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Les États-Unis, 158 millions; rinde, 78; TAUemagne

2. En li»û-4, le commerce de la France avec TAngleterri' a été : 1° d'après la statistique anglaise ; k l'importation (en Angleterre), il,l millions de livres sterling (1 287 millions de francs), ;i l'exportation (d'Angleterre), 21,7 (547 millions de francs) ; 2" d'après la statistique française (commerce spécial) il a été à l'exportation (de France) de 1213 millions de francs et à Timportation (en France) de 523 millions de francs.

Il existe toujours des différences dans lu statistique de deux États enregistrant le même mouvement d'entrée et de sortie. Celles-ci sont peu fortes; ponr d'autres États, elles sont consiiérables. D'orJinaire l'impiirlafion a chance d'ôtre plus exacte que l'exportation (vor page 7),

fédération une association commerciale de la moyenne Allemagne (Steuerverein). Dans le sud, la Bavière s'inquiéta de la puissance grandissante de la Prusse. Mais, après les troubles de 18."30, la Hesse-Cassel adhéra au Zoliverein et, à la suile d'un accord conclu le 22 mars 1833, la Bavière y entra à son tour; puis, la même année, le royaume de Saxe, les petits États de la Thuringe ; en 1835, Bade, Nassau; en 1836, Francfort ; en 18 il, le Luxembourg. Le Hanovre continua à se tenir en dehors jusqu'en 1854. La Prusse sut, d'autre part, malgré l'ouverture de négociations après les événements de 1848, et malgré les conférences de Vienne et le traité de février 1853 , en écarter l'Autriche ; le Zoliverein. fut renouvelé sans elle en 1853. La Prusse accueillit la proposition de traité de commerce sur une base libérale que lui fit Napoléon 111 en 1862 ; elle [lensait que ce traité contribuerait à raaintcnii- l'Autriche hors du conccu't. Le Zoliverein a été renouvelé une fois de plus en 186i. Après la constitution de l'Empire allemand les villes liauséatiques y ont adhéré, Brème et Lubeck en 1884, puis Hambourg en 1888.

Ajirès la guerre, le prince de Bismarck eut l'occasion de soutenir contre la fVancele principe des traités de commerce libéraux. Mais, à mesure que l'industrie se développait en Allemagne, il s'y formait un fort parti protectionniste. Le prince fit volte-face et obtint le vote du tarif autonome du 11 juillet 1879, composé dans un sens protectionniste. L'Allemagne, qui a depuis ce temps modifié ce tarif, surtout dans un sens restrictif, est régie aujourd'hui par le tarif du 25 décembre 1902 qui est entré en vigueur le 1"' mars 1906. Ce dernier tarif a augmenté les droits sur les céréales et sur le bétail au profit du parti agrarien et a multiplié les spécialités. Des traités de commerce ont été conclus par le Zoliverein avec plusieurs Ktals sur la base de ce tarif ; quant à la France, qui jouit du traitement de la nation la plus favorisée en vertu du traité de Francfort, le système des spécialités a eu pour effet de l'exclure d'une partie du bénéfice de ces traités.

Les valeurs du commerce du Zoliverein n'étaient pas ofliciellement relevées jadis, du moins celles de l'exportation. Les villes hanséatiques ne faisaient pas alors partie de l'union ; c'est par une vague approximation que des statisticiens ont donné comme total de ce commerce (non compris les villes hanséatiques) 24 millions de thalers (le thaler valant 3 fr. 75) en 1834-1838 et 33 millions en 1858. Pour l'année 1860, i's ont évalué le commerce à 2 173 millions de mai'ks (y compris les métaux précieux); pour l'année 1872, après la constitution de l'empire, à 5 574 millions de marks; l'année suivnnte, à 6 030 millions (3 753 à l'importalion et 2277 à l'exportation); en 1888, à 6571 millions (3 264 et 3307). Après Taccession de Hambourg (1888) [220 000 habitants], le total du commerce spécial est monté en 1890 à 7 490 millions de marks, en 1897 (première année où la statistique officielle est complète) à 8 315 millions et en 1904 à 11 587 millions (6 364 à l'importation et 5 223 à l'exportation), non compris les métaux précieux. Avec les métaux précieux le total est de 12 180 millions de marks (15225 millions de francs) ['].

1 . Le Zoliverein comprend le Luxembourg et deux communes autrichiennes, mais il ne comprend pas quelques communes du iiraud-duclié de Bade, l'île d"Helgoland et les ports fraucs de Hambourg, Cuxhaven, Bremerhaven, Geestemunde. L'ensemble du commerce du Zoliverein, le Gesamleigenhandel (commerce total particulier), correspond à peu près au commerce général.

Cependant le transit n"cst pas compris dans le Gesamleigenhandel ; il l'est dans le Generalliandel, pour lequel la statistique ne donne que les poids. Ce transit a porté sur l millions et demi de tonnes eu

L'ascension a été rapide et peu interrompue. Cependant on voit que la courbe qui représente le commerce spécial de|)uis 1872 (avec plus ou moins de précision avant 1897) fléchit en 1880, en 1885, puis de 1891 à 1894, comme les courbes de France et d'Anglotei re. Depuis 1895 l'essor est redevenu plus rapide, malgré une courte interruption en 1901. En somme, le commerce du ZoUverein, autant qu'on peut le mesurer, paraît avoir presque doublé de 1872 à 1904.

On a fait remarquer avec raison que, entre 1880 et 1896, années d'atonie (depuis 1882) pendant lesquelles les prix ont été en baisse, cette baisse a beaucoup plus affecté les exportations françaises, (jui consistent pour une notable partie en objets de luxe, que les exportations allemandes, mais que, quant au poids des exportations, l'accroissement (') n'a pas été moindre en France qu'en Allemagne.

L'accroissement do la population qui a accru les forces productives et en même temps les besoins de consommation de l'Etnpire allemand est une des causes principales du grand progrès du commerce. Aussi, divisé par tête d'hal)itant, cet accroissement apparaît-il moins rapide qu'en bloc : le commerce par tête était de 170 fr. en 1872 et de 2i0 fr. en 190i. Mais il faut ajouter que le grand essor de l'activité industrielle et commerciale est une autre cause non moins importante de cet accroissement.

En 1903, la France occupait le sixième rang, après l'Angleterre, les États-Unis, l'Aulriche-Hongrie, la Russie et les Pays-Bas, dans le commerce du ZoUverein {S38 millions de mai'ks à l'importation, 272 millions à l'exportation) ['].

D'après la statistique française, le commerce de la France avec le ZoUverein n'a pas progressé entre les années 187.-] et 1898. Il était, à ces deux dates, d'environ ^50 millions de francs à l'importation et de 450 millions à l'exportation. De 1877 à 1891, c'est l'importation d'Allemagne en France qui l'a emporté ; pendant les autres années, c'est l'exportation. L'importation a été en progressant jusqu'en 1882 ; elle a fléclii ensuite. Toutefois, depuis 1896, importation et exportation ont augmenté (jusqu'en 1904) à peu près parallèlement, l'exportation de France conservant chaque année la supériorité (^).

Depuis le traité de Francfort (mai 1874) la France et l'Empire allemand se sont accordés réciproquement le traitement de la nation la plus favorisée, avantage qui peut être en partie contrecarré par des dispositions nouvelles des tarifs.

États-Unis. — La statistique du commerce extérieur des Etats-Unis remonte.

1904. Les métaux précieux sont compris dans lu Gesamteigenhandel et dans le Specialhandel (commerce spécial). Le mouvement des ports francs n'est pas compris dans la statistique du ZoUrerein ; ces ports francs sont considérés comme territoire étranger.

1. De 1880 à 1896, les exportations allemandes ont augmenté de 35 ■>/„ en valeur et de 57 °|o en poids; les exportations françaises ont diminué de 2 °/o en valeur et augmenté de 60 "U en poids,

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