTOç \>.ùâ-ij) ©pss't \i:qoi ti lâpooq '

et Q 162 et suiv. 011 les pronoms XF)o'. et XF)'i, dont le F initial est bien assuré, jouent le même rôle, soit pour empêcher les hiatus soit pour faire position, que toi et ce :

\iT,oi Ti ÇF^oi GivaTOç [i-eXéxo) çpeal [t.r,H Tt Tap6oç * xoTov yâp '(''^)si t:o[/.7:ov iT:i<Jzz\).e') 'Apyei'çovTrjV

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Seule, la restitution de F au v. i5/i rend le passage intelligible ; car le texte traditionnel ne notant pas F et la voyelle du pronom étant élidée, le \F)i^ nécessaire pour le sens et exigé par le parallélisme, a tout entier disparu, et les manuscrits ont or ait'., qui offre une lacune évidente pour le sens comme pour le vers.

Le gros du texte homérique suppose la prononciation du F . Mais, au moment où le texte a pris son aspect définitif, le F n'était plus prononcé ; de là viennent toutes sortes d'altérations. On a laissé subsister les hiatus quand on ne pouvait faire autrement, ainsi :

A 38 ^ Tevéooio Te (f )T9'. {F)x,y:"V.z.

A 85 6ap7-/;7a; \j.yXyi (F)v't Osc-pd-'.ov, o t: (f )oT70a. A \ok S7'^ 52 \^)^'- '^■-'?'- /.:z;j,z;-:5a)VT'. (/')c(/')i7.rr;v.

Mais on les a, quand on l'a pu, dissimulés par des v éphelcystiques, ainsi :

A r5i Y) àvopiîj'.v {Fy.'i'. [J-â/sjôai

où le V final de y.-ilçy.z'^t est le fait d'hommes qui prononçaient loi, et non FXo'.^ forme du mot FXz, qui répond au latin uis. Au moment où les récitants ne prononçaient plus le F , ils ont employé certaines formules comme les auteurs originaux ne l'auraient pas fait ; ainsi la formule

•/.ai [A'.v ç;wvr,7a; {Fyjztu. lî—pivi-x r.poTr,j^x

(par exemple A 201) n'a pu être employée au féminin que par des récitants à qui le F était inconnu, notamment :

0 35 -Axi [j.vt Ga)vr,7a7' îr^ey. T.izpbvnx T.pozr,ùzy..

Il y a donc une différence grave entre la façon dont les poèmes homériques étaient prononcés par leurs premiers auteurs et celle dont ils étaient récités par des récitants postérieurs ou celle dont prononçaient les auteurs de morceaux tardifs des rédactions définitives.

La finale ordinaire du datif pluriel des noms en -0- et en -â-(-o) chez Homère est -017'., -r^z: ; on en compte près de 3 000 exemples, contre une centaine seulement de -c.r, -■/); devant une consonne ou en fin de vers. Le texte traditionnel écrit -c.ç, -rj; devant voyelle initiale d'un mot suivant; c'est un usage orthographique qui tout en ne répondantpas assurément à la façon dont la langue était conçue par les premiers auteurs, n'a pas d'inconvénients, puisque l'usage de l'apostrophe est récent, et dont il convient seulement de n'être pas dupe. Mais un vers tel que :

E 606 [j.Yjsà fJsoTç ;j.sv£a(v£;xsv (Fy.o'. \).iyj.(yb2i

ne répond pas à l'usage des premiers auteurs des poèmes homériques et se

LES CONTnACTIO>'S I I 7

trouve en effet dans un morceau qui ne semble pas ancien ; de même :

Y 273 ôswv hpoXq £7:1 [3(j);;,oT^.

Pour dissimuler des hiatus, qui n'étaient dus qu'à la perte de la prononciation du F inconnu aux Ioniens, les récitants ont été amenés à substituer certaines formes à d'autres plus anciennes ; par exemple ils ont remplacé l'ancien Fi-zza'. par i-kjcr-. dans toute une série de cas tels que :

A 187 [).tù.'.y[z^- i.îÉîJGtv

au Jieu de

\}.zù.'.yiz<,zi Fi-z'^v:)

OU

A 223 à-rapr^poTç ÏTAt:!rM

au lieu de :

axapT-^poict Fiiztz'V).

Quelquefois les finales en -oiai se sont soutenues les unes les autres, et le texte ancien est maintenu :

I Il3 cwpo'.jiv t' àyavcTc-'. (^F^ir.tay. xz \}.z\X\yiz\QK

(oij âyavoTstv ïr.z'zz'. du texte traditionnel a seulement été remplacé ici par «YavoTst (Fy.T.tzoC). Et parfois même l'ancien, (/')£7:£3ffi est maintenu sans aucune raison extérieure, ainsi :

K 542 C£^'.?i -j^ijTràÇovTs (Fy.r.izv. tî \xv.'K\y\o'.Qi.

De même on lira :

o te cî '/p'jJsc'.T'. c£-acrjt

avec Ziizy.iz'. (comme 0 86) au lieu de :

TOI oï yp'j(yio>.c Bsxâscrci.

Une autre particularité remarquable du plus ancien texte homérique est que la plupart des contractions qui ont été faites par les récitants postérieurs n'avaient pas lieu. L'exemple le plus frappant est celui du génitif singulier des thèmes en -o-. Le texte homérique en a deux formes, l'une archaïque (éolienne) en -oic^ qui ne comporte aucune contraction, l'autre qui apparaît sous la forme contractée -;j, reposant sur un plus ancien -oo. La contraction a eu lieu dès les parties les plus anciennes du texte ; elle est attestée au temps fort, par exemple :

A a22 [j.r,v'. ' ' Ayv.oXc'.') , TroAsij.oj o'àTuozaûeo X3£[XT:av

I 1 8 LA LANGUE HOMERIQUE

OU à la lin du a ers, par exemple :

A 190 Y] 0 ye çac7Yavov c^j (/')£p'j(7a[j,£vo; Tcapà [):r,pou.

Mais il y a quantité de cas où le vers n'est correct que si Ton restitue -co au lieu du -ou attesté. Une fin de vers comme

est incorrecte ; et, d'une manière générale, on est tenté délire -co là où -:u formerait le temps faible d'un spondée. Il faut lire 'A'Skoo, et non AîiXcj pour mettre sur leurs pieds des vers comme :

■A 36 Swpa Tïap' AtoXou [j-eyaVr^Tcpoç 'ÏTïTCOTdcâao

y. 60 p-^v zlç A'.cXou y.XuTa oa)[ji.aTa.

La formule courante c[J.odz'j ztoXétj.o'.o (var. 'Ko\é[).o\o) était pour les premiers auteurs b[XQdoo tîtoX^xoio, ainsi :

440 v-rj^uv, O'j-w (/^)£(oc6' c[xodoQ 7:xoXi[xoio.

A côté de àcsAçsô;, àosXisôv, àosXsecC, on a un génitif àâeXçeiou, ce qui est absurde ; il faut lire àSsXçsôo, ainsi :

E 2 1 cl) 0' è'xAYj xep'.ê-^va'. àcaX^sco XTaiAÉvoio,

et de même :

0 554 èvTpi'JceTa'. çi'Xov -^-op àvs'V.ôo 7.Ta[j.£VO'.o,

et non àvetj^ioy. On lit du reste ôcj, transformation d'un plus ancien 'ic, dans :

B 826 o(|i'.iJ-ov, ô'IiTÉXeaiov, 00 %a£cç cÙtîox' ôXeitat

a 70 àv-i'ôeov noXû©v;[.».ov, co xpaxc; è^-l iJ.c'Yt(JTOV.

Le mot bizarre ôy.pjcci;, qu'on rencontre deux fois à côté de la forme attendue y.puîs-.ç, est dû à une mauvaise séparation d'un -oc final incompris dans :

1 64 oç 7ïc)v£[j.0'j è'paTat èTCi5rj[x(ou oxpucevxoç

Z 344 Sasp è[^.eTo, xuvéç y.axo[XY)^àvou, oxp'jO£crjY;ç.

On voit comment zT:iZ-qi>.ioGy.puovnzq, a pu donner naissance au texte attesté. Si l'on tient compte du fait que, au lieu de -ou en hiatus, on peut et que sans doute il vaut généralement mieux lire -c:', ainsi :rcA£;i.ot è'pa-ïai I 64, on voit que la forme contractée -eu est souvent incertaine chez Homère. Et encore s'agit-il de la plus aisée des contractions, celle de deux voyelles de timbre identique.

La coexistence des trois formes de génitif en -ce, -ou et -oc montre

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