‹ Aperçu d'une histoire de la langue grecqueChapitre 48 sur 102 · IEOLIEN ET IONIEN CHEZ HOMERE I · texte numérisé non relu

IEOLIEN ET IONIEN CHEZ HOMERE I

Il ne manque pas d'exemples comme y.aoojaat, xa-/,xv;:ct, vcayasbvTS^, 'Xkv.TZiù, OU comme à\j£xir,, àvjri^jstç, mais ce sont les moins ordilires, et l'on trouve plutôt des types comme y.iSSaXe, y.aTOavc, à;/~c-aXwv, îpûovxa (de àv/^epuw), etc.

Les formes casuelles en ~q;t(v), de type quasi adverbial, qui jouent un and rôle chez Homère, sont données pour éoliennes par les grammairiens iciens, et l'on n'a jusqu'à présent trouvé trace de rien de pareil dans des irlers locaux qu'en Béotie, avec le dérivé èuiTraTpocptov d'une inscription : Tanagra.

Les noms d'agents étaient, dans la période commune du grec, en --r,p ] i -twp dans les mots simples, en --zâq dans les composés ; tous les diactes autres que l'ionien-attique conservent bien en général cet état ancien, ais, de très bonne heure, l'ionien-attique a étendu -xâç, qui y apparaît us la forme -vqq, aux mots simples ; l'innovation, étant ionienne-attique, t antérieure à la composition des poèmes homériques. Or, dans l'ennble, la formation des noms d'agents chez Homère est conforme à la ^le ancienne, maintenue en éolien, et l'on y a régulièrement ootr;p, [ioTv^p, T-^p, ou owxwp, (SwTwp, ^-/jTwp. Il u'y manque pas, il est vrai, de mots type ionien-attique, comme àyopYjtfjÇ ; mais ce sont tous des dérivés ativement nouveaux, et ces mots doivent être considérés comme faisant ■ rtie de la couche la plus récente du vocabulaire homérique. Enfin l'une des grandes caractéristiques de l'éolien, l'emploi d'adjectifs 'ivés là oh les autres dialectes ont des génitifs, se rencontre fréquem- ;nt chez Homère où les locutions ,3(y) 'Hp3cy.A-/]£(-/;, Ilciàvx'.ov ulcv, etc., it courantes.

Si donc le premier aspect de la langue homérique est ionien, il suffit de : re abstraction du fait que la rédaction définitive des poèmes a été faite • lonie et par des Ioniens pour que transparaisse un fonds éolien, qui xclut du reste pas la coexistence de formes ioniennes.

L'éolien homérique ne correspond exactement à aucune forme connue

< l'éolien. On n'en saurait être surpris. D'abord il repose sur une tradit n sensiblement plus ancienne que tous les restes subsistants des parlers t iens connus par ailleurs. Et d'autre part, on ne connaît pas tout l'éolien. . y a eu notamment en Asie Mineure, dans la région de Smyrne et de 1 e de Chios, nombre de cités dont la langue a été à date ancienne l'éolien

< DÙ l'ionien a pris ensuite la place de l'éolien. Il serait vain d'essayer de ] aliser les traits éoliens de la langue homérique.

On a fait l'hypothèse que tout le vieux fonds des poèmes homérique J 'ait été d'abord rédigé en éolien et ionisé ensuite, et il est en eflet possible ( rétablir sans corrections graves de longs passages de l'Iliade et de 1 dyssée en éolien. Mais cette hypothèse conduit à faire au texte trop de

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