‹ Aperçu des résultats de la statistique comparée du commerce extérieurChapitre 14 sur 22 · et i 033 millions en · texte numérisé non relu

et i 033 millions en

i. En 1892, 2 172 millions; en 1904, 2 853 millions. 6. En 1892, 614 millions; en 1904, 832 millions

chandises : c'est le numéraire. Il faudrait pourtant en tenir compte dans un essai de balance générale. Or, le numéraire déclaré en douane présente un excédent d'importation de 2 989 millions de -1871 à 1890 et de 2 721 millions de 1891 à 19040-

En conséquence, si l'on additionne l'excédent de l'importation des marchandises et celui du numéraire de 187-1 à 1904, on trouve 27 milliards 361 millions (21 milliards 651 millions pour les marchandises et 5 milliards 710 millions pour le numéraire). Cette addition, les mercautilistes ne la feraient sans doute pas; ils seraient plutôt disposés à retrancher le numéraire, qu'ils considéraient comme une recette, de l'imporlalion des marchandises qu'ils regarderaient comme une dépense. En réalité, l'un et l'autie terme témoigne de l'ampleur des échanges.

L'établissement du droit de 7 fr. sur le quintal de blé a produit l'effet que les agriculteurs en attendaient: nous venons de dire qu'il a fait obstacle à l'importation. En ell'et, sous le régime du droit de 5 fr., cette importation s'était encore soutenue entre 9 millions et 19 millions et demi de quintaux ; en 1895, elle est tombée à 4 million:^ et demi, en 1896, à 1 million et demi. De mauvaises récoltes ayant obligé le gouvernement à ouvrir luomentanémenl la barrière, elle est remontée à 19 millions et demi en 1898 ("), mais pour revenir l'année suivante à 1 million un tiers; en 1904, elle n'a été que de 2 063 000 quintaux. L'Algérie et la Tunisie, qui ne sont pas assujetties au môme droit que les T'irangers, ont juis place sur le marché français à côté et au-dessus des États-Unis, de la Russie, de la Roumanie et de la République argentine (■'). Les Etats-Unis ont même é1(' pendant plusieurs années pre.sque entièrement ('cartés du maiché l'rangais. La valeur totale de l'importation des céréales au commerce spécial a varié entre 682 millions de francs en 1898, année de mauvaise récolte, et 1 10 millions en 1904.

L'importation des vins a diminué aussi (*), à cause du droit de douane et de la reconstitution du vignoble français qui se trouve aujourd'hui menacé, momentan(iment peut-être, d'une surproduction. L'importation des matières textiles a piogressé^*); celle des lils et tissus, très réduite pendant plusieurs années, est presque remontée en 1903 au niveau de 1892('').

A l'exportation, les vins restent à peu près stationnaires depuis 1892 ; l'ensemble

1. Asavoir, 3 805 millioas importés de 1871 à 1890 el 810 exportés; 2 84fi importés de 1891 à 1904 et 145 exportés. La France est un grand réceptacle de métaux précieux. Elle pourrait faire probablement le service de sa circulation avec une moindre quantité, si sa population usait plus largement des procédés fiduciaires et des virements.

2. Le total des céréales et de la farine importées dans l'année tS9S a été de près de 31 millions de i|uiutaux.

3. En 1904, sur 2 063 000 quintaux, la Russie en a fourni 553 000, l'Algérie 938 000, la Tunisie 473 000, les États-Unis I 146, la lioumanie 17 631, la Itépublique argentine 112. Les États-Unis, en cas de mauvaise récolte en France, peuvent toujours fournir un apport considérable. En 1 898, par exempte, ils ont importé 9 millions el demi de quintaux. L'importation de la farine a été de 206 39 1 quintaux en 1904.

i. L'importation des vins, qui avait été do 305 uiillious de francs en 1892, est tombée à 85 millions en 1901 (minimum). En 1904, elle a été de 160 millious.

5. 882 millious eu 1892, 1 155 millions en 1904. La plus importante matière est la laine, 311 à 392 millions de francs de 1881 à 1890: 323 à 393 de 1894 à 1903. L'importation de la soie a varié de 179 millions en 1896 à 370 en 1890; celle du coton de 166 (1898) à 328 millions (1904).

6. 215 millions en 1892. 208 en 1903. L'importation des tissus de soie (qui est l'article le plus important) a varié de 42 millions de francs (1894) à 80 millious (1904).

fjps (ils et tissus a une légère tendance à l'augnientatiuii (') Cependant un des principaux articles, celui des tissus de laine, qui, en 1890, avait une valeur de 860 millions, a baissé presque constamment (1893-1896 et 1902 exceptés) et ne ligurait que pour 21 I millions en 1904. (^). La soie s'est mieux déO^ndue; toutefois elle a vendu à l'étranger pour une moindre somme en 1904 qu'en 1809('), quoique Paris reste pour le commerce des soieries U'. premier marclié du monde. Le coton a gagné beaucoup; i'(îxporlatlon de l'année 1904 a une valeur ti'iple de ce'le de l'année 1869; une p;uiie notable de cetie aiigmenlation est due au commerce de la France avec ses colonies et protectorats (*).

Afin de faire mieux voir le progrès ou la diminution, nous donnons à la page suivante (p. 30) la comparaison des pi'incipaux articles du commerce spécial poui la dernière année du second Km[)ii e et la dernière année de la troisii'.me îi(''ptiltliquc dont les résultats (b'finitifs aient été publiés.

En 1892, les proti^ctiomiistes criticjuaient la position de la balance du counnerce, qui, depuis 1870, marquait constannnent un excédent d'importation. Or, depuis le tarif de 1881 et même à la suite du tarif de 1892 l'importation a continué à l'emporter encore chaque année, malgré le remaniement des droits : que nous ne considérons pas comme un résultat nécessairement fâcheux. Toutefois, la différence a été en diminuant presque chaque année depuis 1892, et même, en 1905 (année dont nous n'avons encore que le compte provisoii e), l'exportation l'a emporté (de 88 millions environ) pour la première fois depuis trente ans.

Les protectionnistes qui désirent à la fois limiter l'importation et développer l'exportation — désirs souvent contradictoires — ont donc jusqu'à un certain point reçu satisfaction (').

1. 730 millions en 1892, 815 en 190i. De 1881 à 1891, l'exportation des tissus de soie a varié de 209 millions de francs (1SS7) .i :iOI (IS8;i); celle des tissus de laine de 323 millions (ISSS) à 401 (1882); celle des tissus de coton de 91 millions (1884) à 117 (1887). De 1894 à 1904, rexportatiou des tissus de laine a vaiié de 211 (1904) à 323 (1890); celle des tissus de coton de 113 (1894) ii 210 (1904). En outre, Texporlation de la laine dî^passe ordinairement 150 millions; elle a même été de 260 millions en 1904.

2. Ce sont surtout les draps Casimir et mérinos ijnl ont perdu.

3. De 1890 k 1903 l'exportation s'est maintenue entre 223 millions (1894) et 310 (1902).

Page 1