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français et dont la liste était arrêtée entre les plénipotentiaires chinois et les ministres européens au moment de la signature du traité de Nankin ayant trait à l’ouverture de cinq ports et à la protection des Européens et des chrétiens. L'article 2 du traité russe mérite d’être analysé tout spécialement. Il a trait aux relations futures entre les deux Etats. Nous savons que pour arriver à leurs fins les Russes entretenaient dans l’esprit du Gouvernement chinois l’erreur qu’il professait en se figurant que les nations étrangères, la Russie en particulier, étaient des nations vassales et tributaires. Le peu de cas que le gouvernement chinois faisait des gouvernements des autres pays nous est révélé d’une manière éclatante par l’absence de toutes relations diplomatiques entre la Chine et les autres Puissances. Les questions concernant les nationaux des pays qui avaient accès sur le territoire chinois par la voie maritime étaient traitées et résolues en toute indépendance par les vice-rois des provinces du littoral, tandis que les questions intéressant la Russie, pays limitrophe de la Chine, étaient confiées à une sorte de bureau,le Li-Fan- Yuen, qui avait aussi dans sa compétence le contrôle des affaires du Thibet etde la Mongolie,colonies de l’Empire chinois. On sent ce que cette situation avait d’humiliant pour la Russie,qui était ainsi assimilée, au point de vue international, à ces deux régions peuplées de tribus plus où moins primitives. L'expédition franco-anglaise ayant été couronnée de succès, la Russie jugea que ie moment était venu d'abandonner son ancienne politique d’apparente soumission aux fantaisies du gouvernement chinois et d'amener celui ci à une compréhension plus saine des rapports entre Etats souverains. Si le plénipotentaire russe ne réussit pas dans cette dernière tâche, il obtint néanmoins une satisfaction appréciable par les stipulations renfermées dans l’article 11 du traité du 13 juin 1858. Dans un premier alinéa l’ancien droit acquis à la Russie « d’expédier des envoyés à Pékin toutes les fois que le gouvernement russe ie Juge nécessaire » est explicitement confirmé. Le second alinéa enfin marque une révolution complète dans les relations entre les deux Etats. Ce texte est ainsi conçu : « Le gouvernement russe et le gouvernement chinois communiquerontentre eux, non plus comme autrefois par l’intermédiaire du Sénat et du Zi-Fan-Yuen, mais par l'intermédiaire du