SOURCES
cùoc'!;, \i:r,odçy par contamination de cjô' ziç et de cjss-!; : cùOs^ç était un oùoà sTç affaibli, qui a pris la place de cjoe:;. Les papyrus de Ménandre flottent entre ojseîç et cjÔsîç, sans qu'on puisse dire à quelle forme s'est arrêté l'écrivain, ni s'il a llotté lui-même, comme l'ont fait ses copistes. Quoi qu'il en soit, oùOei; est la forme athénienne au moment où Athènes fournit le modèle de la langue commune ; et cette forme domine ou du moins s'emploie tant que dure Tinfluence attique ; puis la forme cllzit des parlers non attiques qui s'était conservée dans le parler courant hors d'Athènes chasse de l'usage cjôsi;, qui alors s'élimine même à Athènes. On voit combien a été puissante 1 action des modèles athéniens récents au IV* et au m* siècles, puis comment cette action a diminué et comment Athènes même a enfin perdu la forme propre qu'elle s'était créée au IV* siècle et a accepté la forme commune. OjOs-; est la forme ordinaire des papyrus égyptiens avant l'époque chrétienne, puis z'joeic reprend le dessus, et l'on n'a plus que cùoeî; à partir du m* siècle av. J.-G. A Herculanum, on a cjscÎç et cjÔsîç, ce dernier représentant la forme soignée, semble-t-il. Dans les inscriptions de Pergame, cjOsiç est la forme du in* siècle av. J.-C, puis cjosîç apparaît et domine peu à peu. Or, les traces de cjGsîç sont encore abondantes dans l'Ancien Testament ; et ce sont les livres les plus récents, l'Ecclésiaste et les Macchabées, qui ont régulièrement c\jQeiq. Dans le Nouveau Testament, ojoôiç est de règle, et il n'y a quelques traces de la forme attique de basse époque, oùGâîç, que chez Luc, dont le texte est relativement littéraire. Les manuscrits ont donc conservé en somme à cet égard ce que l'on peut croire que les auteurs ont dû écrire. Le mot, relativement tardif, à;c'j6ev£tv, dérivé de ojôîîç, figure dans l'Ancien Testament, chez Luc et chez Paul ; ce mot a été, sous l'influence de ojosîç, remplacé par èçcjosvcjv qui figure déjà dans les livres tardifs du Nouveau Testament. Les atticistes n'ont rien eu à faire, on le voit, pour restaurer la forme ojosiç de Tancien attique.
La répartition de gg et de tt prête à des remarques analogues. Les comparatifs y;t-:wv, àXa-Tcov et, plus rarement, y.piî—wv se rencontrent un peu partout dans l'Ancien Testament ; or, précisément v^ttcov et iXâ-rTwv sont Iréquents dans les papyrus égyptiens d'époque ptolémaïque, alors que le -CT attique y est rare par ailleurs. Encore dans le Nouveau Testament, il y a des exemples sporadiques de àXâTTwv ; îXaTcv, c'est-à-dire è'Xa-Tcv, se lit encore sur une inscription de Magnésie au ii* siècle ap. J.-G. Le verbe rJT-càaOa'. a été particulièrement résistant parce que la forme ionienne, toute différente, èiccjv, ne recouvrait pas la forme attique ; le verbe attique n'a donc pas subi l'ionisation coutumière de tt en cg. — Ce qui confirme l'authenticité de la répartition de — et de cj dans l'Ancien et le Nouveau Testaments, c'est que le -- se trouve surtout dans les ouvrages de caractère relativement littéraire: les livres II, III, IV des Macchabées