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parole donnée ni pour sa signature. Il se considère comme dégagé de toute obligation, dès qu'ont disparu les raisons qui l’avaient conduit à contracter ou à se lier. Il était certain qu'avec un tel état d'esprit chez les gouvernants les traités signés à Nankin et à Whampoa seraient violés à la première occasion.
De fait, les nations ayant conclu des traités avec la Chine, en 1842 et 1844, c’est-à-dire, la France, l’Angleterre et les Etats-Unis ne purent obtenir des concessions de terrains pour l’établissement de leurs nationaux qu'en un seul des cinq ports ouverts à leur commerce, à Chang-Haï, D’autre part, malgré les clauses impératives des traités signés, les autorités locales et en particulier le vice-roi des deux Koang continuaient à molester les Européens de toutes façons ; enfin, les chrétiens étaient continuellement persécutés sur tout le territoire de l’Empire en dépit des promesses officielles du Gouvernement Chinois et des représentations des consuls étrangers à ce sujet. Les sentiments de xénophobie des Chinois se donnèrent libre cours et d’une manière ouverte, à partir de 1856. À cette époque la révolte couvait-dansles Indes ; les Chinois n’étaient pas sans le savoir et ils espéraient pouvoir en profiter pour réduire enfin à la raison les « Barbares d'Occident ». En attendant, les attentats se multiplièrent. Le 28 février 1856, un missionnaire français, l’abbé Chapdelaine, était exécuté dans le Kouang-Si avec des raffinements de cruauté. Le 8 octobre de la même année un navire britannique « lArrow » était arbitrairement saisi à Canton et son équipage incarcéré. Ces deux prétextes étaient suffisants pour motiver une intervention des gouvernements anglais et français. Pendant que ceux-ci se concertaient, l'incendie des factoreries étrangères de Canton,allumé par la populace le 12 décembre 1856 avec la connivence du vice-roi, précipita les événements. La France et l'Angleterre déclarèrent la guerre à la Chine. Diverses causes retardèrent louverture eftective des hostilités. La principale est que la révolte des Cipayes, qui venait d’éclater dans les Indes, ne laissait à la disposition du gouvernement anglais qu’un nombre insuffisant de soldats ; d’autre part, la France n’était pas très enthousiaste pour une opération militaire. On essaya donc d'obtenir satisfaction sans recourir aux armes. Les ministres anglais et français, Lord