‹ Apercu de l'histoire ancienne d'Egypte pour l'intelligence des monuments exposes dans le temple du parc egyptienChapitre 5 sur 10 · MOYEN-EMPIRE · texte numérisé non relu

MOYEN-EMPIRE

OE L\ Xt* A H XVItl' DYNASTIE

Le Moyen-Empire commence à la XI"* dynastie, et se termine il la XVIII”*, après une durée de 1361 ans.

On n'a pas oublié le tableau que nous avons présenté de l’Égypte, lorsque, après Apappus et Nitocris, la VI"* dynastie s’éieint. A ce moment, un temps d’arrêt aussi soudain qu’imprévu se produit dans la marche de la civilisation égyptienne, et pendant i|36 ans (de la VI”* dynastie îi la XI"*), l’Égypte semble avoir disparu du rang des nations.

Quand avec les Entef el les Mentouhoiep de la XI”* dynastie, on la voit se réveiller de ce long sommeil, les anciennes traditions sont oubliées. Les noms propres usités dans les familles, les titres donnés aux fonctionnaires, l'écriture elle-même, et jusqu'.'i la religion, tout en elle semble nouveau. Tliinis, Éléphantine. Memphis ne sont plus les capitales choisies : c'est Thèbes, qui.

pour la première fois, devieat le siège de la puissance souveraine. L’Égjple est en outre dépossédée d’une partie notable de son territoire, et l’autorité de ses rois légitimes ne s’étend plus au delà d'un canton limité de la Thébaïde. L’étude des monuments que nos dernières fouilles ont mis au jour conlimie ces vues générales. Ils sont rudes, primitifs, quelquefois grossiers, et à les voir, on croirait que l’figypte, sous la Xl“' dynastie, recommence cette période d'enfance qu’elle avait déjà traversée sous la 111"”.

Après les rois obscurs qui composent celte famille royale, les Osoriasen et les Amenemha, rois puissants de la XII"" dynastie, montent sur le trône.

A la Xll“'” dynastie, nous entrons tout à coup dans l’une des belles époques de l’bisloire égyptienne. Au nord, l’Égypte possède, dès le règne d’üsorta.sen 1", ses frontières naturelles, (}ui sont la Méditerranée et la presqu’île de Sinaï. Au sud, elle combat déjà pour cette grande politique qui va être la sienne pondant trente siècles et qui la poussera sans cesse à revendiquer comme un patrimoine toutes les terres qu'arrose le Nil. A cette époque, s’étendait au delà de la première cataracte, presque au fond de l’Abyssinie, un État qui étail-à l'Égypte ancienne ce que le Soudan est à l’É^ypte moderne : c'est le Pays de Cousch, ou l'Éthiopie. Sans limites bien précises, sans unité d’organisation ou de territoire, l'Éthiopie nourrissait des populations nombreuses, diverses d’origine et de race ; mais le gros de la nation était formé par les Couschitdï, peuple de sang chamitique qui, à une époque inconnue à l’histoire, avait franchi le détroit de Bab el-Mandeb, et s’était emparé du Haut Nil. Or, les Couschites paraissent avoir été sous la Xll"” dynastie les vrais ennemis de l’Égypte; c'est vers le Soudan qu’alors toutes les forces de la nation sont tournées; c’est contre les Couschites que sont élevées de chaque côté du Nil, au delà de la deuxième cataracte, les forteresses de Kumneh et de Senineh, qui marquent la limite méridionale à laquelle s’élail alors arrêté l’empire des Pharaons. Quel qu’ait été à ce Ynomeni l’état politique des autres parties du monde, l’Égypte, sous la Xll“” dy-

nastie, ne s’est donc pas éloignée des rives de son fleuve sacré. Pendant les luttes qui ont donné au nom des Osortaseu et des Amenemha un lustre qui ne s’est jamais eflacé, l’Égypte se fortifiait à l'intérieur par l’élan vigoureux qu’elle imprimait à toutes les branches de la civilisation. Une formidable invasion dont nous parlerons tout à l’heure, à la vérité, a fait table rase de tous les grands édifices que la Xll“‘ dynastie avait élevés, et nous n’avons pour juger des constructions monumentales de cette époque que quelques pyramides isolées et l’obélisque de Matarieh, près du Caire. Mais à défaut des palais et des temples, nous trouvons dans les seuls hypogées de Beni-Hassan (province de Minyeh) la preuve de la vérité du fait que nous avançons. Il résulte, en effet, des mille détails reproduits avec un art si délicat sur les murs des tombeaux de Beni-llassan, que la XI1“* dynastie fut pour l’Égypte, plus encore que la IV"*, une époque de véritable prospérité. Un de ces tombeaux, celui qui a servi à la sépulture d’un nommé Amini, à la fois général et moudyr de la province dont Beni- Hassan faisait partie, mérite surtout d’être cité. Là l’Égj'pte de la XII"* dynastie est en quelque sorte prise sur le fait. D’un côté ce sont les bestiaux qu’on engraisse, c’est la terre qu'on laboure avec (les charrues construites sur le modèle de celles dont l'Égypte se sert encore aujourd’hui ; c’est le blé qu’on récolte, c’est le grain * qu’on tait dépiquer par des animaux qui en foulent les gerbes aux pieds. D'un autre côté, c’est la navigation du Nil, les grandes barques qu’on construit ou qu’on charge, les meubles élégants qu’on façonne dans des bois précieux, les vêtements qu’on apprête. En un coin du tombeau, .Vméni lui-même prend la parole et raconte sa vie. Comme général, il a fait une campagne dans le Soudan, et fut chef d’une caravane escortée de/i00 hommes de troupes qui ramena à Qeft l’or provenant des mines de Gebtl-Aloky. Comme moudyr il mérita les louanges du souverain par sa bonne administration. « Toutes les terres, dit-il, étaient labourées et » ensemencées du nord au sud. Bien ne fut volé dans mes ateliers. » Jamais petit enfant ne fut affligé, jamais veuve ne fut maltraitée

» par moi. J'ai donné éjalement à la veuve et à la femme mariée, » et je n’ai pas préféré le grand au petit dans tous les jugements » que j'ai rendus. » — Un dernier e.vemple plus illustre va servir Il montrer quel degré de force intérieure l’Égypte avait atteint sous les Osortascn et les Amciieinlia ; je veux parler du lac Mœris. On sait ce qu'est le Ml pour l’Égypte. Si son débordement périodi([ue est bisuffisant, une parlie du sol n’est pas inondée, et, par conséquent, reste inculte; si le fleuve, au contraire, sort avec trop de violence de son lit, il emporte les digues, submerge les villages, et bouleverse les terrains qu’il devrait féconder. L’Égypte oscille ainsi perpétuellement entre deux fléaux également redoutables. Krappé de ces inconvénients, un roi de la Xll“” dynastie, .\ineneinha III, conçut et exécuta un projet gigantesque. Il existe à l’ouest de l'Égy'ple une oasis de terres cultivables (le Fayoïtm) perdue au milieu du désert et rattachée par une sorte d’isthme il la contrée qu’arrose le Nil. Au centre de cette oasis s’étend un large plateau dont le niveau général est celui des plainesde l'Égypte; à l’ouest, au contraire, une dépression considérable de terrain produit une vallée qu'un lac naturel de plus de dix lieues de longueur (le Birket-Qéroun] em|)lit de ses eaux. C’est au centre du plateau qu’Amenemha III entreprit de creuser, sur une surface de*dix millions de mètres carrés, un autre lac artificiel. La crue du Nil étaitelle insuffisante, l'eau était amenée dans le lac et comme emmagasinée pour servir à l’arrosement non-seulement du Fayoum, mais de toute la rive gauche du Nil jusqu’à la mer. Une trop forte inondation menaçait-elle les digues : les vastes réservoirs du lac artificiel étaient ouverLs, et quand le lac à son tour débordait, le trop plein des eaux était rejeté par une écluse dans le Birkct-Oérouii. Les deux noms que l’Égypte a donnés à l’admirable création d’Amenemha III ont, du reste, mérité de rester populaires. De l’un, MM, c'est-à-dire le lac par excellence, les Grecs ont en effet tiré le nom de Mœris, mal appliqué par eux à un roi, tandis que l’autre nom Pj-om,'mot de la langue antique qui signifie la mer, est devenu, dans la bouche des Arabes, l’appellation de la province

tout entière [Fayoum) que le génie de l’un des rois do la XII"' dynastie avait dotée de ce précieux élément de fécondité. — On voit, par ces détails, l’intérêt qui s’attache à la famille des Osnrtasen. On peut dire que celte famille est une des plus illustres de celles qui occupèrent successivement le trône de Menés et qu’elle est au Moyen-Empire ce que les Chéops et les Chépliren sont ;'i r.Vncien.

l.a Mil"' dynastie, dans laquelle les Sofr(hottp et les Sebtkholep dominent, ne noms es‘t connue que par les monuments. Manétiion lui donne 00 rois qui régnèrent en.semble (|63 ans; mais il no nous fait pas connaître les noms de ces rois. Aucun édifice delà Xlll"" dynastie n’est d’ailleurs venu jusqu’à nous. Nous savons cependant, par les statues et les stèles qui' nous avons trouvées 5 Sànet à Abydos (Harabat-el-Madfouneli (1)), que l’Égy pte, sous ces nouveattx Pharaons, n’avait rien perdu de son ancienne prospérité. Quant aux guerres que les rois de. celle époque entreprirent, le silence des monuments ne nous pennet que des conjectures. De nos travaux h Sùn et de la p/ésence d'un colosse de la XIII”" dynastie dans une île située près de Dongolah (lie tl’.Argo), on conclura pourtant que l’fgyple avait encore élargi, sous la XIII"" dynastie, les frontières qu’elle possédait sous la Ml"'. Une particularité curieuse qui se rapporte à celte période mérite d’èlrt* notée. Il existe au-dessus de Ouady-llalfa, près du village de Semneh, des rochers .situés à pic sur le fleuve, et qui portent, à 7 mètres au-dessus des plus hautes eaux actuelles, des inscriptions hiéroglyphiques. Or, de la traduction de ces inscriptions, il resuite que, sous la XII"' et la XIII”" dynastie, le .Nil, dans sa plus grande hauteur, s’élevait jusqu’au |xjint où ces légendes sont tracées. II y a àO siècles, le Nil montait donc, à la deuxième cataracte, à environ 7 mètres plus haut qu’il ne moule aujourd’hui. Il y a là un problème digne d’attention, et que la science n’a pas encore résolu. Le changement de niveau du Nil à la seconde cataracte est-il dû aux grands travaux hvdrauliques entrepris par

(1) Haraï»at-«>t"Mn(lfomiQli est aiu^^i appelé Tliiiiis. pltts haut.)

les rois du Moyen-Knipire, dans le but, soit de régulariser les inondations de ce fleuve impétueux, soit d’élevcr un rempart naturel entre l’Egypte et ses plus redoutables cunemis en rendant celte cataracte impraticable aux navires qui descendaient du Soudan ? C’est ce que je ne pourrais dire.

Xous ne savons absolument rien de la XIV"" dynastie. Selon quelques auteurs niodenies, elle aurait régné dans la Basse-Egypte pendant que les rois de la Xlll"“ régnaient dans la Haute. Mais ' cette as.serlion est conlredile pur les statues du Musée de Boulaq, qui représentent des rois de la XI 11“* dynastie, et qui ont été trouvées à Sân. il est évident que, si les roLs de la XllT' dynastie avaient été relégués dans la Haute-Egypte, ils n'auraient pas orné de leurs images les temples placés sous la domination d'une dynastie rivale.

Au rapport de l'un des abrévialeurs de Manéthon (Eusèbe), les deux dynasties suivantes (la XV"’" et la XVl"') furent originaires de Thèbes. Pendant que ces familles royales faisaient de la ville dt» Entef la capitale de ^eur empire, l’Egypte du nord était le théâtre d'un des plus terribles événements dont les annales égyptiennes aient gardé le souvenir. Sous les derniers rois de la X1V“' dynastie, l'œuvre de civilisation s’accomplissait et tout fait présumer que le pays marchait paisiblement dans les voies du progrès. Tout à coup, des peuples sans gloire, que Manéthon appelle des lli/eaos ou Pasteurs, envahissent du côté de l’Asie les frontières du Delta, massacrent les [vop ila lions, pillent les temples et imposent leur joug par le fer et le sang aux provinces septentrionales de l'Egypte. Pendant quatre siisles, les rois relégués dans la Thébaïde eurent ainsi pour voisins, et probablement pour maîtres, ces barbares envahisseurs. Dire ce qu’à ce moment l'Egypte eut à subir de bouleversements est impossible. Le seul point qu’il nous soit permis de donner comme certain, c’est que pas un monument de cette époque. désolée n’est venu jusqu’à nous pour nous apprendre ce que devint, sous les Hyesos, l’antique’ splendeur de l’Egÿple. Nous a.ssisions donc, sous la XV"' et la XVl"' dynastie, à lui nouveau naufrage de la civilisation égyptienne. Si

vigoureux qu’il ait été, l’élan donné par les Osortascn s’arrête subitement; la série des monuments s’interrompt, et l’Egypte nous instruit, par son silence même, des calamités dont elle fut frapptie.

La période qui suit ne [leul être bien étudiée que dans les monuments du Musée de Bonlaq. Là l’Egypte se montre, sous la XVI1'“ dynastie, partagée, comme sous les deux dynasties précédentes, entre des rois rivaux. Mais h la nuit profonde qui vient, pendant si longtemps, de couvrir le pays de ténèbres, succèdent des jours plus sereins. Dans la Haute-Egypte, les fouilles toujours infructueuses quand on leur demande des monuments de la XV"' et de la XVI” dynastie, commencent à être moins rebelles à nos efforts dès qu'il s’agit de monuments de la XVII"', et lurnii les personnages dont les tombes de Ooumah conservent les restes, on distingue de nouveau toute une hiérarchie de fonctionnaires qui trahit un état policé. Dans la Basse-Egypte, une autre dynastie de Pasteurs s’élève à Tanis (Sân), rameau détaché de cetu? confédération de peuples adorateurs de Sutekh qui, sous le nom de Khétas, habitaient les plaines voisines du l'aunis. Mais cette fois les Hyesos ne sont plus les dévastateurs que Manéthon nous dépeint. Loin de là, les monuments du Musée nous les font voir, vaintiueurs de l'Égypte, se laissant à leur tour envahir par la civilisation des vaincus. L’Egypte réagit ainsi par ses arts, par sa' religion, par sa gloire, contre ses oppresseurs. Elle les force à orner le temple de Sàn de sphinx égyptiens taillés à leur image. Elle leur impose son écriture. Elle le.s amène peu à peu à ilcvenir Égyptiens, et, véritables Pharaons, à se faire appeler comme eux les fils du Soleil. A la vérité, les Pttsleurs de la XVII"" dynastie, tout en faisant de Sàn la ville de Sutekh par excellence, avaient placé ce dieu au sommet de leur panthéon ; mais comme ils n’avaient ni renversé ni proscrit le culte des dieux égyptiens dont ilsétaient également les adorateurs, on ne doit voir dans ce fait que l’hommage d’un peuple devenu égyptien à la divinité qui fut celle de ses ancêtres. Les traditions violentes de la XV"' et de la XVI"' dynastie sont donc ici interrompues. Sous les nouveaux Hyesos,

l’Égyplc renaît à des jours meilleurs. Manéllion d’un cùlé, les monuments de l'autre, nous conservent les noms de ces rois dont la postérité n’eut pas à détester la mémoire. Bien plius, quatre cents ans plus tard, un des grands conquérants de l’Égypte, Ramsès II, à la suite d’un traité de paix qu’il venait de conclure avec les Kliétas eux-mémes, célébrera à S5n le quatrième anniversaire séculaire de l’avénement de la .XVII'”' dynastie, et par courtoisie décernera à Saïlè», son premier roi, le titre d’aïeul de sa race. En résumé, au Nord comme au Sud, sous ses rois nationaux comme sous ses maîtres asiatiques, l’Égypte sort du long eugoiirdi.ssement dans lequel elle vient d’ôtre plongée, et noms voyons s’élever le long des rives du Nil des monuments qui, tout en portant la trace encore trop évidente de la conquête, attestent cependant des jours moins agités.

Nous venons de voir Ramsès II, à quatre cents ans de distance, réédifiant SSn, c’est-à-dire la ville de Sutekh, et rendant hommage au roi Pasteur qui le premier introduisit le culte de ce dieu en Égypte ; mais on conçoit que sous la XVll”' dynastie, les princes exilés dans la Thébaïde n’avaient pas les mêmes ménagements à garder envers ceux qui ne pouvaient être que leurs rivaux. En effet, une guerre courte mais acbarnée éclata bientôt. Ce fut le signal de la déroute des Pasteurs. Assiégés jusque dans leur capitale par un roi illustre entre tous, Ahmès ou Amosis, les Asiatiques furent enfin vaincus. Le gros de la nation passa l'istlirae et s’enfuit en Asie. Aux autres, Amosis permit de garder, |K)ur les cultiver, une partie des terres dont leurs ancêtres s’étaient emparés. Ainsi finit la douloureuse période qui marque une page si sanglante dans les annales de l’Égypte. Par les victoires d’Aniosis, le sceptre antique do Mènes revint aux mains de ses possesseurs légitimes. Une fois sortis du pays qu’ils avaient usurpé, les Pasteurs n’y reparurent plus, et si l’Éigypte doit les rencontrer encore, ce sera sur les champs de bataille où ils porteront les armes, confondus avec les Khétas. Quant à ceux que la politique d’Amosis attacha au sol qui les avait si longtemps nourris, ils formèrent

dans l’orient de la Bassc-l^gypte une colonie étrangère tolérée aii\ mêmes titres que les Israélites. Seulement ils n’eurent pasd’ExixIe, et, j)ar une destinée singulière, ce sont eux que nous retrouvons dans ces étrangers aux membres robustes, b la face sévère et allongée, qui peuplent encore aujourd’hui les bords du lac Menzaleh. N’oublions pas d’ajouter que de fortes présomptions tendraient b faire croire que le patriarche Joseph vint en Egypte sous les l'asteurs et que la touchante histoire racontée dans la Genèse eut pour théâtre la cour de l’un de ces rois étrangers. Joseph n’aurait donc pas été ministre d’un l’haraon de sang national. C’est un roi Pasteur, c’est-b-dirc un roi Sémite comme lui (]ue Joseph aurait servi, et l’élévation du ministre hébreu s’explique d’autant plus facilement qu’il aurait été accueilli par un souverain de la même race que lui.

Nous arrivons ici b la lin du Moyen-Empire. Pendant les 1361 ans que nous venons de parcourir, bien des événenu iiLs traversèrent la fortune de l’Égypte. Inauguré sous la XI”' dynastie, le Moyen-Empire nous montre b son origine l’Égypte iR'sitante et troublée, comme .si elle se réveillait d’une invasion, et, b sa fin, c’est encore en présence d'une invasion, cette fois trop certaine, que nous nous rencontrons. Le lac Mœris, les hypogées de Beni-llassan et de Syoul, les colosses de Sbn et d’.Xbydos, les obélisques de Malarieh et de Begig nous prouvent qu’lieureuscment, entre ces deux périodes agitées, l’Égy|)te connut des jours de véritable grandeur.

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