‹ Aperçu d'une histoire de la langue grecqueChapitre 56 sur 102 · LANGUES DES POÈTES LYRIQUES · texte numérisé non relu

LANGUES DES POÈTES LYRIQUES

langue par comparaison ; car Alcée et Sappho représentent tout ce que l'on connaît de la littérature de Lesbos ; il n'y a pas de prose littéraire éolienne ; et, de la grande lyrique chorale, qui a sans doute existé, rien ne subsiste. On ne fait qu'entrevoir la littérature éolienne qui a sans doute joué un grand rôle dans l'hellénisme à date ancienne. Quant aux inscriptions de Lesbos, elles sont pour la plupart postérieures d'environ deux siècles à l'époque des poètes, leur langue a subi l'influence de la y.o'.v(^, et, si au point de \'ue de l'aspect phonétique des mots et des formes grammaticales, les inscriptions confirment dans l'ensemble le témoignage de la tradition littéraire, on n'en saurait tirer grand parti pour le vocabulaire qui est, en matière de langue poétique, le trait essentiel. L'impression que font les pièces conservées est celle de la simplicité de langue ; l'ordre des mots est normal, les composés peu nombreux ; le vocabulaire est composé en grande partie de termes panhelléniques courants. En voici un exemple de Sappho :

x£Ovà/.'/;v c' àoÎAw^ ÔsAw '

rSiCh-jL y.xt TÔo' ïv.rd '^.c. *

« wt [a' (I)^ o€i')x 7:£7:ôvOa[j.£v,

Wâ.-o\ '<) [xav a ' àÉy.c'.a' 3:7:'JAt[;.7:âvo). »

xàv o' evà) xâS' à[Xc'.5i[jLav •

« Xaipota' lç>yto 7.à[;.c()£V

Sauf •;:coa = [j.£Ta, qui est la forme dialectale de la préposition, et <]j'.zlz\}.brj dont on sait le sens par une glose d'Hesychius, fb'X,o[j.iTri ' xAaîsjsa, et don' il n'y a évidemment pas lieu de croire que ce soit à Lesbos un mo « poétique », il n'y a pas là un mot qui soit inconnu à l'helléniste le plu; confiné dans l'étude de la prose. Les composés de type poétique viennen de la langue religieuse ; ainsi quand Sappho écrit :

riciy.'.AiOpov', àOava-:' AçpGOixa, T.T. Aîo;, osAÔTîAiy.E, V.CjZihii at.

S'il apparaît chez Alcée un génitif en -o>.z, c'est d'une manière isolée e dans un fragment trop court pour qu'on puisse apprécier en quelles conditions la forme a été introduite :

Le flottement entre 7-ï/;Q377'. et ttv^Bôj'., entre hzz: et Its; appartenait ; l'usage de la langue même ; et ce n'est pas là une hypothèse, comme cell« qui a été faite à propos de tccîjj'! et t.z:j'. chez Archiloque : des inscription' bien postérieures ont h^o^zo'.z'. ('.jcÔîc.j'. aurait présenté la suite de troi

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