‹ Aperçu des relations internationales de l'empire chinoisChapitre 19 sur 40 · IE D TUE · texte numérisé non relu

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Elgin et Baron Gros, auxquels les représentants de la Russie et des Etats-Unis prêtèrent leurs concours, entamèrent des négociations avec le vice-roi de Canton en vue : d'exiger le respect des traités et la réparation des dommages causés par l'incendie des factoreries.Ces tentatives de conciliation échouërent. Entre temps,la révolte des Cipayes ayant été étouffée, Les troupes anglaises arrivaient nombreuses, ainsi que celles françaises que Vapoicon 111 avait fini par accorder. Après unenouvelle sommation au vice-roi de Canton, rejetée comme les précédentes, la parole fut dounée au canon. Le bombardement de Canton commercé le 28 décembre 1857 amena quelques jours plus tard [a capitulation de la ville. Le vice-roi fut arrêté par les troupes alliées. Le Gouvernement de Pékin, effrayé, essaya d’arrêter les hostilités. Des pourparlers furent tentés à Chang-Haï le 26 février et à Tien-Tsin le 24 avril 1897. Ils ne donnèrent aucun résultat. Les Alliés se décidèrent alors à une action plus énergique : l'embouchure du Pei-Ho fut forcée, les forts de Ta-Kou enlevés et enfin la ville de Tien-Tsin fut occupée par les troupes franco-britanniques, le 20 mai 1858. Après ces événements les envoyés chinois Æouei-Liang et Houa-Cha-Na comprirent que toute résistance serait brisée. [ls se résignèrent donc à traiter. Du 13au27 juin 1858 quatre traités furent signés à Tien-Tsin par les deux plénipotentiaires chinois avec les représentants de la Russie, des Etats-Unis, de l’Angleterreet de la France. Nous dirons quelques mots de chacun d'eux, mais comme ils sont, à quelques légères va riantes près, du même modèle, nous n’examinerons d’une manière détaillée que celui concernant notre pays.

Section I. — Traité russe du 13 juin 1858.

L’envoyé russe, l’Amiral Poutiatine, avait suivi avec intérêt les diverses phases du conflit. Inquiète à juste titre des progrès réalisés par la France et l’Angleterre et des projets d'expansion dont elles faisaient montre, la Russie amena les deux plénipotentiaires chinois à conclure un traité pour sau-

vegarder ses intérêts. Ce document comprenant douze articles fat signé à Tien-Tsin le 13 juin 1858. Il admettait la Russie au bénéfice des avantages accordés aux nationaux CUEAGEE et

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